Toujours dans la veine de mes découvertes musicales de 2014 que j’ai oubliées de chroniquer mais qui valent le détour, je vous présente Clutch…
Ca remonte à ce soir d’été où je prenais une bière avec des potes et qu’ils se réjouissaient d’aller au concert de Clutch. Ce nom assez particulier a résonné plusieurs fois à mes oreilles dans la discussion, et j’ai bien vite compris qu’il fallait que j’aille écouter de quoi il retournait. Grand bien m’en a pris ; je m’en suis même voulu de ne pas avoir découvert ce groupe plus tôt. Parce que franchement c’est de la balle atomique. Clutch, c’est du rock… Bon OK c’est vaste. Alors précisons du rock à gros son tendance stoner vrombissant avec des pointes de metal, de blues et de tout plein de bonnes choses. Le groupe existe depuis 1990 en fait (ça nous rajeunit pas tout ça), mais je ne les connais qu’au travers de leur dernier album en date, Earth Rocker, sorti en 2013.
Earth Rocker est la chanson éponyme qui ouvre l’album, donnant directement le ton des rythmes soutenus, des guitares bien crunchy, et de cette voix géniale et puissante. La qualité est au rendez-vous tout au long. Dès le deuxième titre, un de mes préférés, Crucial Velocity, on est embarqués par l’énergie énorme que dispense le groupe. Le son bluesy sur D.C. Sound Attack rend vraiment bien. Unto the Breach constitue une autre pièce qui me plaît tout particulièrement, ainsi que Book, Saddle and Go. On retrouve même un vrai moment de calme et d’émotion réussi, avec Gone Cold. Superbe album, très bon groupe. Je suis devenu fan, certes en retard. mais je ne peux que vous le conseiller. ca prend aux tripes et c’est bon…

Dans ma récente série de billets consacrés aux disques que j’ai bien aimés en 2014 et que je n’ai pas pensé à chroniquer plus tôt, il y a du punk norvégien assez lourd et puissant avec Turbonegro ; et en particulier leur dernier opus en date qui remonte quand même à 2012, Sexual Harrasment. Oui, rien qu’au nom on sent qu’on va avoir de la pure poésie bucolique. Et effectivement Turbonegro s’avère être un bon groupe à gigoter dans la fosse en se cognant plus ou moins brutalement à des pogoteurs endiablés. Des morceaux forts et aux mélodies maîtrisées, des grosses guitares lourdes et puissantes, une section rythmique entraînante et une voix assez sauvage. Voilà Turbonegro, de la vivacité, du gros riff, du son qui claque, et c’est bon!
Parmi les groupes mythiques qui ont sorti quelque chose de bon en 2014, il y a Weezer et leur nouvel opus, « Everything will be allright at the end ». Avec une pochette au look très sympa (j’adore l’apparence de cette bestiole), le groupe nous revient avec un album qui fleure bon le Weezer tel qu’on l’aime. Certes ils n’ont pas été chercher midi à quatorze heures et on pourrait leur reprocher une certaine forme de flemmardise à faire du Weezer comme on l’attend à l’aune des premiers albums du groupe il y a 20 ans (‘tain déjà 20 ans). Les mélodies imparables, les riffs acérés, les guitares saturées, les parties vocales si bien foutues, l’énergie ambiante, tout y est. Et c’est avec un plaisir non dissimulé que je retrouve ce son et cette musique. Weezer est toujours là, c’est certain, et leur talent intact. Un tout petit peu plus de maturité, d’expérience, de maîtrise du son et du studio, mais on reste dans ce qui a toujours fait que Weezer est Weezer.