La Reine des neiges

reinedesneigesEt voilà pour le Disney de Noël 2013! Un film très sympa et vraiment agréable, si ce n’est peut-être un trop plein de chansons.

Adaptation allégée et plutôt libre du conte d’Andersen, ce film nous raconte les aventures de Anna et Elsa, filles du roi d’Arendelle. Anna est dotée du pouvoir de contrôler la glace et la neige, et elle en joue avec sa jeune sœur depuis longtemps. Mais lors d’un de ces jeux, Anna ne maîtrisant pas son pouvoir, Elsa est blessée. Pour la tirer de là, des trolls lui retirent tout souvenir de magie. Et afin de protéger Elsa, le château royal se ferme au monde extérieur et les deux sœurs ne se voient plus ; Elsa ne comprend rien de tout cela et rêve de voir les portes s’ouvrir. Ce sera chose faite lorsque, après la mort de leurs parents, Anna doit être couronnée reine. Rien ne se passe comme prévu, et Anna déclenche ses pouvoirs, sans vraiment les contrôler, plongeant le royaume dans un hiver éternel.

Elsa va décider de partir sur les traces de sa sœur enfuie afin de faire revenir l’été, laissant derrière elle l’amour de sa vie qu’elle vient de rencontrer. Pour affronter les dangers sur sa route, Elsa sera accompagnée par un montagnard peu habitué à voir du monde, Kristoff, dont le seul compagnon est un renne nommé Sven. Humour, action, suspens, retournement de situation, love story, happy end, tous les éléments sont là pour ce film destiné aux enfants mais qui saura plaire à de nombreux adultes.

Il faut bien dire une chose avec ce film, c’est que c’est une belle prouesse technique. Les dessins sont superbes, l’animation de qualité. Et quand on traite un sujet comme celui-ci avec tout plein de glace et de neige (et donc tous les effets de particules, de reflets et de matière qu’il y a derrière), ça devient vite une tâche ardue. C’est visuellement très beau. Bon, OK on a à la production Môssieur Lasseter, un grand bonhomme qui doit avoir certaines exigences. Du coup ça envoie bien du bois. Et la 3D s’avère même plutôt agréable, même si comme souvent elle ne transcende pas le truc.

L’intrigue est bien foutue aussi. On a droit au petit retournement de situation qui va bien ; bon, OK je l’avais vu venir gros comme une maison mais il doit faire son petit effet sur les plus jeunes des spectateurs. Et puis on a ce personnage de Anna, avec une personnalité entre deux, pas toujours gentille, mais quand même, un peu plus ambivalent que la plupart des personnages de ce type de production. Ajoutons que le grand amour final n’est pas celui que l’on a habituellement et auquel on aurait pu s’attendre. Et puis il y a l’habituel élément comique, avec les personnages non-humains qui sont les plus belles réussites du film (comme souvent). Le renne Sven et surtout le bonhomme de neige Olaf sont de pures merveilles ; les dialogues parfois complètement à côté de la plaque d’Olaf démontrent une traduction qui tient bien la route (et franchement Danny Boon à la voix est très bon).

Bon par contre il y a trop de chansons… je me souviens de films Disney où ils avaient diminué le nombre, où ça passait mieux. Mais là, on est à la limite de la comédie musicale (et franchement je ne suis que rarement fan du genre). Alors oui ça fera vendre des disques, mais franchement c’est un peu trop pour mes oreilles et moi là. Dommage.

Je voulais juste encore dire un mot sur le court-métrage « Mickey à cheval » projeté en première partie. Un superbe et vibrant hommage aux créations de Walt Disney, plongeant le tout dans notre époque actuelle avec un talent incroyable. J’adore!

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