Hero Corp – saison 04

Hero corp Saison 4 - Visuel OfficielAlors ici on arrive dans le vraiment solide. La série a bien mûri par rapport à ses débuts et continue sur la vague plus complexe et adulte que la saison 3 nous présentait. Je pense que Simon Astier arrive à ce qu’il voulait vraiment mais qu’il a dû diluer au début pour vendre sa came. Dans cette saison, les héros vont être confrontés à des choix réellement difficiles, à de terribles dilemmes, à des ennemis terrifiants et puissants, à un mal aussi bien intérieur qu’extérieur. Ils devront lutter sur plusieurs fronts, Hoodwick, Hypnos et les autres faisant des adversaires au taquet. Malheureusement la série est presque desservie maintenant par son format court. La multiplication des points de vue avec les personnages éparpillés, la multiplication des intrigues, les différents fils et niveaux d’imbrication deviennent suffisamment complexes pour mériter un temps plus long de développement. Il y a en effet quelques comment de WTF où on se demande qui que quoi quand comment tout cela arrive. Bien que l’humour et les dialogues savoureux des débuts soient toujours là, le ton est globalement plus grave. C’est une sacrée évolution par rapport aux débuts et heureusement qu’il y a toujours les mêmes personnages pour nous rappeler que l’on est toujours dans la même série d’ailleurs.

Et tout cela c’est bien, très bien. Il faut un certain courage et une réelle volonté artistique pour ainsi faire avancer une série vers quelque chose de moins facilement accessible et de moins grand public, et c’est une force. Il y a peu de trucs de cet acabit sur les grandes chaînes françaises (et encore on est ici sur France 4, pas l’une des plus grandes non plus) et ça fait plaisir de voir cela débarquer. Un grand bravo donc à Simon Astier et ses camarades qui font en sorte que l’on puisse avoir une série comme Hero Corp. Dommage que ce soit si court…

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Sanctuaire

Couv_219189Quand j’ai reçu cette intégrale de la série Sanctuaire (en 3 tomes normalement), je me suis tout de suite dit qu’il y avait là-dedans de quoi me plaire… un sous-marin US ultra-technologique, un signal mystérieux, une crevasse sous-marine, un vieux sous-marin russe explosé, un sanctuaire englouti, bref ça fleurait bon l’ambiance tendue et le mystère bien poisseux, avec une dose de huis-clos. Résultat garanti, j’ai été servi. Le scénario signé Xavier Dorison (Long John Silver, ou le fabuleux Troisième Testament) nous entraîne dans un mystère vraiment sombre et tordu. On est là dans de la BD très adulte, avec des souffrances psychologiques, de la torture, de la douleur, du gore, du très dur, ce n’est pas le pays des Bisounours. Le dessin de Christophe Bec rend parfaitement cette ambiance, avec ces clairs-obscurs très prononcés. On baigne dans un feeling que l’on pourrait rapprocher d’Alien, avec ce huis-clos tendu dû au fait que l’on est dans un sous-marin à une profondeur très importante, coupé du monde.

L’histoire est vraiment prenante, mais il faut s’accrocher. A quelques moments on a des ellipses ou des constructions particulières qui rendent le tout pas toujours simple à suivre. Et puis, je ne sais pas si c’est moi ou pas (j’ai globalement une mémoire des visages assez nulle), mais je trouve que plusieurs personnages se ressemblent trop et il m’a fallu du temps pour mettre un nom/grade/rôle sur chacun des visages. Un peu dommage pour se prendre au truc.

Mais une fois que l’on est dedans, la sauce prend vite et la tension grimpe de manière exponentielle, avec ses moments tendus, ses explosions de violence ou d’action, son suspens, ses révélation et ses découvertes. Le terrifiant mystère qui entoure cet endroit se révèle réellement monstrueux, et les membres de l’équipage auront bien de la peine à résister. Le pourront-ils vraiment d’ailleurs? Je ne vais pas vous en dire plus, mais je vous conseille de lire cette série qui vaut vraiment la peine.

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Revue de web – S04E07

revue_de_web-2015Politique

Pour faire passer son texte au fonds intéressant, le PDC revient sur les aspects désastreux de son initiative pour l’égalité fiscale des couples mariés.

Limiter les abus en matière d’avortement.

Une demande pour de nouvelles mesures contre le « too big to fail ».

Culture

Neill Blomkamp aux commandes du prochain film Alien… comment dire…? Geekasm!

Eh mais Kingsman ça a l’air fort sympathique.

Tech

VLC compatible avec la Chromecast, le pied!

Jeux

Catane en film? Boarf ça peut pas être pire que Battleship.

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Soirée jeux avec Dead of Winter

tumblr_njqi6dA8OY1sfwcsio1_1280La soirée jeux du 13 février chez moi a été l’occasion de rencontrer de nouveaux venus (amenés par l’un des participants), pour un total de 11 personnes. Pas mal pour un petit truc à la maison. Avec les premiers arrivés, histoire d’attendre les suivants, on est partis sur Mascarade, le jeu de bluff-déduction-chance-mémoire de Bruno Faidutti qui marche toujours assez bien ; bonne ambiance, gros coups de bluff, et rires au menu.

Une fois tout le monde arrivé, on a fait deux groupes. A côté, ils ont fait des parties de Colt Express et diverses versions de Jungle Speed à 6. Cela avait l’air très sympa et animé, mais moi j’étais très concentré sur le jeu qui nous occupait : Dead of Winter. Et je dois dire que c’est assez une tuerie.

