Predators

Ah, Predator, encore un film qui a marqué mon enfance. A l’époque Schwarzie enchaînait les films d’action de gros con au lieu de jouer au gouverneur, quel bon vieux temps! La mythologie Predator a évolué avec le 2, puis a pas mal dégusté avec Alien VS Predator (que j’ai pas vu le 2). Là, lorsque Robert Rodriguez annonce produire un nouveau film de la licence, film qui zapperait sur les épisodes Alien VS Predator, ça laissait augurer de bonnes choses. Le titre Predators, avec un « s », sous-entendait une virée vers du moins tendu du slip et du plus baston, style la virée entre Alien et Aliens. Au final, sans que ce soit un ratage monumental, c’est quand même un gros constat d’échec qui en ressort. J’ai même pas trippé une seconde, c’était assez plat et convenu.

Le pitch? Une bande de tueurs, assassins, soldats, yakuzas  et compagnie se retrouve parachutée sur une planète bizarre, dans une jungle dense, avec à leur trousse des Predators qui s’amusent à vouloir tous les tuer. Et c’est tout. Ah ben ouais, déjà là ça la coupe hein, rien de bien folichon. Même pas une vague volonté d’aborder un thème un peu plus solide ou profond. Au moins c’est clair, on n’est pas là pour s’exploser les neurones, c’est du 1er degré tout brut.

Bien que le nom de Rodriguez soit mis en avant, il n’a pas réalisé le film ; c’est Nimrod Antal qui s’en charge. Je ne connaissais pas le monsieur avant, mais on va dire que sa réalisation n’a rien de transcendant. Il se débrouille bien, la technique est là, carrée, classique, rien de particulier. Il nous emmène dans un scenario cousu de fil blanc et improbable à souhait ; on se rappelle qu’un seul Predator sur Terre a mis à mal une fois une troupe de soldats d’élite et une autre fois les meilleures forces de police new-yorkaises. De là, quand un groupe dissolu sans esprit d’équipe se retrouve face à plein de Predators (accompagnés de leurs chiens de chasse) sur le territoire même de ces Predators, on peut en déduire soit que les Humains sont quand même devenus vachement balaises, soit que les Predators se la jouent petits bras pour ne pas arriver à tous les exploser.

Ajoutons à cela des relations très artificielles entre les gens, un retournement de situation final que l’on voit venir à des kilomètres, et une étude abracadabrantesque sur la société des Predators (étude menée par un Laurence Fishburne halluciné, seul personnage sortant de la morosité ambiante), et on obtient un tissu fort peu solide.

Les acteurs justement… Ben on a Adrien Brody, dans un rôle qu’on n’a pas l’habitude de lui voir collé, et qui sauve un tout petit peu la mise en se donnant de la peine, même si son personnage est juste pas crédible. On notera la présence de Danny Trejo également (ben ouais on est chez Rodriguez). Et une jolie fille pour pimenter le tout. Mais bon, avec des personnages aussi plats et souvent ultra-caricaturaux, faut pas s’attendre à des numéros d’acteurs hors pair non plus.

Au final, on a donc un film de traque dans la jungle, 2-3 scènes d’action, et c’est un peu tout. Dommage, la franchise méritait bien mieux. La fin annonçant clairement une suite à venir, on va voir…

2 réflexions sur « Predators »

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