Far Cry 5

Comme je me suis vraiment bien éclaté sur Far Cry 3 et 4, je me suis laissé happer par ce cinquième opus de la franchise. Changement d’ambiance et moins d’exotisme, changements de gameplay avec la disparition des tours. Mais une recette qui garde toujours le même goût et qui marque le « style Far Cry ». Ce jeu nous emmène dans l’Amérique profonde, dans une vallée où une secte fanatique a pris le pouvoir ; on y joue un agent gouvernemental qui se retrouve coincé dans ce conflit, avec d’un côté une population révoltée et/ou apeurée et de l’autre un groupe de fous furieux prêts à tout. Il faudra défendre/sauver la première tout en massacrant allègrement les seconds. Au programme : approches subtiles, bourrinage agressif, un panel d’armes à trouver/acheter/upgrader/customiser impressionnant, un large éventail de véhicules (y compris hélicos et avions) là aussi modifiables à l’envi, des gens (et des animaux) que l’on peut embaucher pour nous épauler, des méchants très méchants aux motivations tordues et complètement barrés, des paysages grandioses pour un terrain de jeu conséquent, des quêtes secondaires à foison, des passages hallucinés et barrés sous drogue, tout plein de compétences à débloquer pour améliorer notre personnage, du bricolage d’explosifs et de potions, une carte qui se dévoile petit à petit,…

S’il a clairement hérité de l’ADN de ses deux très bons prédécesseurs (je zappe Far Cry Primal qui ne m’a pas vraiment fait d’effet et Blood Dragon qui est un épisode certes très fun mais un peu particulier), ce « numéro 5 » trouve un moyen de s’en distancier aussi (là où le 4 ressemblait quand même furieusement au 3 et n’apportait pas grand chose de neuf). Déjà, on ne libère plus des zones de cartes via des tours, ce qui enlève un aspect assez répétitif ; on garde cependant le côté « répétitif » des avants-postes à libérer si possible sans déclencher l’alarme. Et puis on perd en exotisme, avec un décor bien plus occidental. Le comté (fictif) de Hope County, dans le Montana, résonne de tout ce que l’on peut trouver dans des films nous montrant l’Amérique profonde. Rednecks divers, casquettes, drapeaux US, pick-ups, fusils de chasse, éoliennes, silos, etc. Tout un décor, une ambiance, qui parlera facilement à tout le monde. On plonge bien dans l’ambiance. Autre élément type de Far Cry, un grand méchant très bien pensé, avec des motivations, du charisme, une prestance, et surtout complètement cinglé… et extrêmement dangereux. Entouré de troupes nombreuses et dévouées, avec des lieutenants tout aussi marquants. Bref, des adversaires qui ont une certaine profondeur (et l’on sait qu’une bonne histoire nécessite un bon méchant). Et puis le jeu offre un terrain vaste, bien pensé. Si on nous laisse la porte ouverte au début pour faire ce que l’on veut, on est quand même gentiment poussé dans une direction pour s’occuper en premier des trucs les plus faciles. Et du coup le scénario peut progresser à son rythme au fur et à mesure des missions de la quête principale et des nombreuses quêtes secondaires.

Il y a tout un truc de gameplay avec ces quêtes secondaires. En détruisant des propriétés de la secte, en interceptant ses convois, en libérant des prisonniers,.. on va petit-à-petit faire monter une jauge de rébellion qui impacte notre relation avec la population (et donc les récompenses, les gens que l’on peut engager, etc.) mais aussi les moyens que les adversaires mettent pour nous démolir la face. Le tout peut se faire partout sur la carte. On accomplit des boulots pour des gens qui nous remercient et nous ouvrent des autres endroits, nous indiquent des caches de matos, etc. Le monde de jeu semble réellement vivant, il y a des réactions à nos actions. On se sent vraiment plongé dedans. Si beaucoup de PNJs se ressemblent, il y a aussi des personnages hauts en couleurs. Quelques uns de nos mercenaires certes, mais je retiens surtout les grands méchants qui sont vraiment bien pensés.

A noter encore que le jeu a provoqué des levées de boucliers énormes de par son approche du sectarisme, communautarisme, de groupes anti-gouvernementaux au fin fond des USA. Et à notre époque il y en a que ça gêne de voir que les méchants d’un jeu US ne sont pas que des « sales arabes/asiatiques/noirs/islamistes/autre » mais des gens bien de chez nous, comme on dit. Rien que pour ceux que ça défrise du slip, j’aime bien l’idée de ce jeu. Mais bon en plus cette idée est parfaitement exploitée.

Oui le jeu est prenant, on suit l’aventure, on a vraiment d’arriver à s’en sortir, à démolir la secte et tout. Je regrette un peu d’avoir vu des news sur le nouveau Far Cry New Dawn (une sorte de Far Cry 5,5) avant d’avoir fini le jeu, parce que du coup j’avais une idée de la manière dont les choses allaient finir. Alors certes le final est explosif (c’est le cas de le dire) et épique, mais j’ai beaucoup perdu de la surprise du truc. Dommage. En tout cas ce jeu est un gros moment dans la franchise qui s’enlisait un peu avec deux épisodes très copiés-collés. J’ai passé de très bons moments, en particulier grâce au scénario tendu, progressif, et surtout (j’insiste) les personnalités des grands méchants.

Une réflexion sur « Far Cry 5 »

  1. J’ai eu l’occasion de jouer à Far Cry 5 et j’ai été vraiment surpris par la fin. Ce 5eme opus est captivant et l’histoire est intéressante. Pour ma part, Far Cry 3 est le meilleur de toute la saga.

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