Archives de catégorie : Ciné

Transformers

Chez Hasbro ils savent y faire avec les adaptations ciné de leurs jeux. Entre Battleship et GI Joe on avait déjà un éventail de ce que l’on pouvait en tirer. Et là l’autre soir, au grand dam de ma femme, je suis tombé sur Transformers à la télé. Bon OK, j’avais loupé les premières 7 minutes et demi, mais je me suis dit que je devrais pouvoir me super-concentrer pour rattraper le coup et me raccrocher au scenario alambiqué et profond du truc. Pas de problème à ce niveau-là. Je regrette en fait juste d’avoir loupé une des scènes d’action, dommage.

Comme pour les deux autres pré-cités, le scénario n’est qu’un prétexte à une débauche d’action et d’effets spéciaux qui claquent dans le format blockbuster qui fait cracher les spectateurs au porte-monnaie dans des cinémas bondés d’ados et de pop-corn. On a donc des robots géants qui vivent sur une planète où ils se sont foutus sur la gueule. Pour gagner, il leur fallait un super artefact de la mort que l’on pourrait appeler MacGuffin-1 ; mais cet artefact s’est retrouvé sur terre, et le grand méchant à sa poursuite est congelé au Pôle Nord. Le descendant de l’explorateur qui a découvert le robot est le seul à disposer d’un objet que l’on nommera MacGuffin-2 qui permet de retrouver le MacGuffin-1. Dès lors, les gentils Autobots et les méchants Decepticons vont chercher cet ado un peu geek et paumé mais qui va devenir classe et séducteur. Les uns pour trouver MacGuffin-1 et le planquer, les autres pour trouver MacGuffin-1 et l’utiliser pour détruire la Terre. Une prouesse de scénario nous emballera les deux arguments vendeurs du film pour le public gonflé d’hormones adolescentes ; Megan Fox et Rachael Taylor. Le tout résultant en une série crescendo de bastons monstrueuses où les robots se foutent sur la gueule, où les humains subissent. Pour que tout se finisse mieux dans le meilleur des mondes, yeah, youpie!!! Continuer la lecture

The Expendables 2

Après mon billet d’il y a peu sur GI Joe, on passe au niveau au-dessus du film d’action bourrin sans réflexion avec The Expendables 2. Rappelez-vous The Expendables, ce film ultra-bourrin choyant le cœur des nostalgiques avec une ribambelle de joyeux drilles issus du cinéma d’action des années 80 et 90, et même des plus récents aussi. Et bien on prend les mêmes, on en rajoute, on décuple le côté too much de l’action tous azimuts, et c’est parti. Stallone laisse la caméra à Simon West et reprend son rôle de chef de mercenaires. Une mission qui dérape, un grand méchant qui zigouille un de leurs membres, et hop on lui court à après pour le massacrer. Point, voilà le scénario. Et on embarque pour 1h40 de baston. Serré, évitant de traîner en longueurs inutiles, le film va à l’essentiel.

Le film se résume à son casting. Stallone donc, muscles en avant, voix cassée, fonçant dans le tas. Statham, blagueur mais bastonneur. Jet Li, qui reste trop peu de temps malheureusement. Lundgren qui en fait des tonnes en vrai gros con. Chuck Norris dans un caméo incroyable avec une séries de répliques mythiques démontrant qu’on ne se prend pas au sérieux. Van Damme en méchant juste méchant parce que, et qui en plus s’appelle « Vilain ». Bruce Willis qui se fait un peu plus présent que dans le premier. Schwarzie aussi bien entendu. Liam Hemsworth, le petit frère de Chris, en petit jeune de service qui y croit. On rajoute même une fille d’action à la fine équipe, avec Yu Nan. Chacun y va de ses armes, biceps, coups de poing, de pied, de tête, des blagues vaseuses et foireuses, de spunch lines et des références kilométriques. Et surtout surtout ne pas se prendre au sérieux. Avec ces répliques qui déchirent comme :

What’s the plan?   –  Track ’em, find ’em, kill ’em.

