The Dead Weather, c’est un peu un regroupement de grands noms du rock qui fait envie. Je vous avais déjà parlé de leurs deux premiers albums : Horehound et Sea of Cowards. Cinq ans plus tard, voici leur nouvelle galette, Dodge and Burn. En gros on prend les mêmes ingrédients pour une recette toujours aussi diablement efficace. Dès le riff d’intro de I Feel Love, on reconnaît le son et le style, avec cette patte de Jack White qui est vraiment fortement présent dans les sonorités de l’album ; ce qui n’est pas un mal, le monsieur étant quand même un grand songwriter). Sur des rythmes rock, la voix d’Alison Mosshart envoie toujours autant du bois. Mes commentaires des albums précédents restent valables, sauf qu’on a peut-être plus de virées un peu plus tordues que sur les deux premiers albums, on est peut-être moins dans la « facilité » (j’utilise ce terme à l’échelle de ces musiciens qui sont très bons et donc on peut attendre vraiment pas mal d’innovation), par exemple un Three Dollar Hat assez surprenant. Les titres s’enchaînent dans ce mélange de rock/blues devenu la marque de fabrique de The Dead Weather. Bref, c’est du bon son pour vos oreilles, allez-y…

Mais que voilà un réjouissant et prenant film de SF/anticipation. Eva est un film de 2011, franco-espagnol, et déjà là on sort des sentiers battus propres à la SF hollywoodienne à gros budget. Le film se déroule en 2041, dans un monde où la robotique est devenue extrêmement courante et codifiée. L’environnement est vraiment surprenant et très agréable. On a un côté très proche de notre époque avec tout plein de choses qui sont exactement ou sensiblement les mêmes. La voiture au look même un peu old-school a un affiche numérique sur le pare-brise, la maison super-traditionnelle a une serrure ultra-moderne, etc. Et partout des robots, qu’ils soient humanoïdes ou pas. Et un look de la technologie très rétrofuturiste avec des machines qui semblent dater d’il y a un moment capables de traiter des trucs super complexes. Le tout rend une ambiance assez géniale. La question du fond n’est même plus ici celle de l’intelligence artificielle mais celle de l’émotion artificielle avec toute la question de savoir quand est-ce que l’on passe de l’humain à la machine. Peut-on différencier l’un de l’autre (référence à un monument de la SF, le fameux Blade Runner)?
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