Les Quatre Fantastiques (2015)

290362Il y a des fois comme ça où on commet des erreurs. Malgré les critiques désastreuses, je me suis quand même lancé dans le visionnement de cette nouvelle mouture des Quatre Fantastiques. Ces héros ont quand même pas mal bercé mon enfance, je les trouve vraiment sympas, et il y a de quoi faire quelque chose de bien. Et puis leurs deux précédentes incursions au cinéma étaient déjà franchement pas top (pour être poli), donc on pouvait attendre du mieux. Et puis il y a Josh Trank à la réalisation, oui le gars derrière le très bon Chronicle (soit ce film a été un hasard, soit le réalisateur a ici été brimé par la production). Et puis Kate Mara au casting (Rhaa lovely quoi). Et ben finalement je m’en suis mordu les doigts de m’être lancé dans cette aventure. Ce fut plus qu’ardu.

Ce reboot des aventures des Quatre Fantastiques prend donc le parti de nous conter leur « origin story », d’où ils viennent, qui ils sont, et comment ils arrivent tout de suite à vaincre leur plus puissant et plus célèbre adversaire, le Docteur Fatalis. Ouais ouais, tout ça en un film d’1h45 en gros. Avec 45 première minutes extrêmement poussives tentant de nous poser des personnages à la psychologie si fine que 5 minutes auraient suffi. Puis un bon moment à se traîner autour de l’apparition des pouvoirs. Avant d’arriver à une scène d’action vite expédiée sans grands enjeux et mal foutue.

Le film est mou, mal joué, avec des effets spéciaux qui ne cassent pas des briques. C’est lent, avec un rythme inexistant. On a des héros aussi charismatiques que des carpes neurasthéniques. Vous pouvez passer votre chemin donc.

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Iggy Pop – Post Pop Depression

IggyPop-Post-Pop-DepressionNouvel (et annoncé dernier) album de l’iguane le plus célèbre du rock, ce disque est plus qu’un album d’Iggy Pop ; la pochette annonce directement la couleur en nommant aussi Josh Homme (Queens of the Stone Age, Eagles of Death Metal, Desert Sessions, etc., un des plus grands boss du rock contemporain, qui a porté la composition de cet album), Dean Fertita (Queens of the Stone Age aussi) et Matt Melders (Arctic Monkeys). Pas des manchots donc, pour un disque absolument renversant rempli de pur bonheur. Pop et Homme ont enregistré et produit l’album à leurs frais, s’engageant tous les deux personnellement à fond pour nous sortir une véritable perle.

Sur chaque titre, la voix grave et rauque d’Iggy Pop survole des riffs acérés et des sons de guitare reconnaissables comme portant la patte de Homme. C’est avec plaisir que l’on laisse s’enchaîner des titres prenants et des tubes imparables comme l’introductif Break Into Your Heart, qui place tout de suite la barre très haut. Tous les titres sont incroyables, avec une ambiance toujours très forte. Post Pop Depression est à n’en pas douter l’un des grands albums 2016. A mettre dans vos cages à miel d’urgence!

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Les enfants loups – Ame et Yuki

Les_Enfants_loups_Ame_YukiVoici un film d’animation japonais qui nous présente une fable magnifique, une très belle histoire poignante sur l’acceptation de la différence, l’amour, les enfants qui grandissent, la nature. On y découvre Hana, une jeune étudiante qui suit assidument ses cours. Elle va rencontrer un jeune homme qui vient aussi aux cours, un garçon solitaire et mystérieux qui reste à distance. Tous deux vont tomber amoureux l’un de l’autre, et le garçon finira par révéler son secret à Hana : il est mi-homme mi-loup et peut se transformer en animal. Les loups étant pourchassés, en voie d’extinction, il se cache, dissimule sa vraie nature. Hana va rester auprès de lui, et ensemble ils auront deux enfants, Ame et Yuki. A la mort accidentelle du père, la famille partira de la grande ville pour aller s’établir dans un coin de nature encore sauvage, là où les enfants pourront laisser leur nature s’exprimer. Car eux aussi sont à moitié loups, et ils peuvent prendre cette forme à volonté, y compris de manière incontrôlée aussi. Afin d’éviter les problèmes Hana préfère donc vivre loin de la ville. Elle va construire là-bas une vie paisible avec ses enfants, confrontée aux dures réalités de la campagne. Elle apprendra à connaître les gens du coin. De leur côté, les enfants vont grandir. Et le film les suit sur une dizaine d’années, de quoi permettre à leur partie « loup » de devenir adulte. Ils vont devoir choisir leur voie, choisir laquelle de leurs deux natures ils souhaitent suivre. Et ce choix ne sera pas facile.

