Le plus rapide des héros de comics porté à l’écran termine une saison 2 qui prend du sacré galon par rapport à la première. On terminait celle-ci sur un final assez apocalyptique, et la saison commence du coup très fort. Plus besoin de prendre le temps de présenter les personnages, Barry connaît ses pouvoirs, on à la base, on peut donc foncer directement dans l’action. Et cette-fois, en plus des voyages dans le temps précédemment explorés, on ajoute les mondes parallèles, un grand classique des comics, en particulier justement dans les aventures de Flash. Et là franchement ça commence à faire du tordu. Parce qu’on a des failles permettant le voyage entre Terre-1 et Terre-2, on a les doubles des personnages connus qui ne ressemblent pas du tout à leurs volets de l’autre monde, on a des voyages et des effets croisés assez tordus. Il y a certains épisodes où il faut un peu s’accrocher pour suivre le bordel ambiant. Mais globalement ça marche. Des méchants aux pouvoirs variés qui vont pousser Barry à se surpasser, un grand méchant très marquant avec une forte personnalité, un arc scénaristique avec pas mal d’implications. En parallèle, les personnages se développent, et il en est de même bien sûr pour les liens qui les unissent.
Bref, The Flash continue sur le ton et les ambitions de sa première saison, développant le DC-Universe à la télé, avec des liens réguliers avec Arrow (dont un double épisode croisé assez solide) et le lancement du spin-off Legends of Tomorrow (qui laisse un peu à désirer). Je regrette par contre le final un peu rapide et pas à la hauteur des attentes construites sur l’affrontement qui devait avoir lieu entre Barry et son adversaire, c’est un peu bâché et un peu trop tranquille, trop rapide. Dommage. Mais le reste de la saison est très agréable et se laisse voir avec plaisir.

Et voilà que se termine la première saison de la très bonne série Blindspot. Dès le pilote, tout est posé… On retrouve un sac abandonné sur Times Square. Dedans, une femme, nue, couverte de tatouages étranges de la tête aux pieds, et complètement amnésique. A cause de ses tatouages, elle va vite être mise en contact avec le FBI, et un agent bien spécifique d’ailleurs. On va vite se rendre compte que les tatouages ont des significations, qu’ils permettent, en les déchiffrant, de résoudre des crimes ou des complots, souvent de grande ampleur ou aux visées bien spécifiques. On découvre aussi assez vite que l’agent du FBI a une histoire complexe, avec la perte d’une amie quand il était enfant, disparue, et que l’inconnue pourrait être cette fille… ou pas. Et bien entendu derrière tout cela de la grosse conspiration pas piquée des hannetons impliquant FBI, CIA et autres groupes plus secrets. On retrouve donc dans cette série pas mal d’éléments assez classiques ; enquêtes, action, complots, machinations, personnages au passé trouble, histoires d’amour, etc. Sans compter que les personnages principaux reposent eux aussi sur des clichés ; le super agent bourru, la femme forte, le type qui se la pète, la geekette. Oui mais voilà, le tout est bien foutu, bien traité. On a un très bon dosage action/enquête. Les mystères autour de l’héroïne et de ses tatouages sont révélés à un rythme prenant. Les cliffhangers sont bien foutus. On a donc une saison haletante avec sa bonne dose de suspens et de retournements de situation (la fin de saison est d’ailleurs assez solide et donne envie d’enchaîner au plus vite).
Et voilà que s’achève la saison 2 de Gotham, la très sympathique série nous montrant un Bruce Wayne enfant, un James Gordon jeune flic et plein de voyous de Gotham qui deviennent de futurs grand méchants à qui Batman bottera le train. La