Archives par mot-clé : steampunk

Quelques jeux testés récemment

J’ai eu l’occasion ces derniers temps de me frotter à quelques jolis petits jeux de plateau et je voulais juste faire part de mon ressenti. Bon, sur la plupart, je n’ai fait qu’une partie de découverte, donc mon avis ne prend pas le jeu dans toute sa profondeur. Alors, allons-y pour un petit état des lieux…

Archipelago

Il était temps que je me mette à ce magnifique gros jeu de Christophe Boelinger. On l’avait à la ludo depuis l’automne passé mais j’attendais parce que j’aurais aimé le commencer en compagnie de quelqu’un connaissant les règles. Il faut dire que c’est du lourd quand même, y’a beaucoup de choses et pas mal de règles avec des éléments qui se recoupent et s’influencent parmi. Les règles sont donc goutues, mais on s’est lancés ; un peu à la manière dont on m’a conseillé de commencer, c’est-à-dire en lançant le premier tour au plus vite après avoir posé les bases. Un peu déstabilisant parce que du coup il est difficile de voir qu’est-ce qui sert à quoi. Les premiers tours ont donc été un peu laborieux. Autre son de cloche une fois que l’on a fait nos armes et que l’on a vraiment lancé la machine. Continuer la lecture de Quelques jeux testés récemment

La Légende de Korra – livre 1

avatar-the-legend-of-korraJe vous avais déjà clamé mon amour pour la superbe série animée Avatar – Le dernier maître de l’air. Succès aidant, une suite avait été annoncée. Tout d’abord prévue pour une saison de 12 épisodes, cette suite a été prolongée en 4 livres. On a donc regardé en famille le premier livre de La Légende de Korra… et le moins que l’on puisse dire c’est que c’est vraiment de la balle. Sans se prélasser dans la facilité de reprendre telles quelles toutes les ficelles de la première série, les créateurs ont monté quelque chose de nouveau, d’encore plus mature (pour une série jeunesse) dans le même univers à la profondeur époustouflante.

Nous sommes 70 ans après les événements de la première série. L’avatar Aang est mort après une vie bien remplie, entre autres après avoir fondé la Cité de la République, une immense ville prévue pour être le lieu de rencontre ultime et le lieu de bien-être parfait. Nous rencontrons Korra, le nouvel avatar, une jeune fille de la tribu de l’eau, une ado au caractère bien trempé, pas tellement dans le genre de Aang, et qui doit encore apprendre la maîtrise de l’air. Pour ce faire, elle suivra jusqu’à la Cité de la République le seul maître de l’air, le fils d’Aang. Sur place, elle découvrira rapidement que de nombreuses magouilles ternissent le vernis de perfection que Aang voulait donner à la ville. Elle va aussi se faire des amis… et des ennemis, le tout au sein d’une intrigue bien tordue et pleine de rebondissements qui se conclut en 12 épisodes.

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Sherlock Holmes – Game of Shadows

Après un premier film très sympathique, je me suis fait la suite de cette version dynamique de Sherlock Holmes avec ce Jeu d’ombres. Une très bonne suite qui reprend donc les éléments du premier en version plus ; la recette classique des suites. Watson est donc parti et prépare son mariage avec Mary. Sherlock désespère seul dans son coin, comme toujours la drogue prenant le pas quand son esprit n’est pas mis en branle. Mais notre docteur ne peut pas oublier son ami et revient à Baker Street. Après un enterrement de vie de garçon agité et un  mariage, nos deux compères vont devoir se mettre sur la piste de Moriarty. Il faut dire que ce dernier ne les lâche pas, conscient du danger que représente l’intelligence du détective. Cette fois, on voyage plus, on se bat plus, il y a plus d’explosions et les tenants et aboutissants sont d’une importance bien plus grande. En fait on est au cœur du déclenchement ou non d’une guerre en Europe, avec des enjeux financiers et politiques imposants.

