En 2008, Dreamworks nous amenait Kung Fu Panda, une bonne surprise fort sympathique. Trois ans après, ils remettent le couvert avec la suite (rappelons au passage le court « Les Cinq Cyclones » pas sorti au ciné, sympa mais sans plus), à savoir évidemment Kung Fu Panda 2 qui sort la semaine prochaine. Avec mon fils on est allés à l’avant-première. Faut dire que le premier épisode l’avait bien marqué (le faisant aller vers le kung fu plutôt que le judo) et qu’il attendait celui-ci avec impatience.
On retrouve donc Po, notre grassouillet panda devenu Guerrier Dragon, vivant au monastère et pouvant compter sur l’aide des Cinq pour mettre à mal les brigands qui sèment la pagaille dans les environs. Adulé, starisé, il répand la topissime attitude partout. Et il se la pète pas mal. Mais il reste lui-même, a toujours de la peine à franchir les grands obstacles ou à monter de longs escaliers, mange comme un goinfre et se révèle toujours aussi bon pour mettre les pieds dans le plat. Ailleurs en Chine, un paon bien méchant, le seigneur Chen, se lance dans l’invasion du pays (et pourquoi pas du monde) grâce à une arme terrible issue d’une technologie nouvelle, arme à même d’abattre les plus grands maîtres de kung fu. Po et ses compagnons vont donc devoir se mettre en quête pour détruire cette machine, ramener le paon devant la justice, et ainsi sauver la Chine et le kung fu… Rien que ça. Bien évidemment, rien ne va être simple dans cette aventure de haut vol qui va voir s’aligner les scènes d’action et d’émotion à un rythme effréné. Plusieurs flashbacks vont nous permettre de comprendre d’où vient Po, son origine, sa jeunesse (après tout, un panda fils d’une oie, vous trouvez ça normal, vous?), liant le tout à l’histoire actuelle évidemment. Et puis y’a pas à dire : Po en bébé panda est ultra craquant et attachant (« trop cute et ultra kawai » comme diraient certains). Les embûches vont s’accumuler, et Po va bien entendu devoir se dépasser pour sauver la situation. Comment? A vous de le découvrir devant ce très bon film d’animation qui détend bien.

Au début de la semaine passée à eut lieu à Paris l’e-G8, un soi-disant pré-sommet du G8 commandité par Nicolas Sarkozy et qui se voulait, sur le papier, un lieu de discussion autour du web afin d’amener aux politiques lors du G8 standard la position des acteurs de cette sphère. Sur le papier, oui, Parce qu’en lieu et place des acteurs du web on retrouve des grands groupes de médias, de pub, des gros poissons, des majors, des politiques, bref en quasi-unanimité des gens qui ne sont que d’un côté de la barrière. Pas ou quasiment pas de représentants de ceux qui font le web, à savoir les utilisateurs, ces millions de personnes connectées sans qui Internet ne serait rien. Où était la société civile dans ce prétendu « débat »? D’ailleurs n’appelons pas cela un débat puisque tous les invités formaient un joli consensus sans que l’on ne laisse libre cours aux avis divergents. Et pourtant, quel lieu de rencontre représente mieux que le web la convergence d’opinions et le débat? Quel autre domaine qu’Internet peut se targuer d’être aussi ouvert? Le web apporte une nouvelle vision du monde, de la rencontre, de la distribution, de la culture, de la communication. Il est la plateforme qui change la donne et redonne à « la masse » la possibilité de s’exprimer haut et fort en se faisant entendre dans le monde entier ; ou tout au moins en ayant la possibilité d’être lu/vu/entendu dans un très grand nombre de pays.