Ah ben ça faisait un moment qu’il traînait sur mes étagères celui-là… au point que j’avais presque oublié qu’il était là. Mais bon je l’ai enfin dépoussiéré pour m’y atteler, et j’ai vite regretté de ne pas l’avoir fait plus tôt. Il s’agit d’un roman graphique assez conséquent (pas loin de 300 pages) au style très sombre et dans une ambiance de polar/thriller avec pas mal de violence. Il a été écrit par John Wagner, co-créateur de Judge Dredd (rien que ça), et dessiné par Vince Locke.
Ce bouquin nous présente le paisible commerçant Tom McKenna dans ce petit bled des Etats-Unis. Un jour, il se défend contre deux braqueurs armés qui y laissent leur peau, et devient un héros national. les médias ne le lâchent plus et il est pris comme modèle, son visage est exhibé dans tout le pays. Ce qui ramène de vieux démons à la surface puisque des gens pas très sympathiques viennent le chercher en le prenant pour quelqu’un d’autre. Mais est-ce vraiment une erreur? Tom est-il réellement qui il prétend être? Le lecteur va être entraîné à suivre cette histoire, jouant en parallèle sur deux époques : la jeunesse de Tom et certaines conneries, et l’époque actuelle où il va falloir assumer tout cela et trouver un moyen de s’en sortir, lui et surtout sa famille. Et tout cela ne va pas être de tout repos.
Le fond est sombre, dur, violent, méchant, mais la forme ne l’est pas moins. Le style graphique est tranché, haché, tout en traits. Le côté monochorme colle très bien à l’histoire et le fond et la forme sont ici vraiment en adéquation. Les scènes d’action, avec toute la violence qui leur est propre, sont vraiment bien posées, et le tout est super dynamique, super fluide. C’est vraiment un très bon bouquin que j’ai eu beaucoup de plaisir à lire… à voir si l’adaptation ciné vaut la peine.

Dans la lignée des comics Batman « qu’il faut avoir lu », j’avais beaucoup apprécié
Parmi les comics souvent cités au panthéon et qu’il faut avoir lus, il y a ce fameux Killing Joke qui m’avait échappé. Ecrit par môssieur Alan Moore à la demande du dessinateur Brian Bolland qui a mis le tout en images, cette courte histoire de notre cher Batman le confronte encore une fois au Joker qui s’est encore une fois échappé d’Arkham. Mais dans quel but cette fois? Cela fait des années que Batman poursuit le Joker et les deux hommes ont un lien tout particulier qui les unit, mais difficilement définissable, et surtout on ne peut imaginer un happy end dans ce contexte. Le Joker et sa volonté de chaos, de rendre le monde fou, Batman et sa pugnacité, sa férocité ; la rencontre ne pourra être qu’explosive et c’est après un duel acharné que les deux créateurs nous offrent un final terrible.