La pochette de l’album (et la suite des artworks intérieurs) pose tout de suite le truc : les Eagles of Death Metal sont de retour, et les petits gars sont toujours aussi à fond dans leur délire. Leur dernier opus remonte à sept ans quand même. Une si longue attente pour retrouver les mêmes plaisirs simples d’un rock classique, binaire, basique, mais fabuleusement rythmé et superbement bien traité. Les gugusses aiment ce qu’ils font et ça se sent. pas une chanson qui traîne, tout est prétexte à du air guitar et du chant sous la douche. Dès le « Complexity » d’introduction, on retrouve la patte du groupe qui saura faire se trémousser même les plus irréductibles. Rythmique carrée, riffs imparables, voix de crooner, tout y est. Que l’on soit dans le un peu plus énervé comme sur « Got A Woman », « Got The Power » ou « The Reverend », ou alors plus soft comme le très bon « I Love You All The Time » ou « Skin Tight Boogie », on sent toujours les mêmes influences remontant au rock le plus carré qu’il y ait. L’album est bourré de tubes et s’écoute avec un plaisir non dissimulé.
EoDM ne réinvente pas la poudre, ils ne changent pas leur fusil d’épaule, on est dans la même ligne. Aux côtés des riffs, l’humour et le délire bête sont toujours présents. Et ça aussi c’est bon. Miam, très bon album (en plus il est toujours de bon goût d’exhiber la pochette chez soi).

Culture
Ca y est, j’ai vu Pixels, le film au principe absolument délirant qui me faisait de l’œil. Et finalement je suis bien content de ne pas avoir payé le prix excessif d’une place de cinéma pour aller le voir. Pixels est tiré d’un court métrage sympathique et a un super fond, sur le papier. Lorsqu’une sonde est envoyée dans l’espace au début des années 80 vers de potentielles civilisations extraterrestres, elle contient entre autres des images de jeux vidéos censés être représentatifs de la culture de la Terre. Oui mais voilà, comme tout le monde le sait, les jeux vidéo c’est violent. Et les aliens qui ont trouvés la sonde ont pris cela comme une déclaration de guerre. Les voilà donc qui débarquent sur Terre sous la forme de personnages de jeux vidéo. Humanité et aliens disposent chacun de 3 vies et le perdant décidera si la Terre est détruite ou pas. Il en résulte donc une série de matchs inspirés des classiques des jeux vidéos de l’époque mais en version grandeur nature, pour déterminer le sort de notre planète. Franchement sur le papier cela a tout pour plaire au public de geeks trentenaires/quarantenaires gamers dont je fais partie. Je dois même dire que la bande-annonce m’emballait pas trop mal. Avec Chris Columbus à la réalisation (c’est pas un manche quand même), avec des acteurs comme Michelle Monaghan, Sean Bean, Peter Dinklage, ou même Adam Sandler (qui sait porter des comédies bien délirantes), on avait de quoi espérer du bon.