Alors que la première saison avait débuté faiblement pour se terminer sur les chapeaux de roue, cette deuxième a été très au taquet. Après le final haut en couleur de la précédente, on se doutait bien que les choses allaient se bousculer. Cette fois, on enchaîne les révélations, découvertes, et renversements à grande vitesse. Le tout est bien sûr pas mal orienté autour de Skye qui prend une place encore plus centrale puisque pas mal de monde s’intéresse à elle, à commencer par une nouvelle faction très intéressante. Le Shield joliment démoli suite aux événements de Captain America 2 et de la fin de saison doit redresser la barre ; c’est Coulson qui tente de s’y appliquer mais il n’est pas tout seul. Les tensions sont parfois vives parfois larvées, mais les nombreux camps en présence ne cessent de naviguer entre soutien et coups dans le dos. QUand ce ne sont pas de gros affrontements qui donnent pas mal d’action et de rythme à la série.
Avec des acteurs qui y croient toujours et s’en tirent globalement bien, des scènes d’action pas dégueu, des effets spéciaux corrects, une intrigue qui tient la route, et toujours ce ton et cet humour, Agents of Shield est une série qu’elle est bien. C’est du pulp, du truc improbable, mais bon on est dans l’unievrs Marvel des super-héros aussi, faut pas déconner. D’ailleurs le lien est assez fort avec le reste de l’univers Marvel au cinéma, en particulier l’épisode juste avant Age of Ultron. On sent aussi pointer le lien avec le film The Inhumans prévu pour 2019. La série prend du gallon et devient vraiment de mieux en mieux. J’aime beaucoup.

Dans
Comme l’indique son titre, la série Gotham se déroule dans l’univers de DC Comics, dans la célèbre ville du non moins célèbre justicier qui se prend pour une chauve-souris. Oui mais on s’y trouve bien des années avant ses activités, puisque l’événement déclencheur de la série est le meurtre de Thomas et Marta Wayne ; sauf qu’au lieu de l’ellipse temporelle nous renvoyant à Batman, on va vivre à cette époque. La série va suivre les pas du jeune James Gordon fraîchement arrivé, attitré à un coéquipier qui a de la bouteille et connaît la corruption locale. En parallèle, on va suivre les évolutions subtiles du monde de la pègre, avec des Falcone ou Cobblepot. On va retrouver les futurs Catwoman, Double Face, Pingouin, Poison Ivy et d’autres. L’histoire prend ici ses libertés avec les versions de DC Comics mais restitue une ambiance qui, à mon avis de lecteur pas ultra connaisseur, rend bien le Gotham-style. Luttes de pouvoirs, coups dans le dos, corruption à tous les étages, retournements de vestes, trahisons, mensonges, tous les éléments sont là. Et on se retrouve plongés dans une sorte de thriller, une série policière très sympathique dans une ambiance noire, et qui nous fait rencontrer dans leur jeunesse des personnages pour la plupart bien connus. Ce parti pris détonne dans l’alignée de films/séries de super-héros que l’on a ces temps, et tant mieux.