Batman – année un

41mmxontalDans la lignée des comics Batman « qu’il faut avoir lu », j’avais beaucoup apprécié The Dark Knight Returns et Killing Joke. Je prends les choses chronologiquement à l’envers puisque The Dark Knight Returns est sur un vieux Batman usé et que celui-ci, Année Un, nous narre les débuts du Chevalier Noir. Des débuts dont Christopher Nolan s’est pas mal inspiré pour son Batman Begins d’ailleurs. On suit donc le retour de Bruce Wayne à Gotham, l’enfant prodigue milliardaire qui revient au nid. Et sa transformation en gardien de la ville, l’homme chauve-souris, le caped crusader, le chevalier noir. Sa ville est gangrénée par les criminels, corrompue, et il prendra sur lui de changer tout cela, de devenir le symbole d’une lutte contre le mal. De même, le jeune Jim Gordon débarque à Gotham aussi, intégrant la police. Et lui aussi découvre l’âme corrompue de la ville, se rendant compte que seules des mesures extrêmes permettront de lutter contre ce mal profondément enraciné. Et du coup, oui, l’histoire est assez sombre, dure, on ne rigole guère ici. Mais on y découvre une origin story assez intéressante sur la naissance de Batman, au-delà du trop connu meurtre des parents de Bruce quand il était jeune. On travaille ici sur ses motivations, son état d’esprit. Le tout sur 12 mois, d’où le titre.

Le scénario de Frank Miller est solide, tendu, prenant. Il donne une vraie personnalité aux protagonistes, du fond, de la réflexion, quelque chose de solide. Normal, vu l’auteur. Mais pour cet album, il ne s’est pas lancé dans l’illustration. Il a préféré faire appel à David Mazzucchelli dont le style est vraiment très bon. Dynamique, clair, précis, il pose une très bonne ambiance pour cette histoire de qualité.

Une très bonne lecture donc, encore une fois.

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Revue de web – S05E38

revue_de_web-2016Politique

Dépôt de l’initiative bienvenue pour des multinationales responsables.

Référendum contre l’interdiction de la mendicité.

Et une augmentation de la franchise minimale de l’assurance maladie, pffffff

Des positions politiques pas trop en phase avec les vrais problèmes.

Culture

Et la bande-annonce finale de Star Wars Rogue One… oh yeah!

Arès, pour une fois qu’un film de SF français s’annonce pas mal.

Société

La classe moyenne, position pas terrible.

La part des CCT s’effrite dangereusement.

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Meet the Parents (et ses suites)

meet_the_parents-3Petit billet films-détente-déconne avec la trilogie Meet the Parents – Mett the Fockers – Little Fockers ; le premier c’est Mon beau-père et moi en vf, si jamais. Dans cette comédie de 2001, on découvre Greg (de son vrai prénom Gaylord) Focker, un infirmier un peu maladroit qui a une belle histoire d’amour avec la jolie Pam. La sœur de cette dernière se prépare à se marier et tout le monde va donc se retrouver dans la maison familiale de Pam, où Greg va rencontrer les parents de cette dernière, dont le fou furieux et légèrement possessif Jack. Évidemment, tout va partir en sucette au fur et à mesure. Et Jack va se poser comme un grand malade, un control freak dominateur qui va voir en Greg tout ce qu’il ne veut pas pour sa fille ; il faut dire que sa femme et lui sont un couple bourgeois assez traditionaliste et élitiste alors que Greg vit plutôt à la cool. Les gags et les situations délirantes vont s’enchaîner avec un bon rythme. Dans la suite (en 2004), on retrouve nos protagonistes mais qui vont cette fois tous chez les parents de Greg pour organiser le mariage entre lui et Pam. Et les parents de Greg sont plutôt du genre ouverts, libérés, déconneurs, post-68ards et laxistes. Le troisième film (en 2010) nous amène quelques années plus tard lorsque les jumeaux de Pam et Greg vont fêter leur cinquième anniversaire, tandis que Greg se voit confronter à des problèmes financiers et une situation professionnelle pas super confortable.

