Rampage

A l’origine il y avait Rampage, le jeu vidéo qui a beaucoup tourné sur mon Commodore ; c’était en 1986. Ouais, ça nous rajeunit pas. Et voilà que des petits gars se pensant super malins à Hollywood ont voulu jouer la carte de la nostalgie en tirant un film de ce jeu. Alors bon le concept des 3 monstres géants qui démolissent une ville pendant que l’armée leur tire dessus, ça tient pas très long niveau scénario, donc ils ont décidé de rajouter un peu de viande autour ; elle se révèle certes bien fade et le scénario est particulièrement peu épais. Par un malencontreux hasard, des trucs de recherche scientifique pas très officiels atterrissent sur un gorille albinos, un loup et un crocodile, les transformant en monstres géants et agressifs. On rajoute là-dessus des méchants pas éthiques responsables de ces recherches et qui sont prêts à tout, un gentil primatologue ancien des forces spéciales qui veut sauver le monde, une gentille scientifique qui avait bossé avec les méchants, et un agent gouvernemental au début antipathique mais avec un bon fond. Comme ça les humains sont importants aussi, y’a pas que les monstres quoi. Et hop avec une bonne dose de clichés, d’humour à la con parfois très gras, de trucs improbables et de coïncidences scénaristiques sassez folles, on obtient un gros blockbuster de série B, voire C ou D.

Derrière la caméra on a Brad Peyton (qui avait déjà dirigé Dwayne Johnson dans San Andreas). Le type fait le boulot et colle du gros spectacle sur une histoire à la con. Il donne la bonne dose pour une recette de blockbuster sans réflexion. On aime ou pas, mais le contrat est rempli. Le budget effets spéciaux permet des scènes de destruction qui envoient du bois. Le film est emmené par Dwayne « The Rock » Johnson (mais oui, l’ancien catcheur, celui du Roi Scorpion, GI Joe ou Doom, mais surtout de Jumanji ou Baywatch) ; malgré sa brochette de rôles « sérieux » basés sur son seul physique de gros bourru, il a prouvé qu’il savait ne pas se prendre au sérieux et faire de l’humour, mais ce film ne lui rend pas hommage et ne lui permet pas de s’ébattre comme il le mérite. A ses côtés,. on trouve Naomie Harris (28 jours plus tard, Pirates des Caraïbes, James Bond,…), Malin Akerman (Watchmen,…), Jake Lacy, Joe Manganiello (Spider Man,…), Jeffrey Dean Morgan (The Walking Dead, Watchmen,…), Marley Shelton (Planet Terror, Boulevard de la mort, Scream 4,…) ou encore P.J. Byrne. Des rôles bien clichés, sans grande envergure. On a le duo Dwanye Johnson/Jeffrey Dean Morgan qui fonctionne bien mais c’est un peu tout..

Bon ben j’avoue, c’est un film que j’ai regardé en nostalgique du jeu vidéo d’origine, et aussi parce que j’avais vu que c’était un truc à gros spectacle. Et puis bon des gros monstres mutants qui pètent tout, c’est rigolo comme idée, non? Sinon, ce Rampage reste bien plat et ne va pas chercher loin du tout.

Une réflexion sur « Rampage »

  1. En 1986 (ou peu s’en faut), j’y jouais sur console d’arcade, notamment au Las Vegas du Grand Pont.

    #teamturbovieux

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