I’ve heard another rumor… that you were bitten by a king cobra?  –  Yeah, I was… and after five days of agonizing pain… the cobra died. (ça c’est Chuck)

I’ll be back. (Schwarzie)  –  You’ve been back enough. I’ll be back.  –  Yippee-ki-yay.(Willis of course)

Rest in pieces. (après avoir massacré un type)

Who’s next, Rambo?

(alors que le jeunot monte la colline en courant avec son paquetage) Remember when you could do that?  –  No, do you?

That thing belongs in a museum.  –   We all do.

I pronounce you man and knife.

Voilà… Un film bourrin donc (je sais, je me répète) mais tellement fun que c’est bien plaisant. Il faut certes aimer le genre et ne pas chercher un truc pour réfléchir. mais franchement dans son genre il tient très très bien la route.

GI Joe – Le réveil du Cobra

Quand Hasbro fait passer ses licences de jeux et jouets en films, ça peut donner le pire (Battleship) et… nan, pas le meilleur, mais du parfaitement regardable et sympathique, comme ce GI Joe. Alors bon, faut pas pousser mémé dans les orties, on n’a pas du grand cinéma. Ni même du grand cinéma d’action. C’est un film bourrin, pas crédible pour un sou, au scénario sans surprise. Mais c’est bien fout, et 4a remplit sa mission de film bourrin très correctement. Un grand scientifique marchand d’armes a créé une super arme pleine de nano-composants qui bouffe toute structure sur laquelle ils sont lâchés, jusqu’à ce que que l’on active leur coupe-feu. Un truc mega-balaise qu’il vend à l’OTAN. Et comme par hasard, les militaires de l’OTAN se font voler le truc en question par une bande de super guerriers. Les deux militaires survivants vont rejoindre l’unité d’élite des Joe, un groupe de la crème de la crème internationale, avec les meilleurs d’entre les meilleurs pour des missions où tous les autres échouent. Et hop, à la recherche des ogives contenant les nano-machins. C’est GI Joe et Cobra qui se foutent donc allègrement sur la tronche avec des scènes d’actions toutes plus délirantes les unes que les autres parce qu’ils disposent de talents et de matériel que même dans tes rêves les plus fous ça existe pas. Ca frappe, ça tire, ça saute, ça court, ça conduit, ça pilote, dans les airs sur terre et sous l’eau, dans tous les coins du globe, dans le pur style du film d’action qui ne cherche pas à être autre chose.Rajoutons à cela les histoires personnelles (Duke et la Baronne, Snake Eyes et Storm Shadow, Rex) pour donner un semblant de profondeur aux personnages et le tout est emballé.

Franchement je me suis bien amusé. C’est tellement trop gros que c’en est drôle. Effets spéciaux kilométriques, chorégraphie de l’action et des bastons, gadgets improbables, tout y est. Et ça n’arrête pas. On a même droit à des acteurs sympas, même si les rôles particulièrement stéréotypés et manichéens ne leur laissent pas une grande liberté d’action. Rachel Nicols s’en sort bien avec Scarlett. Arnols Vosloo, le fameux Imhotep. Dennis Quaid est bien à sa place. J’aime beaucoup Christopher Eccleston en méchant. Et le personnage de Joseph Gordon-Lewitt a un look génial.

Après tout, c’est un film de Stephen Sommers, monsieur « La Momie », qui retrouve ici une partie de ses acteurs. Et on retrouve la même action, peut-être un peu moins d’humour, mais la même impression d’un truc pulp, bigger than life, pas crédible du tout, mais tellement fun et reposant pour le cerveau. Moi ça m’a bien éclaté, et je me réjouis de voir la suite prévue pour l’année prochaine ; certes ça ne vaudra pas le prix d’une entrée au cinéma mais à la maison ça va le faire.