Bon, soyons clairs, il ne s’agit pas de grands films indispensables. Ils sont même très légers. les situations sont souvent assez classiques, et l’humour est simple. Il y a quelques finesses et pas mal de jeux de mots (la VO est vraiment bonne). On sent le réalisateur (Jay Roach puis Paul Weitz pour le troisième film) habitué aux déconnades. Mais surtout ces films sont portés par des acteurs très bons, en particulier le duo principal Robert de Niro et Ben Stiller qui fonctionne magnifiquement bien et qui sonne très juste, chacun jouant la caricature de ses rôles-types avec bien entendu toute l’impossibilité de s’entendre entre ces deux personnages. Mais autour d’eux, les autres s’en sortent aussi très bien. J’ai un gros faible pour Barbra Streisand et Dustin Hoffman qui débarquent dans le deuxième film et qui sont juste grandioses. Owen Wilson est aussi très fort, surtout dans le troisième où il pète vraiment complètement les plombs et se lâche.

Donc si vous cherchez des petites comédies bien sympas mais pas neuneus, je vous les conseille. Et en vo, vraiment. Même si le troisième est un peu moins bon, les deux premiers sont bien sympas pour un bon moment de détente.

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X-Men Apocalypse

cf7kkqeuuaeqameBryan Singer avait frappé un grand coup en 2000 avec X-Men et sa suite en 2003. Le troisième épisode de cette trilogie a été confié à quelqu’un d’autre pour un résultat difficile à avaler en 2006. Le spin-off sur Wolverine de 2009 n’est également pas terrible tandis que celui de 2013 est lui bien sympa. Bref, il y avait des hauts et des bas dans la saga des mutants les plus super-héroïques du monde. En 2011, Matthew Vaughn relançait la machine avec une très bonne préquelle située dans les années 60 et nous montrant comment les X-Men ont été constitués ; Days of the Future Past s’en faisait la continuité dans les années 70, Bryan Singer reprenant les commandes pour un film au scénario parfois tordu (voyages dans le temps et rencontre entre les personnages version 70′s et 2010′s oblige). Il fallait une 3eme pièce à cette nouvelle prélogie, et c’est Apocalypse donc, cette fois dans les années 80, et toujours avec Bryan Singer aux commandes.

Le parti est pris de faire sortir de l’ombre le plus ancien et le plus puissant des mutants, Apocalypse, que l’on rencontre dans les premières images du film en Egypte antique. Ce presque dieu est capable de pomper des pouvoirs de mutants et de se réincarner, devenant ainsi quasiment immortel. Un complot (de simples humains, en passant) l’enferme malgré sa puissance jusqu’à ce qu’un culte n’arrive à la réveiller dans les années 80. Il va alors recruter ses quatre cavaliers parmi les puissants mutants de l’époque afin de gentiment entamer son petit travail de destruction de la civilisation humaine, histoire de bien asseoir sa domination mondiale. Dans un contexte où la situation des mutants est quelque peu tendue et ambiguë, où ils sont à la fois appréciés et craints, voire détestés, par la population mondiale qui connaît bien leur existence depuis les événements du film précédent, les mutants vont devoir prendre position avec ou contre Apocalypse. Et tous nos petits gars, épaulés par de nouveaux arrivés (comme de jeunes Jean Grey ou Cyclope mais aussi Tornade ou bien Wolverine toujours fidèle au poste), vont se lancer dans une énorme baston, avec en plus le fameux colonel Stryker jeunot qui vient mettre son grain de sel.

