Dishonored 2

J’ai pas encore fini le jeu mais je voulais quand même vous en parler parce que c’est une vraie tuerie (c’est le cas de le dire). Le premier Dishonored m’avait déjà fait un effet dingue. Et pour ce deuxième opus, on prend le matériau de base et on l’améliore. Du coup je m’éclate vraiment.

Le jeu se déroule quelques années après le premier. Protecteur de l’impératrice, notre Corvo est aussi le père de cette jeune femme qui occupe le trône. Enfin, jusqu’à ce que quelqu’un la renverse pour prendre sa place dans une introduction qui pose tout de suite l’ambiance. De là, on a le choix de prendre le contrôle de Corvo ou de sa fille Emily, chacun ayant un peu ses avantages et défauts ; j’avoue avoir choisi Corvo par habitude par rapport au premier jeu mais il faudra que je teste aussi avec Emily pour voir. Chassé du pouvoir, nous quittons la cité de Dunwall pour nous rendre à karnaca, dans une autre ambiance. Ici l’apparence est plus jolie, plus claire, plus ensoleillée qu’à Dunwall, mais sous ce masque se cache une belle gangrène qui bousille toute la société ; entre un duc dictatorial qui appauvrit son peuple, des gangs qui font main-basse sur les rares richesses encore disponibles, des fanatiques religieux portés sur les exécutions rapides, une noblesse jouant à voir si on tue quelqu’un avec une balle dans la tête, on est gâtés. Et cela, c’est sans compter sans tout l’environnement mystique ; l’outsider du premier jeu revient comme élément central, non seulement pour nous gratifier de ses pouvoirs, mais aussi comme lien au grand méchant de service.

Le jeu continue dans son esthétique steampunk, même si Karnaca essaye de remplacer l’huile de baleine par des éoliennes. On a toujours ce design absolument génial, avec des mécanismes de qualité (les soldats mécaniques sont vraiment au top), des armes à feu ou des pièges/explosifs bien pensés. On a une société solide, qui tient la route, des gens qui causent entre eux. Alors certes ce n’est pas un gigantesque monde ouvert faisant office de bac à sable comme dans Skyrim, mais l’univers semble quand même extrêmement vivant. Ceci d’autant plus que nos actions ont des conséquences. Selon notre manière de faire, les titres de journaux et l’ambiance changent, le monde évolue différemment ; Est-ce que l’on va tuer telle personne ou plutôt s’arranger pour la destituer? Est-ce que l’on va y aller franco en massacrant plein de monde ou bien en ne faisant aucune victime? Tout cela influe sur le monde et c’est très agréable.

Et puis surtout il y a ce sens du level design juste à tomber. Les niveaux sont grands, complexes, recherchés, travaillés. ON a toujours plusieurs moyens d’atteindre son but, les chemins sont nombreux, et les explorations des recoins permettent de découvrir pas mal d’options ; n’oublions pas non plus de lever es yeux. Au milieu de décors magnifiques regorgeant de détails et super vivants, on dispose d’un immense terrain de jeu nous laissant une jolie dose de liberté. certes le jeu est scripté et le déroulement de certains événements est inévitable. mais les potions offertes sont nombreuses, il y a un vrai paquet d’opportunités de découvrir plein d’endroits. En lisant certains documents ou en écoutant des conversations, on peut en apprendre davantage sur notre mission ou découvrir de nouveaux moyens d’arriver au but. Même si le passage en force est possible (bien que souvent risqué), le jeu se concentre sur l’infiltration ; et certains éléments du background enfoncent le clou dans ce sens (des animaux ou plantes qui vous poussent à avancer lentement justement). Et franchement, le niveau du manoir Stilton est pour moi un chef d’œuvre de level design, j’ai rarement pris une telle claque, avec son jeu entre deux époques, c’est énorme.

Avec un scénario plutôt bien foutu comportant ses quelques twists et révélations, même s’il n’est pas fondamentalement novateur, Dishonored 2 nous plonge dans une vraie bonne histoire bien racontée. Prenant, bien réalisé, c’est un gros coup de cœur. A réserver à un public averti car il est violent (voire gore par moments), dur, glauque ; on joue un assassin après tout. Mais qu’est-ce que c’est bon!

Une réflexion sur « Dishonored 2 »

  1. Je n’ai pas eu l’occasion de tester Dishonored 2, mais j’ai lu quelques articles sur le Net. Le fait de lire ton compte-rendu me donne très envie de l’essayer. Je pense que je vais l’acheter pour voir.

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