La Momie (2017)

La mode est aux remakes. Et La Momie en fait partie. La Momie, qui a vécu pas mal d’incarnations au cinéma, mais ici la référence est clairement au très sympathique film de 1999 par Stephen Sommers et sa suite de 2001 (de purs moments de délire pulp que j’avais bien kiffés). Transposé à l’époque moderne. On y trouve un soldat rebelle et voleur, grande gueule, du genre bad boy, qui découvre avec une archéologue une tombe égyptienne en Irak. Très vite, la personne embaumée là-dedans va sortir, revenir gentiment à la vie, et utiliser ses pouvoirs pour tenter de dominer le monde avec grand cataclysme à la clé, que seuls nos deux héros peuvent se révéler capable d’empêcher. Tout cela avec l’aide d’une société secrète luttant contre les forces occultes et menée par un certain Dr Jekyll ; oui, Universal souhaite ici mettre en place un « Dark Universe » de films dans le même univers regroupant les monstres célèbres comme Dracula, l’homme invisible, le monstre de Frankenstein, le loup-garou et d’autres.

Alex Kurtzman (scénariste et producteur sur pas mal de trucs bien cools au cinéma comme à la télévision) se met derrière la caméra et nous livre un film finalement bien plat. Une histoire super convenue remplie d’incohérences ; difficile d’arriver à une suspension d’incrédulité qui permettrait de se sentir dedans au vu de la platitude et l’improbabilité du truc. Des personnages pas crédibles, pas charismatiques, trop archétypiques. Un méchant mal pensé aussi.

Devant la caméra, on a Tom cruise en bad boy héroïque de service ; le type a beau s’en sortir sur pas mal de rôles, ici ça ne le fait pas du tout. il ne rend pas le personnage attachant et ça ne passe pas. De même pour Annabelle Wallis, fade et pas attachante dans un personnage qui ne tient pas trop la route. Sous le maquillage de la grande moche méchante au plan débile, on a Sofia Boutella (Kingsman, Atomic Blonde). A leurs côtés, on remarque encore Russel Crowe en Dr Jekyll/Mr Hyde. Aucun ne fait vraiment le job, mais il faut dire que les rôles ne donnent guère l’occasion de briller.

On notera bien quelques scènes épiques bien tendues, la mise en avant de Cruise qui est fier de faire ses cascades lui-même, un ou deux effets qui en jettent (mais on en a d’autres qui piquent un peu). Mais cela ne remonte pas le niveau de ce film complètement dispensable.

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