Et c’est tout. Une longue préparation et mise en place pour arriver à une bonne grosse baston finale, et hop emballé c’est pesé. Là où les deux films précédents jouaient beaucoup des problèmes sociaux transposés aux mutants (le fonds de commerce des X-Men dpeuis le début quand même), on évacue ici le problème en le mettant juste en petite toile de fond insignifiante. L’ostracisation, la place des gens différents, le lien à l’Holocauste et tout ça c’est vraiment pris à la légère et on se focalise juste sur l’inévitable et énorme combat final qui va envoyer du bois. Alors oui on a du grand spectacle, en particulier les scènes de Vif-Argent, spectaculaires, celle du manoir restant un must, une version dopée aux hormones de celle, déjà géniale, du film précédent. Mais ce film se contente un peu de ça, alors que justement dans les deux précédents on avait quelque chose de plus, on avait un vrai fond. Celui-ci sonne creux, manquant finalement d’une couche solide et se rangeant dans la case des blockbusters bas de plafond mais qui envoient du bois visuellement. Rendez-vous manqué donc pour le troisième opus de la prélogie qui avait débuté sous les meilleurs auspices ; à croire que ce chiffre 3 est maudit pour la saga X-Men…

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Green Room

499706Après le fort sympathique Blue Ruin est venu le temps de passer au film suivant de Jeremy Saulnier, à savoir Green Room. Et c’était bon. On suit ici un groupe de punks arnachico-gauchisto-révolutionnaires dont les courtes chansons énervées basées sur trois accords et demi hurlent un mal de vivre et célèbrent le no future. Des vrais de vrais quoi, qui tentent de gagner leur croûte en égrainant les concerts dans des salles miteuses le long de la route, hébergés à l’arrache chez des gens du crû et siphonnant des réservoirs d’essence quand le cachet précédent n’était pas au niveau. Acculés financièrement, ils se voient contraints de jouer dans une salle remplie de skins fachos néo-nazis en goguette. Après leur show, nos punks de service tombent sur un cadavre en coulisses et deviennent des témoins gênants qui ne doivent pas sortir de là. Une bande de crânes rasés menés par un leader charismatique et machiavélique va tout mettre en œuvre pour sortir les punks de la salle où ils se sont enfermés. La course à la survie peut commencer. Et elle va se faire dans la douleur, le sang, les larmes et les hurlements. Ca va être tendu du slip jusqu’au bout.

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Revue de web – S05E37

revue_de_web-2016Société

Augmentation des montants de l’aide sociale avec l’augmentation de la population.

10 ans de Wikileaks…et…?

Des primes d’assurance-maladies qui augmentent de 5,8%. Et en parallèle des salaires qui augmentent de 0,4%. Cherchez l’erreur.

Tous les intérêts de l’économie circulaire.

Face à de nombreux questionnements sur le financement de nos retraites.

La Suisse ultra-light sur les peines dans les cas de violences sexuelles

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Gone is Gone

goneisgoneEt hop, encore un de ces « super-groupes » monté par des membres de divers groupes que j’aime plutôt bien. Dans Gone is Gone, on a des gens de Mastodont, Queens of the Stone Age ou encore At the Drive-In. Il y a pire comme pedigree. Bien évidemment du coup on sait qu’on ne va pas avoir affaire à de la pop sautillante bucolique ou à du raggamuffin afro-beat. Par contre tout n’est pas aussi lourd qu’on ne pourrait le présager sur ce premier album éponyme de huit titres que ça fait du bien par où ça passe.

Bon, dès le titre d’ouverture, Violescent, on sait un peu dans quelle cour de récré on va jouer avec un son lourd et puissant aux riffs acérés. C’est du rock, puissant, plein de distorsion et à la rythmique impeccable. On enchaîne avec un Starlight qui démontre justement les autres possibilités du groupe, un titre lent, d’ambiance éthérée, en particulier sur les couplets. Stolen from Me, One Divided, Praying from the Danger ou This Chapter sont emplis d’énergie, d’une belle puissance maîtrisée. De leur côté, Character et Reced and Enter renforcent le côté onirique et envoûtant, les phases plus calmes aussi. On trouve dans certains titres des sonorités étranges, des phases musicales réellement surprenantes, un son envoûtant.