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Les Nouveaux Héros – Big Hero 6

1417022347-AFFICHE2Ce film me faisait de l’œil depuis les premiers trailers et je me réjouissais beaucoup d’aller le voir. On s’est donc rendus au cinéma avec les loulous ce weekend et ça a été un très bon moment. Ce film d’animation est une libre adaptation d’un comics Marvel se déroulant au Japon (je n’ai pas lu ce comics, je ne connaissais pas du tout ce groupe de héros, mais quand je lis 2-3 éléments sur Wikipédia, je confirme que l’adaptation est ici très libre). On retrouve Hiro, un jeune génie de la robotique et de l’informatique qui hérite du robot construit par son grand frère tragiquement disparu. Baymax (le robot) est conçu pour soigner et aider les gens, c’est un gros roudoudou rond et blanc, sympathique et gentil. Hiro va découvrir qu’un homme usant de micro robots est en train de préparer un plan machiavélique dans la ville et il va décider d’adapter Baymax pour lutter contre le méchant. Il seront bientôt rejoints par des amis de Hiro qui vont se voir équipés d’armures de combat les transformant en super-héros. Et c’est parti pour une traque du super-vilain avec combats, poursuites, choix difficiles, tensions, amitié, suspens, etc. Tous les ingrédients sont au rendez-vous.

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Wolfmother – New Crown

Wolfmother-New-Crown-Adrew-Stockdale-Stoner-Rock-Hard-RockJ’ai encore sous le bras (mais sans que ça sente trop, je vous rassure) quelques uns de ces disques que j’ai découverts l’année passée en oubliant de vous les chroniquer ici. Je vous en ai présenté quelques uns dans les dernières semaines mais je vais finir de faire le tour. Alors pour aujourd’hui ce sera Wolfmother. Ce groupe de rock australien a commencé à faire parler de lui il y a une dizaine d’années, et a sorti en 2014 son troisième album : New Crown (l’occasion pour moi de les découvrir). Un pur bon gros morceau de rock’n'roll moderne très fortement influencé par les grands anciens de la période Led Zep’, The Who et compagnie.

Dès l’ouverture de How Many Times, on a droit à un riff acéré sur l’intro et une rythmique qui cavalcade à un rythme d’enfer. La voix s’élève rapidement là-dessus et le tout se mêle en un morceau qui claque et vous agrippe par l’oreille pour vous emmener dans les joies du rock. L’amateur de air guitar (ou air drum ou autre du genre) sera très rapidement pris dedans aussi, sans pouvoir s’arrêter. De l’épique Tall Ships au plus pesant Heavy Weight en passant par l’éponyme et emballant New Crown, le funky I Don’t Know Why, les hypnotiques Radio et My Tangerine Dream, ou les déchaînés Feelings et I Ain’t Got No, l’album enchaîne les titres réussis et entraînants. Un pur bonheur avec un son qui claque bien.

 

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Financer un jeu pour la bonne cause – épisode 2

bandeau-pnd-2Je vous avais parlé il y a quelques temps de If Association et de leurs belles idées : éditer un jeu (ou autre création) et reverser une part non négligeable du produit des ventes à une association qui fait du bien autour d’elle. A son petit niveau, l’association s’en tire pas mal du tout avec de jolis petits jeux (leur récent Souris Gourmandes par exemple est vraiment sympa). Leur nouveau projet est de ré-éditer Pitch’n Dunk, un jeu de basketball avec pichenettes qui a l’air bien fun, mais en version crowdfunding via Ulule. Alors bon, le crowdfunding dans le jeu de société, c’est devenu un truc énorme, avec de très gros projets dessus, des chiffres hallucinants, et des discussions et des débats acérés sur le pour ou le contre. C’est vrai qu’à l’heure de succès comme ceux de Conan (qui a dépassé les 3 millions de $) ou Exploding Kittens (qui a atteint les 6 millions de $ au moment où j’écris ces lignes), tout éditeur ne peut que rêver, tout en sachant qu’il a une chance sur trois milliards d’arriver à ce niveau. Si Pitch’n Dunk 2 arrive à ces sommes, ce serait génial pour « 1 Maillot pour la Vie » (l’association qui bénéficiera des ventes de Pitch’n Dunk, à coup de 7 euros par exemplaire du jeu), alors ils méritent un petit coup de projecteur.

Alors voilà, le projet sera lancé sur Ulule demain vendredi 13 (eh oui, fallait oser, la preuve que ces gars en ont). Et pour l’instant vous avez tous les détails sur leur site.

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Homeland

12917338Ceci est un billet estampillé « bouquins » et pas « séries » ; je ne vais donc pas vous parler de la série, mais bien d’un roman du même nom. Homeland est un bouquin de Cory Doctorow, et constitue la suite du très sympathique Little Brother. Je ne vais pas vous reparler de l’auteur ni du mode de distribution de ses livres ni des références à des librairies dans chaque chapitre, ça c’est la même chose que dans le billet sur Little Brother.

Homeland nous remet face à Marcus, quelques années après les événements du précédent bouquin. Il a un peu grandi, est moins ado et plus jeune adulte. Et on le retrouve au Burning Man ; d’ailleurs le livre commence comme une véritable fête aux geeks, mêlant des pans de culture fascinants avec dès les premières pages le Burning Man donc (un jour j’y irai), mais aussi l’EFF, Will Wheaton et D&D. Au milieu de toute cette folle agitation, de ce pur événement de contre-culture, Marcus va à nouveau se retrouver plongé dans un truc bien plus gros que lui, une terrible machination. A partir de là, il va tenter de tailler sa route au milieu des forces plus ou moins officielles qui sont à ses basques, et il va utiliser tous ses talents de hacker (au sens noble du terme) pour s’en sortir.

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