Et voilà un film fort sympathique. Ca commence comme un de ces grands classiques, un vrai hommage à Evil Dead en passant, avec le groupe de djeunz qui vont passer un week-end dans une cabane perdue au fond de la forêt pour s’amuser. Il y a la blonde bimbo de service avec son mec le super sportif de l’équipe. La copine de la blonde, intello et plus prude. Le super pote de toujours, fumant des pétards tout au long de la journée et un peu jeté. Et puis le pote du sportif qui vient d’arriver en ville. Quelle belle brochette de clichés! Ils vont donc dans un coin reculé, rencontrent un pompiste redneck angoissant, et trouvent la cabane qui a l’air pas en très bon état, au cœur de la forêt, avec un lac à proximité. Sous la cabane, une cave pleine d’objet un peu particuliers, dont un journal avec une formule en langue ancienne qui fait frissonner. Que du classique! Mais tout cela est entouré de petites scènes nous indiquant qu’il y autre chose, qu’un truc en plus se déroule, et même un truc qui se précise gentiment au fur et à mesure. Et c’est là toute la magie de ce film qui ne va pas s’arrêter au seul survival gore en forêt avec massacre des djeunz un par un ; ça c’est le deuxième tiers du film, lui aussi émaillé de scènes nous précisant de plus en plus ce qui se passe autour de la cabane. Et puis arrive ce fabuleux troisième tiers du film, où les deux parties vont se mêler étroitement dans un superbe délire. Continuer la lecture
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Lockout
Alors là je ne sais plus où mais il m’avait semblé lire quelques commentaires assez positifs sur ce film… Jamais que c’était un monument, faut pas exagérer, mais que c’était un bon film d’action efficace. Alors ou bien ma mémoire m’a trompé (fort possible), ou bien c’était de l’ironie que je n’ai pas captée, ou bien c’était des gens aux goûts douteux. Reste que ce Lockout fait un peu « sous- NewYork 1997 » en ne gardant que des mauvais clichés du truc sans les questions intéressantes que l’on peut y trouver en arrière-fond, le tout un peu modernisé. Lockout nous raconte l’histoire de ce pauvre agent américain superman de l’action et du renseignement qui tombe dans un traquenard, accusé de meurtre et que finalement on envoie dans une super prison en orbite pour sauver la fille du président prise au milieu d’une méga-mutinerie. Au-delà de sa maigreur famélique, ce scénario est d’une platitude incroyable et d’une incohérence totale. Je vais pas dire que tous les films que j’aime ont un scénario en béton armé, mais au moins le traitement de ce dernier sauve souvent la mise. Ben pas ici, parce que en plus c’est pas bien fait.
On reprend l’idée du héros badass qui envoie chier l’autorité avec un sens de la répartie bien trempé et empli de cynisme débordant ; sauf que la sauce ne prend pas. Et là où habituellement j’apprécie assez Guy Pearce, il se farcit ici un personnage froid auquel je n’arrive pas à m’identifier. Bien sûr, il révèle un bon fond sous sa carapace ; bien sûr il tombera amoureux de la jolie fille du président ; bien sûr c’est un vrai gentil qui n’a rien à se reprocher ; bien sûr il est victime du complot ; bien sûr c’est un surdoué des techniques de combat, d’infiltration et de renseignement, encore mieux que Jack Bauer. Et rien ne vient briser cette carapace au final bien creuse. Même le jeu d’acteur ne donne pas d’intérêt au personnage. On est bien loin du fabuleux Snake Plisken.
Un film largement dispensable ; on trouvera très facilement bien mieux dans la catégorie gros film d’action sans réflexion.
Sons of Anarchy – saison 5
Voilà, une nouvelle saison qui s’achève après 13 épisodes particulièrement poignants.
Pour celles et ceux qui n’auraient pas suivi :
Alors que d’autres séries auraient tendance à s’essouffler après tout ce temps, celle-ci est plus forte que jamais. Que d’émotions et de bonnes intrigues là dedans! Sons of Anarchy reste une série au top du top, très nettement l’une de mes préférées, avec une qualité qui ne faiblit pas. Bien au contraire.
Après le terrible geste de Tig à la fin de la saison 4, un nouvel homme entre en scène, Damon Pope, un très très gros bonnet, du genre qui ne se salit même plus les mains et qui est très en haut de l’échelle. Du genre qui pourrait anéantir le gang en claquant des doigts. Du coup, il faudra manœuvrer avec précaution. Si on rajoute la présence toujours de l’IRA et du cartel mexicain, de la CIA, du sheriff, nos petits bikers ne vont pas s’ennuyer. Surtout que l’on s’en prend à eux, à leurs proches, que l’autorité toute fraîche de Jax est sapée. Ici la violence entre le gang et l’extérieur, mais aussi à l’intérieur du gang, prend encore une autre dimension. Mais surtout les personnages souffrent, vraiment. Celles et ceux qui n’aiment pas trop voir morfler leurs personnages fétiches devraient éviter de regarder cette saison parce que là on déguste sévère. Continuer la lecture
