13 novembre 2011, le second tour de l’élection au Conseil des Etats

Il n’y a pas si longtemps se déroulaient les élections au Conseil National et le premier tour pour le Conseil des Etats. Hier avait lieu le second tour sur Vaud, afin de remplir les deux sièges du canton dans cette chambre. Et c’est avec un plaisir certain que j’ai vu l’élection du ticket de Géraldine Savary (PS) et Luc Recordon (Verts), les sortants qui se représentaient. Oui je suis bien content de voir ce duo ré-élu. Ils pourront ainsi continuer sur leur lignée, profiter des acquis et des réseaux mis en place dans les années précédentes pour tenter de faire avancer des idées justes et humaines. On notera que l’élection de Mme Savary semblait très vite acquise, tandis que celle de Luc Recordon a dû attendre que de grandes communes rendent leurs résultats, car il partait assez en mauvaise posture.

On notera surtout que ce second tour voyait le ticket des sortants opposé à un ticket PLR-UDC. Eh oui, Vaud reste un des seuls cantons où une droite classique, traditionnelle, bourgeoise, portée sur l’économie et le libéralisme, s’associe avec un parti à la ligne dure, isolationniste, porté sur la haine et jouant à son gré avec les outils de la démocratie directe de manière parfaitement scandaleuse. Eh oui, même si je ne suis pas d’accord avec l’essentiel des idées du PLR, je peux quand même les entendre, les comprendre, et débattre là autour. Avec l’UDC cela devient beaucoup plus difficile. Le PLR ne vit certes pas sur le même continent que moi, ni avec les mêmes gens autour, mais on a au moins un socle commun pour discuter. L’UDC vit plutôt sur une autre planète, voire une autre galaxie. Cette alliance contre nature, d’autant plus au moment où l’UDC remet en cause la libre circulation nécessaire à l’économie, me semble la principale raison de cet échec. On peut d’ailleurs voir que les listes UDC et PLR ont été les plus modifiées, celles où davantage de gens ont tracé un candidat. Les listes PS et Verts ont été bien plus votées compactes sans changement. Le ticket Savary-Recordon est une vraie alliance, deux personnes qui s’entendent et savent travailler ensemble.

Ma grosse déception? Le taux de participation. Pas surprenant en fait, parce que on pouvait s’y attendre. Mais quand même, on en revient toujours à la même question… Comment se fait-il que moins de 36% des électeurs se sentent intéressés par l’avenir du pays et les grandes décisions qui devront se prendre? Un rapide échange sur Facebook avec une connaissance abstentionniste m’a laissé entendre que de toute manière la langue de bois et les promesses non tenus ne donnent pas envie d’aller voter. Est-ce là le cas de touts ceux qui ne votent pas? Je suis déçu de voir une telle vision du monde politique en entier? Sommes-nous tous, candidats et élus, dans le même bateau? Toutes générations, toutes orientations, tous idéaux confondus? D’autres abstentionnistes dans le coin pour donner leur position? D’autant qu’avec la suite du marathon électoral vaudois, cela ne va pas tellement s’arranger.

The Wire – saison 3

Après avoir étudié les bases du fonctionnement du trafic de drogue dans la rue, puis les difficulté du monde ouvrier chez les dockers de Baltimore, The Wire continue sa peinture sociale très dure sur fond d’enquête policière. Cette fois, les auteurs mettent dans leur collimateur les politiques et l’administration. Bien que l’apparence soit du coup plus jolie, plus clinquante, moins sale, le fond se révèle tout aussi trash que précédemment. J’irais même jusqu’à dire que c’est encore plus dur. Finalement, tout le monde est pourri jusqu’à l’os (voir plus) et y’en pas un pour racheter l’autre. Mais bon, c’est ce qu’on aime aussi dans cette série, et on regarde pas the Wire si c’est pour voir du bisounours. Nous allons ici suivre à nouveau les tribulations de l’équipe spéciale autour de McNulty l’emmerdeur de service. Alors que l’on souhaite les mettre sur un nouveau dealer, ils découvrent que Barksdale sort de prison. Tandis que Bell semble se ranger en tant qu’homme d’affaires. Un nouveau venu veut jouer des coudes pour obtenir des coins de rue. N’oublions pas que Omar est toujours là pour foutre la merde, avec son désir de vengeance. Ca c’est pour la dure vie du terrain. Les hautes sphères ne sont pas en reste. Magouilles et coups dans le dos sont légion là aussi. A commencer par les élections au poste de maire qui se profilent et pour lesquelles les prétendants se mettent sur les rangs, avec souvent la sécurité comme cheval de bataille. Et puis il y aussi l’administration, et les travers de la gouvernance par indicateurs et chiffres. Et les pots de vin aussi, les sommes circulant sous le manteau dans le cadre de permis de construire et autres accélérations de travaux et d’autorisations.

Bref, il y a de la matière, on ne va pas s’ennuyer. D’ailleurs cette saison me semble plus dynamique, plus rythmée que les précédentes. Bon, ce n’est toujours pas la série policière grand public où on résout une enquête et demi par épisode avec des gros flingues et des poursuites partout. Simplement une impression d’un truc plus prenant. D’ailleurs on l’a visionnée en moins de temps que les précédentes.

Continuer la lecture

Scream 4

Il y a quelques temps, c’étaient les annonces de la sortie de Scream 4 qui m’avaient fait revoir la trilogie, avec un bonheur certain il est vrai. En relisant ce billet, je vois toutes les espérances que j’avais placées en Scream 4. Alors bien que le film ne soit pas fondamentalement mauvais, et même mieux que le 3, il n’est pas à la hauteur du premier, c’est bien clair. Décevant en fait, surtout justement avec tout ce que l’on pouvais en attendre. C’est un slasher lambda sans grande originalité, que l’on regardera pour le plaisir de boucler la boucle.

L’histoire? Et bien pour l’anniversaire des 10 ans des meurtres de Woodsboro, on a tout plein de trucs qui se déroulent. Sydney revient dans sa ville pour y présenter son livre, une sorte d’exorcisme de ce qu’elle a vécu. La saga Stab au cinéma a déjà eu 7 épisodes. Le ciné-club local fait une nuit Stab. Et évidemment on a quelqu’un qui endosse le célèbre costume de Ghostface afin de faire couler le sang. On retrouve bien entendu mêlés à cela Gayle et Dewie, mariés et vivant paisiblement à Woodsboro. Bien entendu, le tueur en a après Sydney, mais une nouvelle génération va être mêlé à cela, à commencer par la jeune cousine de Sydney et ses copines. Fausses pistes, moments de tension, suspens, meurtres gores, twist final et révélation, toute la recette y est. Mais la sauce ne prend plus aussi bien. Difficile de dire à qui ou à quoi la faute, c’est un feeling général. Dommage.

Continuer la lecture