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Les Nouveaux Sauvages

Les-Nouveaux-Sauvages-Affiche-France-J’avais entendu parler par différentes voies de ce film argentino-espagnol de 2014 produit par Almodovar, et j’ai récemment eu l’occasion de le voir. En tournant autour du stress, de la dépression, et amenant à des pétages de plombs d’anthologie, le film aligne six sketchs qui sont à la fois délirants et jubilatoires au niveau du défoulement. On a les passagers d’un avion qui se découvrent un étrange lien commun. Un petit resto perdu qui accueille un mec insupportable. Un duel de conducteurs aux tempéraments sanguins. La descente aux enfers d’un démineur. Une famille unie autour de l’acte répréhensible de l’un des leurs. Un mariage qui vire au cauchemar intégral. Difficile d’en dire plus sans spoiler ces histoires qui méritent d’être découvertes. En effet, c’est à chaque fois le choc, le retournement de situation, la rapide gradation des actes, le délire du pétage de durite complet, qui va marquer le film. Et c’est assez jouissif à chaque fois. On a un fil conducteur entre les sketches, et pourtant chacun a sa propre ambiance, son style, son déclencheur, chacun est marqué de son individualité.

On enchaîne les rires et les « nan ils ont pas osé » ou les « ah ouais carrément quand même ». Et on prend un certain plaisir à se demander ce que le sketch suivant va nous révéler. Le tout bouscule bien des travers de notre société. On retrouve quasiment à chaque fois un truc qui va nous toucher. Le spectateur est concerné. On retrouve des éléments qui transcendent les frontières. Même si le film est marqué par son implantation sud-américaine, il y a de nombreux éléments qui touchent juste. Franchement j’ai pris un sacré plaisir à regarder ce film… En plus les acteurs sont vraiment bons, et rendent très bien des personnages qui virent complètement, qui deviennent fous, enragés,… Un gros délire jouissif qui pousse dans ses retranchements une société axée sur le stress, la méritocratie, les apparences et les attentes des autres.

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Nouvelle Municipalité à Ecublens et RIE3

canidatesPSIGDeux sujets ont fait l’actualité politique de ce dimanche sur Vaud : le deuxième tour des élections municipales et le vote sur la Réforme de l’imposition des entreprises, nouvelle version.

Alors sur le premier point, et pour ce qui est de ma commune d’Ecublens, je dois dire que je suis assez content. J’avais expliqué pourquoi je ne me représentais pas et quelles listes je vous invitait à mettre dans l’urne.

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Revue de web – S05E11

revue_de_web-2016Tech

OK, c’est donc 4-1 pour la machine face au champion de Go.

Les défis de la future 5G.

Société

Une position très intéressante sur la surveillance poussée et les politiques.

Eduquer dès le plus jeune âge au tri.

En 2015 aux States, les enfants ont tué plus de gens par armes à feu que les terroristes.

Quoi? Des pots de vin pour l’attribution de la Coupe du Monde de foot? Naaaan….

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Thinking Eternity

C1-Thinkin-BD-680x1024Après le très bon Eternity Incorporated, je me suis penché sur sa suite sous forme de prequel (oui je sais c’est compliqué). Toujours du copinage donc, et un avis hautement subjectif. Mais en gros c’est bien, y’a bon.

