Et voilà, un bon pavé de lu. J’en avais pas mal entendu parler au sein de la fantasy française, et il faut dire que le contexte me tentait pas mal, placé dans la France historique à l’époque de Richelieu et des mousquetaires du roi, mais avec des dragons et de la magie. Ces Lames du Cardinal, de Pierre Pevel, sont en fait une trilogie dont j’ai lu l’intégrale directement. Et c’était bon. L’intrigue se déroule essentiellement à Paris. Au milieu des tensions internationales mais aussi internes, le cardinal de Richelieu reforme un groupe de guerriers/enquêteurs/espions d’élite qu’il avait dissous quelques années auparavant, les Lames du Cardinal justement. Chargé des missions les plus sensibles, ce groupe est un peu l’équivalent des « black ops » actuelles. En toute discrétion, ils vont devoir contrer un complot et défendre le roi et la France.
On est dans un contexte historique plutôt connu, tout du moins dans une version un peu fantasmée, au-travers de toute la culture de cape et d’épée, cinématographique, romanesque et bédéhesque même. A la lecture, tout est très visuel, on imagine sans peine les divers éléments. On a même des personnages historiques qui apparaissent, de même que des personnages tirés des Trois Mousquetaires. Du coup, sur la base de cette culture assez connue, le roman se révèle facile d’accès et on plonge aisément dans son univers. Continuer la lecture

Comme vous le savez sans doute un peu si vous suivez ces pages, j’aime bien écrire. Je ne prétends pas au statut d’écrivain mais j’ai souvent le besoin de balancer des mots sur des pages, l’envie de raconter des histoires. Je viens de finaliser un texte intitulé « Les demoiselles perdues ». Quand je l’ai entamé, c’était avec l’envie de faire un mélange de fantasy-steampunk en y collant des éléments de roman noir. On a donc un monde urbain, où la ville de Valcène s’étend plus loin que l’imagination de ses habitants ne peut le laisser supposer. Diverses grandes autorités s’y disputent le pouvoir, le Prince censé tout diriger depuis son palais en envoyant des représentants dans toutes les zones de la ville, les Mages, dépositaires d’un savoir mystique anciens, reclus dans leurs tours du savoir et élitistes, ou encore les scientistes dont les inventions sont censées aider les gens sans que ceux-ci ne dépendent du pouvoir des Mages. Au milieu de cela, de nombreuses factions, des groupes d’intérêts, des groupuscules plus ou moins officiels et légaux, il y a de quoi voir venir. Pour l’aspect « roman noir », j’ai mis en scène Aldevère Fangcieux, un détective qui aime l’alcool, les drogues et les femmes, qui vit toujours un peu en tirant la corde, désabusé, engagé par une « femme fatale » qui souhaite retrouver sa sœur disparue. De fil en aiguille, Aldevère va s’engager dans un truc un peu plus gros que prévu. Et puis dans ma tête j’ai continué à penser Valcène et les futurs aventures du détective ; un prologue et un épilogue permettent d’ouvrir ce champ des possibilités. Aldevère sera bientôt de retour donc. Et d’autres personnages pour donner une autre vision de Valcène.
On continue dans les lectures de copinages rôlistique avec ce roman de Cédric Ferrand, déjà auteur du très bon