Le film repose sur une super ambiance. C’est toujours steampunk avec des bricolages insensés, et pulp, avec du grand délire et des passages trop gros pour être vrais. Les bastons sont très bien rendues, parfois avec un peu trop de ralentis, mais bon on peut faire avec. En particulier la baston finale et cette technique de prévision des coups qui fait fureur dans les grands esprits. Le tout repose énormément sur l’aspect buddy movie du truc, la relation Holmes.Watson, mêlant amitié et vannes vachardes, deux personnages aux bases fort différentes mais qui ne peuvent plus se lâcher. Avec en plus les femmes qui tournent autour. Irène qui représente tant pour Holmes, Mary qui prend de l’importance, Sim la nouvelle arrivée au rôle parfois trouble. Alors oui, on n’est pas sans une ou deux incongruités scénaristiques, un ou deux éléments un peu capillotractés, mais le tout reste vraiment sympa. Les acteurs sont toujours au taquet, en très grande forme. Robert Downey Jr cabotine comme un chien fou, mais rend un Holmes assez proche de ce que j’ai vu dans les bouquins, aussi doué que détestable. Jude Law suit très bien et donne le pendant réfléchi du duo. Jared Harris campe un très bon Moriarty, pendant maléfique de Holmes.

On est dans le film de divertissement, c’est certain. Du blockbuster à gros budget qui doit donner sa dose d’action. Mais on est, comme pour le premier film, dans le haut du panier de cette catégorie. Ce film est vraiment plaisant, super agréable, avec de très très bons moments et des passages joliment épiques. J’aime.

Découverte de Dishonored

Si vous suivez un peu ce blog, vous aurez probablement remarqué que le jeu Dishonored me faisait de l’œil depuis un moment déjà. Alors comme l’autre jour je l’ai trouvé en occase à vil prix, j’ai craqué ; et je ne suis pas déçu (si ce n’est par mes heures de sommeil depuis en fait). Alors le but de ce billet n’est pas de faire un test complet et détaillé, mais juste un retour sur mes premières impressions après quelques heures de jeu bien tendu. Pas de spoiler non plus puisque je ne suis pas monstre avancé dans le scenario, ne vous inquiétez pas.

Donc Dishonored prend place dans la cité maritime de Dunwall. C’est une ambiance de base un peu victorienne avec une impératrice qui tient la ville, aimée et sympa. Depuis quelques temps, la technologie a fait son apparition grâce à l’huile de baleine trafiquée qui permet de faire tourner des éclairages publiques, des machines bizarres, le tout dans une ambiance très très steampunk qui me plaît vraiment beaucoup. Et puis il y a cette peste qui a frappé Dunwall, avec ses cohortes de rats agressifs. La ville s’écroule, des quartiers sont inondés, abandonnées. Les riches se calfeutrent dans leurs rues avec une garde au taquet tandis que les gangs prennent en main ce qu’ils peuvent de manière brutale. Des édifices tombent en ruines, tandis que de riches débauchés se vautrent dans la luxure. C’est du steampunk où on a remis du « punk » dans le « steam ».  ; loin de certaines interprétations dorées et brillantes de ce genre, on retrouve ici tout ce qui fait le « punk » du cyberpunk, un côté « no future » désespéré, un truc glauque et sombre et sordide. C’est tout sauf le pays des bisounours. Dans cette ambiance, le protecteur de l’impératrice est envoyé dans les îles voisines pour trouver de l’aide contre la peste. non seulement il revient chargé de mauvaises nouvelles, mais en plus l’impératrice est assassinée sous ses yeux et il se retrouve accusé d’un crime qu’il n’y pas commis. Ce protecteur, c’est Corvo, et c’est le personnage dont on va prendre les commandes au cours du jeu. A commencer par une mission d’intro faisant office de tutorial et qui nous permet de sortir de prison et de trouver quelques alliés. Les buts du jeu seront dès lors de nettoyer la ville des salauds, de se venger de ceux qui nous ont fait ça, de retrouver les coupables du meurtre de  l’impératrice, etc. Et en plus on va rencontrer très vite l’Outsider, une sorte d’esprit/être/divinité pas du tout apprécié par la religion officielle en place et qui va nous gratifier de pouvoirs fort sympathiques ; pas certain que ceci soit gratuit et je m’attends à ce qu’il soit intimement lié à l’intrigue. Continuer la lecture de Découverte de Dishonored