L’histoire se déroule donc pas mal d’années avant celle du roman précédent ; mais je vous conseille de lire l’autre d’abord, sinon vous allez perdre tout le sel des révélations finales d’Eternity Incorporated. On est ici dans un monde pas si différent du nôtre mais quand même. Réorganisation des superpuissances politiques, redistribution du pouvoir mondial, nouveaux acteurs sous la forme de conglomérats économiques devenus de véritables nations, technologie un chouilla plus développée, en particulier au niveau connexion et accès à l’information. mais sinon c’est un monde reconnaissable, une dystopie pas si lointaine. Dans ce monde, on va suivre quelques personnes qui seront à l’origine des changements abrupts qui amèneront au monde décrit dans le roman précédent. On y découvrira (mais seulement à la fin) l’apparition des bulles et du virus. Seulement il faut un moment pour y parvenir et je dois dire que j’ai passé pas mal de pages à me demander quand et comment le raccord allait se faire. De nombreuses pistes peuvent être envisagées et j’avoue que je n’étais pas complètement à côté de la plaque.

On retrouve ici l’écriture très agréable de Raphaël Granier de Cassagnac qui signe un bouquin plaisant à lire. Bien que de qualité, la langue n’est pas inaccessible. Les concepts spécifiques et nouveaux sont facilement amenés et on peut très vite les embrasser. Le monde se livre à nous de manière fluide et il est dès lors facile de se concentrer sur les personnages et l’intrigue. Ca se laisse du coup lire facilement sans que la qualité n’en soit sacrifiée.

On ressent dans ce roman le background scientifique de l’auteur et son amour de la science ; mais on y retrouve aussi ce désir de porter la connaissance à tout le monde, d’ouvrir la science (alors que notre société actuelle pose de nombreux débats sur les licences ouvertes, le droit d’auteur, les restrictions de distribution etc.) Comme souvent, la SF permet de porter des réflexions sociales très intéressantes et j’aime beaucoup cette thématique dans le bouquin (même si le porteur de ces idées est peut-être un peu trop exagérément présenté comme le personnage gentil pour que l’on s’y identifie un max).

Thinking Eternity est donc un très bon bouquin, à lire après son prédécesseur même si l’histoire se déroule avant. J’ai beaucoup aimé. L’ambiance est très différente de celle du premier livre, mais c’est aussi une jolie réussite.

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Wolfmother – Victorious

victorious-500-300x300J’avais découvert Wolfmother il y a quelques temps avec leur très bon New Crown. Bon, notons que Wolfmother c’est un peu juste le monsieur Andrew Stockdale qui s’entoure au besoin de musicos. Mais en gros, il écrit, compose et interprète l’essentiel des morceaux. Et ce monsieur, et bien il doit être resté coincé dans une boucle temporelle des années 70 ; les bonnes hein, celles du rock qui claque, pas celle de la disco à 2 centimes. Look, musique, voix, style, même le clip du single éponyme de ce nouvel album, Victorious (voir en bas du billet), tout y est. Mais qu’est-ce que c’est bon.

Comme sur le précédent album, les riffs s’enchaînent en donnant une furieuse envie de faire du air guitar dans tous les sens, et ce dès l’intro du morceau ouvrant l’album, The Love That You Give. La cavalcade effrénée continue au rythme de Victorious et Baroness. Pretty Peggy démontre la capacité du groupe à partir sur du calme en acoustique, et c’est bon aussi. C’est ensuite reparti pour un déchaînement de guitares et de rythmiques qui portent la voix de Stockdale. 10 pistes au total, un album de qualité qui fait du bien dans les cages à miel. Du rock, du bon, du brut, sans fioritures. Yeah!

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Revue de web – S05E10

revue_de_web-2016Société

Quand on veut nous faire payer les emprunts en bibliothèque. Autant pour la démocratisation de la culture et du savoir.

Une militante pro-armes à feu (y compris pour les enfants) se fait tirer dessus par son fils de 4 ans…  Karma could be a bitch.

De l’importance de l’éducation sexuelle.

L’OFROU dit oui au tram Lausanne-Renens.

Difficultés économiques et problèmes de poids… dans quel sens faire un lien de cause à effet?

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