Archives de catégorie : Musique

Fu Manchu (et Bloodnstuff) au Romandie + Black Noise Party

20141002_230651Voilà que s’achève un week-end bien chargé, et très musical. Et qu’est-ce que c’était bon!

Jeudi soir se tenait au Romandie un concert assez incroyable avec la venue de l’un des groupes phares de la scène stoner, les petits gars de Fu Manchu. Bientôt 30 ans de carrière et de gros son pour ce quatuor. Et toujours une pêche incroyable sur scène. Alors certes je n’ai pas suivi toute leur carrière et je e connais pas tous leurs titres, mais c’est un groupe que j’aime beaucoup ; et qui représente beaucoup. Le concert était assez énorme. Un son lourd et puissant, avec des basses à vous faire trembler toute la charpente osseuse (j’ai béni l’inventeur des protections auriculaires) et des rythmes hypnotiques et groovy incroyables. Continuer la lecture

Foo Fighters – Wasting Light

Après avoir monté les fabuleux Them Crooked Vultures, Dave Grohl revient vers ses autres copains et ressort les Foo Fighters pour un nouvel opus rock à souhait. Y’a pas à dire, c’est pas n’importe qui le monsieur, et il sait y faire. Il reprend la guitare avec une fougue toujours aussi présente et nous démontre encore une fois tout son talent de songwriter dans des compositions solides et efficaces. Les Foo Fighters ont quand même pas mal d’années d’expérience puisque le groupe existe depuis la dissolution de Nirvana à la mort de Kurt Cobain en 1994 (pour ceux qui n’auraient pas suivi et débarqueraient, le lien est simple vu que Grohl était batteur de Nirvana). Toute une belle brochette d’albums, dont un live et un best-of, une carrière ponctuée de tubes, véritables hymnes rock’n’roll, et les Foo Fighters reviennent en grande forme avec Wasting Light. Ce disque n’a rien de fondamentalement nouveau, il reste dans les racines de ce que le groupe sait faire de mieux. Guitare, basse, batterie, voie, et hop on y va. Enregistré à l’ancienne en analogique, Wasting Light c’est du brut, rien de particulièrement recherché et de novateur. Avec des riffs ravageurs et on son qui claque, cet album résonne comme un véritable hommage au dieu Rock. Retour aux sources d’ailleurs avec le fameux Butch Vig à la production (l’homme derrière le phénoménal Nevermind de Nirvana), mais aussi avec l’apparition de Krist Novoselic sur un titre (le bassiste de Nirvana) et le retour de Pat Smear (qui jouait avec Nirvana en tournée et faisait partie des Foo Fighters dans les débuts du groupe).

Continuer la lecture

Radiohead – The King of Limbs

Il m’aura fallu un petit moment pour trouver comment aborder ce nouveau Radiohead. Il faut dire qu’il ne s’apprivoise pas facilement le bestiau. Ce King of Limbs est plus accessible qu’un In Rainbows, mais reste un album déroutant. Court (8 titres pour 37 minutes), mêlant de belles mélodies et des déstructurations aux rythmes décalés, l’album surprend. Mais bon, ça reste Radiohead. Et Radiohead, c’est un des groupes les plus mythiques au monde. Dès 1993, Pablo Honey est une véritable tuerie avec déjà le tubesque Creep entre autres titres. La bande à Thom Yorke s’impose comme un groupe de rock aux compositions superbes, soutenant la vois reconnaissable entre mille de leur chanteur. Avec The Bends, c’est encore plus rock’n’roll. Mais dès OK Computer en 1997, on sent que le groupe veut se diriger vers autre chose. Plus complexe, plus surprenant, l’album comprend entre autres le magnifique Paranoid Android, longue pièce décalée montrant bien les propensions du groupe à chercher plus loin. Au fur et à mesure des albums suivants, leur musique se complexifie, s’électronise, touche à de nombreux râteliers comme le free jazz. Il y a eu le superbe Kid A, puis Amnesiac, Hail to the Thief, de plus en plus ardus, de moins en moins accessibles, les disques de Radiohead deviennent complexes. Montrant d’autres facettes que son rock brut et mélodique des débuts, le groupe s’avance sur de nouvelle s terres en prouvant par là une capacité d’évolution rare dans le monde musical contemporain. Au lieu de sombrer dans la facilité de refaire la même chose sur chaque galette pour assurer leurs ventes et leurs revenus, les petits gars prennent régulièrement leur public à revers. Pas toujours efficace à mon goût car trop complexe. Avec In Rainbows en 2007, Radiohead lance un nouveau pavé dans la mare en proposant l’album en « pay what you want », le disque étant intégralement téléchargeable pour la somme que l’internaute voulait, y compris rien ; le buzz autour de ce phénomène a marqué plus que le disque lui-même. Gros succès cependant. Quatre ans plus tard, voici venir le nouveau bébé : The King of Limbs.

Continuer la lecture