Archives de catégorie : Séries

Sons of Anarchy – saison 07 et fin

Sons-of-Anarchy-Final-Season-Title-Card-850x560Précédemment : saison 1saison 2saison 3saison 4saison 5saison 6

Ce billet ne va pas rentrer dans les mêmes détails que déjà racontés sur la série… Réalisation superbe, beaucoup de dureté et de violence, bande son grandiose, acteurs au taquet, etc. Vous retrouverez tout cela dans mes billets précédents. Je voulais juste dire quelques mots sur la manière dont cette saison clôt la série. Et pour cela, je ne pourrai pas passer à côté de quelques spoilers, donc n’allez pas plus loin si vous n’en voulez pas.
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Foo Fighters – Sonic Highways

Foo_Fighters_8LP_Sonic_HighwaysEt hop, voici un double billet « série » et « musique » pour parler de Sonic Highways, le huitième album des Foo Fighters. On ne présente plus ce groupe emmené par Dave Grohl et monté au firmament du rock, une référence, un mythe. Après le très bon Wasting Light, cet album était vraiment attendu. Surtout avec la manière dont il a été enregistré. Le groupe est parti sur une façon de faire un peu particulière puisque chacun des 8 titres a été enregistré dans une ville différente, dans un studio particulier avec son histoire, son son, ses références, en se plongeant à chaque fois dans l’histoire musicale de la ville en question, invitant la plupart du temps des musiciens locaux en guest. En est sortie une série diffusée autour de la sortie de l’album, elle aussi intitulée Sonic Highways, et qui se voit comme une espèce de musée de la culture musicale américaine, de la Nouvelle Orléans à New York en passant par Seattle ou Los Angeles, les influences sont diverses, et on se plaît à (re)découvrir les groupes et musiciens emblématiques du jazz, du blues, du rock, du metal, du hip hop, du funk et autres. Des gens qui ont jalonné et façonné notre culture musicale contemporaine au cours des décennies passées. Continuer la lecture

House of Cards – saison 02

8c8ef7f43becad7720f8f09cf9ca184bLa saison 1 de House of Cards m’avait beaucoup plu et j’ai donc enchaîné de suite avec la saison 2. Bien entendu, avec l’ascension du protagoniste principal (difficile de parler de « héros ») Frank Underwood, les intrigues prennent une ampleur encore plus importante. Le premier épisode de la saison donne d’ailleurs directement le ton avec une scène particulièrement dure et limite « What the fuck? » quand même ; pour tout dire, je pensais qu’on était dans l’imagination de l’un des deux protagonistes qui allait se réveiller et retourner à la réalité. Mais non cette scène d’une violence inouïe dénote une évolution du personnage Underwood ; on le savait déjà capable d’aller très loin, il franchit une étape de plus qui le montre réellement prêt à tout. Du coup toute la saison prend de l’envergure et les coups tirés sont certes toujours plus verbaux ou médiatiques que sortis d’armes à feu, mais cela devient une véritable guerre ouverte et non plus froide et larvée comme avant. Et ça va presque trop loin. On assiste à un jeu de ping-pong entre des puissants réputés intouchables qui mettent en jeu toutes les ressources à disposition pour ne pas se laisser faire. Et ça va très loin. Cynisme, cruauté, absence totale de scrupules, manipulation, mensonges, humiliation, tout y passe.

La réalisation est toujours magnifique, le jeu des acteurs et toujours de grande qualité, la musique, la photographie, tout est de très très haute qualité. On a toujours de très savoureux moments, en particulier ces monologues de Frank Underwood face caméra qui nous explique ce qu’il fait. Comme si on pouvait justifier de telles actions. Mais là où la première saison démontrait une tension larvée et contenue dans les couloirs des institutions, on franchit ici une étape qui va peut-être parfois trop loin. Cette espèce de course à l’armement pour frapper toujours plus fort que le coup précédent de l’adversaire va trop loin. La série reste très bonne et on s’y accroche avec plaisir, mais la nouvelle dimension lui retire un côté potentiellement crédible pour verser dans le « too much ».