X-Men : First Class

L’autre jour j’ai pris le temps de regarder ce X-Men : First Class, un film fort sympathique qui m’a permis de passer un très bon moment. Il nous raconte les débuts des fameux X-Men, la jeunesse de Charles Xavier et de Magneto, leur rencontre, la découverte des mutants par l’humanité, la séparation entre les deux groupes antagonistes, et tout plein  de trucs qui vont avec.

On retrouve donc dès le début la fameuse enfance de celui qui n’était pas encore Magneto, dans un camp en Pologne pendant la Seconde Guerre Mondiale ; cela permet de coller au parallèle qui a toujours existé dans la mythologie X-Men avec les mutants vus comme des être rejetés, soumis à l’opprobre et à la vindicte du commun des mortels qui les considèrent trop différents. Il va y découvrir son pouvoir de manière particulièrement douloureuse. Ailleurs, le jeune Charles Xavier (pas encore paralysé) s’est déjà rendu compte de sa différence, et il va rencontrer une autre mutante qui va le faire se sentir moins seul. Le film va montrer la rencontre de ces deux puissants personnages qui, malgré leurs différences de perception des choses, vont se trouver un ennemi commun. Le tout sur fond de crise nucléaire planétaire et de presque troisième guerre mondiale avec les deux grands blocs manipulés l’un contre l’autre ; un soupçon de crise des missiles de Cuba pour en rajouter une couche, et le film exploite très bien son contexte historique. Les deux compères vont recruter des mutants à l’aide d’une première version de Cerebro (amusant cameo de Wolferine) et ainsi constituer une équipe pour lutter contre les méchants mutants organisés. Les nouvelles recrues sont jeunes et ne maîtrisent pas leurs pouvoirs, il va donc y avoir toute une phase de découverte et d’entraînement pour arriver aux vraies grosses scènes de baston qui dépotent bien. Parce que quand même c’est un peu le but du film, de l’action et du fun. Certes on a des thèmes plus profonds comme la stigmatisation, la ghettoïsation, l’acceptation des autres, l’amour, l’amitié, la fidélité, etc. Mais on est dans un truc fun et héroïque où l’action reste prédominante.

Au final, le film est un très bon divertissement. La licence X-Men avait quand même pris un très mauvais coup avec son 3ème opus ; elle retrouve ici du poil de la bête dans une version rafraîchissante qui nous sert de nouveaux héros dans un nouveau contexte avec des autres rapports. Avec Matthew Vaughn aux commandes (réalisateur du très sympathique Kick Ass), on a quelque chose d’assez bien tourné. Des séquences d’action qui claquent (suffisamment pour que ma femme se plaigne des murs qui vibraient avec le son), un certain humour. On ne s’ennuie pas. Les effets spéciaux rendent bien les pouvoirs parfois très impressionnants (le rayon du type qui a le même nom de famille que Cyclope, les ailes de papillon, etc). Un film efficace où tout est réuni pour atteindre son but de blockbuster divertissant à souhait. Et puis c’est vraiment sympa d’avoir quelques explications, genre d’où vient le casque de Magneto, comment Xavier a été paralysé, etc.

La majorité passe à gauche au gouvernement vaudois

6 mois 1/2, c’est en gros la durée pour laquelle on est certains que le gouvernement vaudois sera à majorité de gauche. Mais le renversement est significatif. D’autant plus qu’il a été amené par une femme, augmentant ainsi leur nombre au sein du collège. Eh oui, hier Béatrice Métraux l’a donc emporté face à Pierre-Yves Rappaz dans le second tour de l’élection complémentaire suite au décès de M. Mermoud. Elle engrange 54% des voies exprimés, pour une victoire relativement confortable. Cela fait franchement plaisir, même s’il restera à confirmer cette majorité au printemps avec les élections cantonales (cf le marathon des urnes). On notera un petit 30% de participation, ce qui reste pas mal au vu de l’usure dans cette course aux élections tout au long de l’année. Continuer la lecture

Bloquer l’ACTA en Suisse : signez la pétition

Voilà, on y arrive. Après des années de négociations en secret et de décisions prises loin de tout processus démocratique, l’ACTA (Anti-Couterfeiting Trade Agreement) entre dans sa phase finale, celle de sa signature. Je ne vais pas redétailler ce qu’est l’ACTA ; je vous propose de (re)lire ce billet ou celui-ci. Je vous recolle juste cette petite vidéo que j’avais déjà postée et qui explique assez clairement les choses (en sachant que ceci s’étend au domaine pharmaceutique par exemple et à toute méthode de distribution des idées et des créations) :

Et puis une autre pour la route, plus récente :

Certains pays sont déjà passés à la casserole, d’autres parmi ceux ayant participé aux négociations sont sur le point de le faire. La Suisse fait partie de ceux-la. Je me suis renseigné sur la procédure exacte d’approbation de l’ACTA dans notre beau pays. Et la réponse de l’Institut Fédéral de la Propriété Intellectuelle est la suivante :

La décision quant à la signature de l’accord ACTA par la Suisse ressort de la compétence du Conseil Fédéral. Une fois signé, l’accord sera ensuite soumis au parlement pour approbation. Vu que les procédures relatives à la signature sont en cours, il serait prématuré de se prononcer sur leur issue à ce stade. Par ailleurs, l’accord ACTA est compatible avec le droit suisse en vigueur, son entrée en force ne nécessiterait donc aucune modification législative.
Le Parlement devra donc se prononcer. À cet effet, j’ai très envie de signaler à nos parlementaires ce qu’est l’ACTA ainsi que ses conséquences désastreuses. Pour ce faire, je vous propose une pétition en ligne que vous trouverez à cette adresse. Signez-la svp. Faites-la signer. Parlez-en autour de vous.
Un point quand même qui fait peur, et je re-cite : « l’accord ACTA est compatible avec le droit suisse en vigueur »… cela semble signifier que notre législation foule au pied la liberté d’expression et le droit à la vie privée tout en faisant tout son possible pour soutenir les ayants-droits et autres grands distributeurs au profits des créateurs. Il y a encore du boulot à ce niveau-là, semble-t-il.