The Hateful Eight

the-hateful-eight-posterJ’ai l’habitude de dire que Tarantino, on aime ou en déteste, rarement dans l’entre-deux. Le cinéaste déclenche des avis souvent très radicaux, et souvent à cause des mêmes points. Ce nouveau long-métrage reprenant la plupart des tics du réalisateur, ma phrase du dessus me semble toujours valable. Pour ma part, je fais partie de ceux qui aiment ce qu’il fait. Et The Hateful Eight (Les Huit Salopards en vf) ne fait pas exception. Après son très bon Django Unchained, Tarantino revient au western donc. Mais cette fois au lieu d’une quête faisant voyager à-travers pas mal de paysages, on a un quasi huis-clos tendu.

Ici on commence avec une diligence filant dans les terres enneigées. En plus du conducteur, deux passagers, un chasseur de primes bourru et sa prisonnière au tempérament bien trempé. En route, ils vont trouver deux voyageurs à pied qui vont intégrer le véhicule. Il faut dire que l’arrivée d’un énorme blizzard pousse un peu tout ce petit monde au cul pour aller se réfugier dans une bicoque connue pour être un havre de repos au milieu de la campagne. Là-bas, quatre personnes attendent. Bien évidemment, tout ne va pas être de tout repos. Entre un deuxième chasseur de primes, la prisonnière qui vaut plein de thunes sans que l’on sache vraiment ce qu’elle a fait, un sheriff fraîchement nommé, un anglais, un mexicain bourru, un ancien officier sudiste et un taciturne planqué dans un coin, on a là une galerie de personnages très intéressante. Ces gens ont tous leurs petits (ou gros) secrets qui vont se révéler explosifs une fois exposés. Il faut dire que les liens entre eux sont souvent plus forts qu’on aurait pu le croire au premier abord. Le tout va gentiment virer bien évidemment à un déchainement de violence qui donnera un climax bien sanglant. En dire plus serait spoiler les diverses révélations qui rythment le film. Continuer la lecture

Revue de web – S05E04

revue_de_web-2016Société

Est-ce que l’on va commencer à se préoccuper sérieusement se la montée du niveau de la mer?

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Autour du super trend « sans gluten ».

Alors, on continue à bosser ou pas avec le RBI?

Barbie dans différentes morphologies, une révolution?

Le si beau mythe de la croissance. Continuer la lecture

50 nuances de Grey

Jamie-Dornan-tombe-la-cravate-sur-son-poster-de-50-nuances-de-Grey_portrait_w532Comme avec Twilight en son temps, j’ai décidé qu’un peu d’honnêteté intellectuelle ne faisait pas de mal. J’ai donc perdu deux heures de ma vie pour pouvoir confirmer ce que je pressentais plus que fortement : ce film est à chier. Mais bon maintenant je peux clairement dire pourquoi. En fait il serait plus court de dire ce qui va bien là-dedans, mais ça reste difficile à trouver. Je vais donc rapidement expliciter quelques uns des points rendant le film si mauvais…

Scénario

Euh comment dire…? Sans être vulgaire… c’est vide. Convenu, rempli de stéréotypes même pas utilisés correctement. Lent, sans intérêt. En gros il ne se passe rien.

Rythme

Absent, c’est plat, morne, lent… long, très long.

Réalisation

Aussi plate que le rythme et le scénario (et que le corps de l’actrice principale). L’avantage, c’est que la forme rejoint le fond. Allez, on notera quand même quelques jolis plans sur la ville depuis les hautes fenêtres ou l’hélico. On est dans un truc lisse et sans saveur. Tellement plat que même les scènes les plus osées ne sont guère émoustillantes (il y a plus de nudité frontale dans un blockbuster hollywoodien grand public que dans ce film).

Acteurs

Acteurs? Où ça? Le film repose sur la relation entre deux personnages qui sont creux, mornes, lisses et inexpressifs. Alors bon du coup difficile de se sentir happé dans quoi que ce soit.

Et puis je ne vais pas insister sur l’image à côté de la plaque que ce film donne du monde BDSM ; votre Google-fu vous aidera à découvrir ce que le milieu en question pense du film. Du nawak.

Donc oui c’est nul, Vous pouvez continuer à le fuir…