Dimanche, alors que je faisais le kéké à Cannes au milieu de plein de zouaves ludiques, c’était jour de votation en Suisse (rassurez-vous, j’avais voté bien avant de partir). Pour les enjeux et mes positions, je vous renvoie à ce billet. Je suis donc à moitié content des résultats. Le gros succès de la journée a été la participation, se montant à plus de 60% (24 ans qu’on n’avait pas vu ça, et encore à l’époque près des 80% des citoyens s’étaient prononcés). Pour une fois, on a l’impression que les résultats exprimés reflètent réellement l’avis d’une proportion plutôt représentative des citoyens (je ne parle pas de la population puisqu’une bonne part de celle-ci est encore et toujours exclue des décisions politiques fédérales, quel que soit son degré d’implication et d’intégration dans la société). Le même jour se tenaient une tripotée de sujets cantonaux aussi, ainsi que les élections communales sur Vaud, ce qui fait que la journée a été bien suivie par le peuple. Et c’est tant mieux. Continuer la lecture
Reue de web – S05E08
Politique
La moitié des Suisses mécontents de la politique… Est-ce que ces gens s’engagent en politique pour y changer quelque chose? Est-ce qu’au moins ils votent?
Et le retour de l’achat de nouveaux avions de combat.
Jeux
Les résultats de L’As d’Or/Jeu de l’année. Continuer la lecture
The Strain – saison 02
Après une première saison qui avait bien posé la situation et lancé la mécanique, la deuxième saison de la série horrifique The Strain a passé la vitesse supérieure puisque maintenant nos infectés vampiriques sont vus, plus ou moins connus, que la population ressent la crise, que les autorités tentent de combattre le problème, et que nos héros ont développé les compétences nécessaires au bastonnage de méchants pas beaux. Et c’est bon. L’ambiance générale est toujours aussi crasseuse, sombre, dure, violente. Et les contrastes avec les passages à l’extérieur de la ville ou les flashbaks sont d’autant plus saisissants avec une différence de ton énorme. On est toujours dans une machination sombre et dotée de ramifications incroyables dont on se demande comment les héros pourront sortir. L’apparition de nouveaux camps (Les Anciens, Quinlan, Feraldo, Creem, le cardinal, le maire…) permet de donner un côté plus complexe à l’intrigue. Les choses deviennent moins claires, et on évolue dans des zones grises. Les héros, à commencer par Ephraïm, montrent leurs parts d’ombre et ce n’est pas toujours joli à voir. La question se pose de jusqu’où peut-on aller pour sauver l’Humanité tout en restant soi-même humain.
On est dans une série réellement adulte, avec ses moments gore, ses problématiques et thématiques difficiles, son ambiance sordide. C’est du tout bon, si l’on aime le genre.
