Mission Impossible : Rogue Nation

RoguenationDans la catégorie « film d’action qui en envoie plein la gueule », la franchise Mission Impossible se porte plutôt bien, depuis le premier opus il y a déjà 20 ans (ça nous rajeunit pas tout ça). Autour de Tom Cuise, porteur du truc, différents réalisateurs (et pas des moindres) se sont succédés, avec des résultats plus ou moins bons, mais jamais mauvais, faisant à chaque fois un blockbuster d’action au moins sympathique. Ce Rogue Nation, 5ème film de la franchise, pousse le bouchon toujours plus loin dans la gamme des emmerdes envoyées à la gueule des héros. Parce que cette fois on part carrément de l’idée que la MFI (Mission Impossible Force) est complètement démantelée et ses agents rattachés à la CIA parce que ça devenait trop n’importe quoi au niveau des méthodes (alors que l’on sait la CIA irréprochable bien entendu). Oui mais voilà, dans le même temps, Ethan Hunt est capturé par un sombre réseau terroriste, le Syndicat, dont aucune autorité ne veut admettre l’existence parce que on n’a pas de preuves. Suite à un concours de circonstances peu banal (d’autant qu’on ne sait même pas vraiment ce que le Syndicat voulait de Hunt), notre héros s’échappe. Persuadé de voir là une conspiration mondiale, il reprend contact en sous-marin avec ses anciens co-équipiers et parcourt le monde incognito, mais recherché par toutes les agences de renseignements, afin de mettre un terme aux agissements du Syndicat (qui existe vraiment, dingue, ç’aurait été fun que cette organisation n’existe que dans l’esprit de Hunt). Action, poursuites, combats, cascades, acrobaties, bastons, plans improbables, déguisements, technologie WTF, twists scénaristiques (en général faciles à voir venir), la recette de Mission Impossible est reprise encore une fois.
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Les Quatre Fantastiques (2015)

290362Il y a des fois comme ça où on commet des erreurs. Malgré les critiques désastreuses, je me suis quand même lancé dans le visionnement de cette nouvelle mouture des Quatre Fantastiques. Ces héros ont quand même pas mal bercé mon enfance, je les trouve vraiment sympas, et il y a de quoi faire quelque chose de bien. Et puis leurs deux précédentes incursions au cinéma étaient déjà franchement pas top (pour être poli), donc on pouvait attendre du mieux. Et puis il y a Josh Trank à la réalisation, oui le gars derrière le très bon Chronicle (soit ce film a été un hasard, soit le réalisateur a ici été brimé par la production). Et puis Kate Mara au casting (Rhaa lovely quoi). Et ben finalement je m’en suis mordu les doigts de m’être lancé dans cette aventure. Ce fut plus qu’ardu.

Ce reboot des aventures des Quatre Fantastiques prend donc le parti de nous conter leur « origin story », d’où ils viennent, qui ils sont, et comment ils arrivent tout de suite à vaincre leur plus puissant et plus célèbre adversaire, le Docteur Fatalis. Ouais ouais, tout ça en un film d’1h45 en gros. Avec 45 première minutes extrêmement poussives tentant de nous poser des personnages à la psychologie si fine que 5 minutes auraient suffi. Puis un bon moment à se traîner autour de l’apparition des pouvoirs. Avant d’arriver à une scène d’action vite expédiée sans grands enjeux et mal foutue.

Le film est mou, mal joué, avec des effets spéciaux qui ne cassent pas des briques. C’est lent, avec un rythme inexistant. On a des héros aussi charismatiques que des carpes neurasthéniques. Vous pouvez passer votre chemin donc.

Iggy Pop – Post Pop Depression

IggyPop-Post-Pop-DepressionNouvel (et annoncé dernier) album de l’iguane le plus célèbre du rock, ce disque est plus qu’un album d’Iggy Pop ; la pochette annonce directement la couleur en nommant aussi Josh Homme (Queens of the Stone Age, Eagles of Death Metal, Desert Sessions, etc., un des plus grands boss du rock contemporain, qui a porté la composition de cet album), Dean Fertita (Queens of the Stone Age aussi) et Matt Melders (Arctic Monkeys). Pas des manchots donc, pour un disque absolument renversant rempli de pur bonheur. Pop et Homme ont enregistré et produit l’album à leurs frais, s’engageant tous les deux personnellement à fond pour nous sortir une véritable perle.

Sur chaque titre, la voix grave et rauque d’Iggy Pop survole des riffs acérés et des sons de guitare reconnaissables comme portant la patte de Homme. C’est avec plaisir que l’on laisse s’enchaîner des titres prenants et des tubes imparables comme l’introductif Break Into Your Heart, qui place tout de suite la barre très haut. Tous les titres sont incroyables, avec une ambiance toujours très forte. Post Pop Depression est à n’en pas douter l’un des grands albums 2016. A mettre dans vos cages à miel d’urgence!