Scream 4

Il y a quelques temps, c’étaient les annonces de la sortie de Scream 4 qui m’avaient fait revoir la trilogie, avec un bonheur certain il est vrai. En relisant ce billet, je vois toutes les espérances que j’avais placées en Scream 4. Alors bien que le film ne soit pas fondamentalement mauvais, et même mieux que le 3, il n’est pas à la hauteur du premier, c’est bien clair. Décevant en fait, surtout justement avec tout ce que l’on pouvais en attendre. C’est un slasher lambda sans grande originalité, que l’on regardera pour le plaisir de boucler la boucle.

L’histoire? Et bien pour l’anniversaire des 10 ans des meurtres de Woodsboro, on a tout plein de trucs qui se déroulent. Sydney revient dans sa ville pour y présenter son livre, une sorte d’exorcisme de ce qu’elle a vécu. La saga Stab au cinéma a déjà eu 7 épisodes. Le ciné-club local fait une nuit Stab. Et évidemment on a quelqu’un qui endosse le célèbre costume de Ghostface afin de faire couler le sang. On retrouve bien entendu mêlés à cela Gayle et Dewie, mariés et vivant paisiblement à Woodsboro. Bien entendu, le tueur en a après Sydney, mais une nouvelle génération va être mêlé à cela, à commencer par la jeune cousine de Sydney et ses copines. Fausses pistes, moments de tension, suspens, meurtres gores, twist final et révélation, toute la recette y est. Mais la sauce ne prend plus aussi bien. Difficile de dire à qui ou à quoi la faute, c’est un feeling général. Dommage.

En fait, le scenario de ce film est un hommage au premier puisque reprenant volontairement le même genre de trame, un déroulement qui y ressemble, des  fausses pistes semblables et une fin dans le même ton. Oui c’est fait exprès, et oui on s’amusera à être surpris par les différences. Mais quand même, c’est un peu facile. La principale nouveauté, comme dit et répété dans le film, c’est une nouvelle décennie, une reprise de la franchise, et cela s’accompagne en général de nouvelles règles, en particulier l’utilisation des technologies modernes. Alors oui avec les portables, le web et tout, on pourrait s’attendre à un truc vachement contemporain et maniant ces outils pour tisser du neuf. Au final, à part une ou deux scènes prenant réellement en compte ces éléments (Gayle dans la grange ou la scène d’ouverture avec Facebook), pas grand chose à se mettre sous la dent. On a même une madame coincée dans sa voiture avec son téléphone portable, Ghostface qui traîne autour, et la dame qui sort pour courir plutôt que de composer le numéro de la police… Dommage, il y avait là matière à amener du neuf et de la matière.

Au niveau de la forme, rien de très nouveau sous le soleil. Et tant mieux. La réalisation est toujours aussi carrée et maîtrisée. Wes Craven reste un maître. Parce que même si le film est assez convenu, on se prend à sursauter aux moments voulus. J’ai trouvé qu’il y avait aussi une espèce de grain sympa et pas désagréable qui rapproche de l’esthétique de la trilogie des 90’s, pas aussi clean que d’autres productions actuelles. Et puis il y a cette utilisation quasi permanente d’une très courte profondeur de champ ; dès que quelque chose sort de la distance voulue, on est dans le flou, ce qui laisse beaucoup de place aux petits mouvements à deviner, aux trucs discrets, au suspens finalement.

Au niveau des acteurs, on s’en sort sans étincelles. Les filles crient, on court après les méchants, on fait des grands yeux apeurés, on meurt en montrant un maximum de souffrance. Rien d’exceptionnel. Rien de dramatique non plus. Le trio original (Neve Campbell, Courtney Cox et David Arquette)a vieilli et ne représente plus les habituels héros de ces teenage movies. Aussi a-t-on planté ici une nouvelle génération. Parme celle-ci, on notera la présence de la jolie Hayden Panetierre de Heroes (mais d’où lui vient cette coupe de cheveux?).

Au final, même si ce film se place dans les slashers réussis et ne constitue pas un nanard, il est très loin des attentes que l’on pouvait avoir. En même temps, il reste meilleur que le 3ème opus. Alors pour un peu de divertissement sympa, vous pouvez y aller sans autre…

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