Good Omens – la série

Il y a très peu de temps, je lisais (enfin) ce grand classique qu’est Good Omens. Comme je le disais, ce qui m’avait rappelé son existence, c’étaient les annonces pour la nouvelle série d’Amazon Prime tirée du bouquin. Alors dès que celle-ci a été disponible, j’avoue l’avoir bingewatchée sur moins de 24h. Et c’était du bonheur.

Rapidement donc, on retrouve un ange et un démon sur Terre depuis 6’000 ans, tellement attachés à leur vie et à l’Humanité qu’ils ne supportent pas trop l’idée que l’Apocalypse arrive dans peu de temps, portée par l’Antéchrist. Les deux étant un peu des bras cassés, on va aller de péripéties en merdages, en rencontrant au passage une galerie de personnages hauts en couleurs et grandioses. L’intrigue est grosso-modo la même que dans le bouquin et on s’y retrouve. Avec le même plaisir car la série est vraiment bien foutue.

Il y avait deux grands auteurs derrière le bouquin. L’un d’entre eux (Terry Pratchett) est décédé, mais l’autre (Neil Gaiman) a été très actif sur la série puisqu’il a participé à la production et qu’il a écrit les 6 épisodes. Et le tout a été mis en boîte par un même réalisateur, Douglas Mackinnon (qui a pas mal travaillé pour la télé déjà, entre autres sur Dr Who). On retrouve donc dans la série, que ce soit les dialogues ou la voix off de Dieu racontant les événements, la même finesse d’écriture, la même plume subtile bourrée de cet humour anglais complètement décalé. Une retranscription de l’ambiance du livre très réussie. Et ce malgré les modifications nécessaires pour l’adaptation à ce nouveau média, avec des éléments laissés de côté et d’autres plus développés. Mais on ne perd pas au change. L’intrigue est rondement menée, soutenue par une réalisation collant au style. Et un ton anglais (y compris les accents des acteurs) qui nous place bien dedans.

Devant la caméra, on a nos deux héros qui sont absolument grandioses, avec Michael Sheen (Underworld,…) dans le rôle de l’ange Aziraphale et David Tennant (Dr Who, Jessica Jones,…) dans celui du démon Crowley. Les choix vestimentaires et de look sont très bons, et les deux se donnent à fond pour nous pondre des interprétations au taquet. Ils sont vraiment dedans et campent les héros de manière très très réussie. Le jeune Sam Taylor Buck incarne l’antéchrist Adam Young, passant de l’innocence de l’enfance à des aspects très menaçants, il tient bien le personnage. Il y a aussi le charismatique Jon Hamm (Bad Times at the El Royale, Baby Driver, Mad Men, Black Mirror, Sucker Punch,…) qui donne sa prestance à l’archange Gabriel. Frances McDormand (3 Billboards,…) a la lourde tâche de faire la voix de Dieu. Ned Dennehy bien flippant en démon, Simon merrells en livreur de trucs bizarres, Michael McKean incroyable en vieux fou chasseur de sorcières, Miranda Richardson (Maléfique, Harry Potter,…) en bi-classée prostituée/médium, Jack Whitehall en jeune naïf, Adria Arjona (Triple Fontier, Pacific Rim Uprising, The Belko Experiment,…) en sorcière nouvelle version. On a aussi les 4 cavaliers de l’Apocalypse modernisés avec Mireille Enos, Lourdes Faberes, Brian Cox (The Jane Doe Identity, Red, La trilogie Bourne,…) et Yusuf Gatewood. La bande de potes d’Adam avec Amma Ris, Ila Galkoff et Alfie Taylor. Et puis le caméo vocal de Benedict Cumberbatch. Oui, ça fait du monde, mais franchement les interprétations sont vraiment bonnes et la qualité de ces acteurs aide à avoir un résultat prenant et réussi. La série leur doit beaucoup.

On a donc là 6 épisodes géniaux pour une série de grande qualité (basée il est vrai sur un roman très réussi). J’ai passé un excellent moment devant ce Good Omens et je recommande chaudement, que vous ayez ou pas lu le bouquin (mais lisez aussi le roman si ce n’est déjà fait).

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