Life

La station spatiale internationale a une nouvelle mission : accueillir un échantillon de sol de Mars ramené par une sonde, contenant une trace probable de vie sur cette planète. On fait ça dans la station pour pouvoir contenir toute possibilité de contagion si l’échantillon devait s’avérer dangereux. Et en fait non seulement l’échantillon prouve une vie sur Mars, mais en plus se révèle encore parfaitement viable. Nos scientifiques fous vont s’amuser à le développer et à lui donner un espace pour grandir, ceci afin de l’étudier. Bien évidemment, le truc va partir en sucette, l’espace clos d’examination ne sera pas si étanche que ça et la bestiole en question se révèlera un chouilla plus agressive et dangereuse que prévu. Ce qui partait comme une réflexion sur la place de la vie et les liens entre formes de vie va devenir un survival dans l’espace tendu avec des morts violentes et du sang.

Bon ben soyons francs, ce film n’a pas grand chose de novateur. Il réunit des éléments tirés d’autres films, des trucs que l’on retrouve ailleurs, à commencer bien entendu par Alien, la référence inégalée en survival spatial horrifique. La station spatiale, l’environnement en gravité zéro, la créature réveillée par des humains qui se révèle agressive, les tentatives désespérées de s’en sortir, etc. Tout cela c’est du déjà vu. Mais Life le fait plutôt bien. Sans transcender quoi que ce soit ni se révéler indispensable, le film passe bien et se laisse voir avec plaisir. On sait d’avance que la créature va être intelligente, puissante, quasi-inbutable, et que nos membres d’équipage vont mourir les uns après les autres pour qu’un ou deux survivants s’en sortent, comme d’hab. On relèvera le twist final qui fait une fin sympathique, même si on le sent venir dans les scènes précédentes. On notera aussi l’apparence et le style de l’alien, différent de ce qu’on a l’habitude de voir ; travaillé avec des scientifiques spécialisés, ce design de créature est en effet très sympa, et apporte une touche un peu novatrice.

Le film est réalisé par Daniel Espinosa qui réussit là une film doté de belles images, beaux cadrages, de quelques plans vraiment bien foutus. Sa gestion de l’environnement en gravité zéro et de la station spatiale est vraiment bon. On se sent dedans et on vit au plus proche du groupe de protagonistes. Il a su reprendre les clichés et les habitudes du genre tout en les adaptant un peu. Une jolie brochette d’acteurs qui se donnent et qui posent des personnages assez clichés ; mais les jeux d’acteurs sont bons et du coup ça fonctionne. On a Jake Gyllenhal (Donnie Darko, Source Code, Night Call, Prisoners,…), Rebecca Ferguson (Mission Impossible, The Snowman,…) Ryan Reynolds (Buried, Deadpool, The Hitman’s Bodyguard,…), Ariyon Bakare, Hiroyuki Sanada (Ring, Le Dernier Samourai, Sunshine, Helix,…), ou encore Olga Dihovichnaya.

Le film réussit donc sa mission, mais sans prendre trop de risques. Un peu stressant et tendu mais pas franchement flippant, un peu violent mais pas vraiment gore, avec ses touches d’originalité mais puisant dans des recettes vues et revues, Life bénéficie d’acteurs qui touchent leur bille et de quelques plans de qualité qui méritent le détour. Pas indispensable mais très agréable quand même.

A noter encore que le titre de ce film est devenu « Life : origine inconnue » en français ; non seulement on garde le mot anglais de base, mais en plus c’est assez crétin car on sait de quelle origine est l’être vivant dont on parle ici (Mars). Oui j’ai une dent contre les traducteurs de titres de films.

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