Cruella

Avant de devenir la terrible méchante des 101 Dalmatiens, qui était Cruella? D’où vient-elle et comment en est-elle arrivée là? C’est ce que tente d’expliquer ce film qui suit les pas de la jeune et discrète Estella, orpheline des bas quartiers rêvant de devenir une créatrice de mode reconnue. Apès avoir traîné avec ses deux comparses fidèles, elle va se faire embaucher au sein dune prestigieuse maison de couture. Elle y montera les échelons, pas toujours de la manière officielle, et se rendra compte à quel point son passé se retrouve mêlé à la tyrannique directrice de cette maison. Estella décidera de changer de tactique, devenant la lumineuse et explosive Cruella pour s’imposer.

Bon OK c’est vraiment le truc à la mode de rester sur des franchises connues pour un monde du cinéma frileux face aux nouveautés. Alors après les remakes, les reboots, les suites, on a aussi les « origin stories » comme on nous avait fait le coup (plutôt réussi) avec Maléfique. Soyons clairs, même si ce Cruella est loin d’être mauvais, ce n’est pas non plus un grand film. A la réalisation Craig Gillespie se plie aux figures imposées de chez Disney avec beaucoup de bons sentiments et un scénario franchement simpliste. Son gros plus est de nous rendre quand même un aspect sympa du Londres punk des années 70, en particulier à travers une bande son qui est un des meilleurs éléments du film (Supertramp, Bee Gees, Nina Simone, The Doors, Queen, Blondie, The Clash,…) Mais sinon il n’y a rien de très inventif. Alors oui ona de beaux décors, des costumes qui claquent (on est dans le milieu de la mode après tout), mais on a un film qui reste très modéré dans tous les sens. A commencer par Cruella qui s’avère finalement bien trop gentille et n’arrive pas à la cheville de sa version animée.

Devant la caméra, le film repose beaucoup sur les prestations réussies des deux antagonistes Emma Stone (Zombieland et sa suite, The Amazing Spider-Man, Birdman,…) et Emma Thompson (Harry Potter, Nanny McPhee, Men in Black 3 et International,…) qui s’éclatent et se lâchent dans des rôles hauts en couleurs même si assez clichés. A leurs côtés on notera quand même Joel Fry (Game of Thrones,…), Paul Walter Hauser (Blackkklansman, Da 5 Bloods,…) en sidekicks comiques, et Mark Strong (Sunshine, Sherlock Holmes, Kick-Ass, Kingsman et sa suite,…) toujours aussi classe.

AU final on obtient un film divertissant, très grand public, sympathique. Mais sans réel intérêt pour l’histoire de Cruella car n’expliquant pas comment elle est devenue aussi méchante. Parce que franchement le personnage que l’on a ici est super aseptisé. Alors oui le film est loin d’être mauvais, il ne répond pas aux attentes non plus. On a de quoi passer un moment sympathique en famille et il y a quelques scènes qui sont visuellement très sympa (et puis y’a la bande-son quoi).

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