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The World’s End

worldsendLe trio avec Edgar Wright derrière la caméra et le duo Simon pegg/Nick Frost devant a donné de très grands moments, à savoir Shaun of the Dead et Hot Fuzz. Leur dernier délire en date s’appelle The World’s End. Et c’est toujours très très bien… pour peu que l’on aime l’humour déjanté de cette équipe. Moi ça me plaît beaucoup. Il faut imaginer 5 ados en 1990, terminant leur scolarité, et lancés pour faire la Golden Mile, à savoir la tournée des douze pubs de leur petite ville de Newton Heaven ; ce marathon alcoolisé suit un ordre bien précis pour se terminer au dernier, The World’s End. Bien entendu, avec autant de pints, plus les shots, l’herbe et les bastons, nos ados ne vont jamais aller au bout. C’est en 2013 que le leader de l’équipe se rend compte qu’il y a là un bon moyen pour réunir sa bande et faire encore la fête. Gary King n’a pas tellement changé, mais il va aller déranger ses anciens comparses dans leurs petites vies bien rangées et les entraîner avec lui malgré leurs réticences. Voilà donc nos 5 quarantenaires lancés avec plus ou moins de conviction sur cette route des 12 pubs. C’est après quelques bières que les choses vont partir en couilles, et nos héros vont s’apercevoir que la ville est infestée de robots extra terrestres décidés à changer l’humanité et à la soumettre  à leur contrôle. Et ça, nos petits gars, ils n’en ont pas envie. La survie de l’Humanité est alors entre leurs mains. Continuer la lecture

Sunshine

affiche-Sunshine-2005-3Quand Danny Boyle fait de la SF, ça donne évidemment quelque chose de bien. Il nous embarque en 2057, alors que le soleil se meurt. Il va s’éteindre, menaçant ainsi toute vie sur Terre. Bien décidée à se sauver les miches, l’Humanité réussit pour une fois à se bouger le cul et tous ensemble les pays vont envoyer une mission vers le soleil, Icarus, avec une bombe permettant théoriquement de redémarrer l’astre. Voilà 7 ans que l’on a perdu tout contact avec Icarus et la mission est un échec. Icarus 2 prend donc le relais, embarquant tout le stock de matières fissibles de la planète ainsi qu’un équipage de 8 astronautes, dont le créateur de la bombe. Ils n’ont pas droit à l’erreur. L’enfermement, la claustrophobie, la pression de la réussite, la vie cloitrée en petit groupe, tout va se combiner pour taper sur le ciboulot de nos 8 astronautes. Surtout lorsqu’ils vont capter un signal de la part d’Icarus 1. Et là ça va réellement partir en couille. On ne va pas s’étendre sur la plausibilité scientifique de l’extinction du soleil ou du voyage vers l’astre ou encore d’une bomber permettant de le relancer tel un défibrillateur XXL. Mais par contre c’est un film de qualité, prenant et tendu comme la corde d’un arc. Continuer la lecture

A Dance With Dragons

dancewithdragonsEt voilà, retard rattrapé, j’ai fini tout ce qui est sorti de la saga A Song of Ice and Fire avec ce très gros cinquième volume. Et je dois dire que le nom de la saga prend tout son sens avec l’arrivée de l’hiver et les dragons qui prennent du galon. Il s’agit du plus gros des bouquins, et de celui avec le plus de points de vue différents. On suit toujours un personnage à chaque chapitre. Mais ici on les multiplie et on ajoute pas mal de nouveaux (en remplacement des morts assez nombreux). Le bouquin reprend donc la trame temporelle en parallèle du précédent, du moins sans la plus grande partie ; on y suit d’autres personnages dont les intrigues ne touchent pas trop à ceux d’A Feast for Crows. Le dernier tiers va au-delà et renoue certains fils entre eux. J’ai eu la joie de retrouver des personnages que j’apprécie, comme Daenerys et son passage de niveau vers du grosbillisme sur la fin, Tyrion qui va en chier quelque peu encore, ou Jon Snow avec de nouvelles responsabilités (et aussi une fin bien tendue). Il y a un grand nombre d’intrigues à tous les bouts de l’univers, dont certaines qui semblent peu utiles (Arya, je vois toujours pas où cela nous emmène, Bran non plus). Mais globalement on sent bien la progression, même si Martin se laisse toujours aller en longueurs qui ont parfois tendance à trop délayer l’intrigue, à ne pas apporter grand chose. Du coup quel univers! Quelle profondeur! A chaque page ce sont des bouts du monde et de son histoire qui se mettent en place, et plus seulement Westeros. C’est un vrai délice de worldbuilding.

Ce qu’il y a de vache avec ce bouquin, c’est le nombre de cliffhangers en place à la fin. Et quand on connaît le rythme d’écriture de l’auteur, on se dit que ça va être très très long là. Entre Daenerys, Jon Snow, la cité de Meereen, Stannis, l’épilogue, et d’autres, pas mal de choses restent en suspens et mettent bien la pression. Il était vraiment obligé de tout laisser en pan comme ça?

Je ne vais pas m’étaler plus que nécessaire. Ce livre est toujours très bon, bien tendu, et il fait bien avancer le schmilblick malgré quelques longueurs. J’aime toujours autant cet univers de low-fantasy et ses personnages dotés d’une belle profondeur, capables de changer.