Gone is Gone est un de ces groupes avec des gens qui se retrouvent entre leurs autres projets, des gens souvent bien occupés qui sont là par envie de faire autre chose, motivés par un fort lien musical, souvent par amitié aussi. Mais ce sont justement des gens qui ont autre chose sur le feu souvent, et du coup je ne sais pas s’il y aura une suite à cet album. The Dead Weather en est à trois albums alors que l’on attend toujours une suite pour Them Crooked Vultures par exemple ; difficile de savoir si les membres du groupe auront donc le temps de remettre l’ouvrage sur le métier. Mais ça en vaudrait la peine car j’aime beaucoup cette première galette que je vous conseille.

 

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Pixies – Head Carrier

pixies-head-carrierAh les Pixies… J’ai peu été bercé par leur grande époque et je ne les ai découverts que sur le tard, malheureusement. Mais j’ai été scotché assez rapidement. Il faut dire que quasi tous les groupes que j’aime citent les Pixies comme influence plus ou moins directe (ou se réfèrent à des groupes qui, eux, citent les Pixies). Sans avoir autant été sur le devant de la scène que nombre de groupes qui les ont suivis, les Pixies ont ouvert la voie. Ils sont un monument dans l’histoire du rock, ils ont marqué leur époque et restent une référence. Ils ont splitté en 93 mais se sont reformés en 2004 ; avec plus ou moins de réussite, et finalement un grand clash avec le départ de la mythique Kim Deal. Elle a été remplacée au pied levé pour un album, Indie Cindy, fort sympathique. Mais c’est avec ce Head Carrier que les Pixies ont vraiment intégré un nouveau membre à la 4 cordes et aux chœurs. C’est donc un grand groupe qui revient, et du coup les attentes sont nombreuses.

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300

300-5223d79f84ac2Bon ben il fallait quand même que je le voie, celui-là. Un film d’action qui dépote avec Zack Snyder aux commandes, un mec que j’aime pas mal du tout ce qu’il fait en général. Et en plus basé sur un comics de Frank Miller (pas le dernier venu), lui-même inspiré de la Bataille des Thermopyles. Des faits historiques, le comics avait déjà pas mal dévié vers une narration romanesque que le film a lui-même encore décuplé (pour ce que j’en sais, n’ayant pas lu le comics). Nul besoin donc ici de chercher le réalisme ou la véracité historique, tout étant sublimé, transformé, adapté. Mais l’idée de base est la même, à savoir le récit de la manière dont le roi de Sparte Léonidas a retenu l’invasion de la Grèce par l’Empire perse pour permettre à ses compatriotes de se préparer à résister, et ce avec une force militaire infiniment inférieure en nombre mais de grande qualité. Du coup le film ne prend pas de gants, et si on a droit à une introduction pour nous mettre dans le bain, pour comprendre les personnages et leurs motivations, et pour saisir les enjeux, l’essentiel du film se résume à une série d’affrontements formant une immense bataille, avec nos spartiates confrontés à chaque fois à des adversaires plus balaises, tels des héros de jeux vidéos qui montent de niveau vers le boss de fin.

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Revue de web – S05E36

revue_de_web-2016Société

En Suède, on se dirige vers une taxation des produits non-renouvelables et une détax des réparations.

Et donc il y en a qui n’ont même pas honte des chiffres indécents de leurs salaires… ppfffffff

De profonds problèmes dans le fonctionnement de notre assurance maladie.

Enfin vers une augmentation des déductions fiscales pour frais de garde.

Politique

La Suisse se couche devant la Chine en ne reconnaissant plus la nationalité tibétaine.

Vaud a donc décidé de criminaliser les gens en situation de précarité plutôt que de combattre les causes de cette précarité. Alors que l’on voit que l’exemple genevois ne fonctionne pas.

Toujours pas de congé parental/paternité en vue au Parlement.

Culture

Les Animaux Fantastiques, décidément fort tentant.

Enfin des images du nouveau Pirates des Caraïbes.

Jeux

Toujours des indices légers sur un possible Beyond Good and Evil 2.

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