Me voilà de retour sur Tamriel. Ah, que d’heures passées sur ces terres si accueillantes! J’ai découvert les lieux avec Daggerfall (1996, ça me rajeunit pas tout ça), une révolution dans le monde du jeu vidéo. jamais je n’avais vu un truc aussi gigantesque, aussi ouvert, avec autant de possibilités. La série des Elder Scrolls est sans doute ce que j’ai vu de plus proche du jeu de rôle dans un jeu vidéo. Les possibilités sont ouvertes, et on peut amener son personnage à faire tout plein de choses idfférentes, y compris s’en foutre complètement de la quête principale. Je me souviens de cette époque où j’explorais un territoire immense, avec des PNJs par paquets, des quêtes par tonnes et un nombre purement incroyables de donjons générés aléatoirement pour aller faire mumuse et tataner du monstre en ramassant trésors et points d’expérience. Avec des livres et des parchemins racontant plein de trucs sur le monde et lui donnant une profondeur jamais vue. Un système en vue à la première personne, avec des compétences évoluant selon celles que l’on utilise et/ou entraîne (et non de manière artificielle par simple passage de niveau). La possibilité de personnaliser son personnage à l’envie. Que du bonheur! Avec le recul, dieu que c’était moche mais pour l’époque c’était en plus très beau.
Archives par étiquette : action
The Wire – saison 3
Après avoir étudié les bases du fonctionnement du trafic de drogue dans la rue, puis les difficulté du monde ouvrier chez les dockers de Baltimore, The Wire continue sa peinture sociale très dure sur fond d’enquête policière. Cette fois, les auteurs mettent dans leur collimateur les politiques et l’administration. Bien que l’apparence soit du coup plus jolie, plus clinquante, moins sale, le fond se révèle tout aussi trash que précédemment. J’irais même jusqu’à dire que c’est encore plus dur. Finalement, tout le monde est pourri jusqu’à l’os (voir plus) et y’en pas un pour racheter l’autre. Mais bon, c’est ce qu’on aime aussi dans cette série, et on regarde pas the Wire si c’est pour voir du bisounours. Nous allons ici suivre à nouveau les tribulations de l’équipe spéciale autour de McNulty l’emmerdeur de service. Alors que l’on souhaite les mettre sur un nouveau dealer, ils découvrent que Barksdale sort de prison. Tandis que Bell semble se ranger en tant qu’homme d’affaires. Un nouveau venu veut jouer des coudes pour obtenir des coins de rue. N’oublions pas que Omar est toujours là pour foutre la merde, avec son désir de vengeance. Ca c’est pour la dure vie du terrain. Les hautes sphères ne sont pas en reste. Magouilles et coups dans le dos sont légion là aussi. A commencer par les élections au poste de maire qui se profilent et pour lesquelles les prétendants se mettent sur les rangs, avec souvent la sécurité comme cheval de bataille. Et puis il y aussi l’administration, et les travers de la gouvernance par indicateurs et chiffres. Et les pots de vin aussi, les sommes circulant sous le manteau dans le cadre de permis de construire et autres accélérations de travaux et d’autorisations.
Bref, il y a de la matière, on ne va pas s’ennuyer. D’ailleurs cette saison me semble plus dynamique, plus rythmée que les précédentes. Bon, ce n’est toujours pas la série policière grand public où on résout une enquête et demi par épisode avec des gros flingues et des poursuites partout. Simplement une impression d’un truc plus prenant. D’ailleurs on l’a visionnée en moins de temps que les précédentes.
Scream 4
Il y a quelques temps, c’étaient les annonces de la sortie de Scream 4 qui m’avaient fait revoir la trilogie, avec un bonheur certain il est vrai. En relisant ce billet, je vois toutes les espérances que j’avais placées en Scream 4. Alors bien que le film ne soit pas fondamentalement mauvais, et même mieux que le 3, il n’est pas à la hauteur du premier, c’est bien clair. Décevant en fait, surtout justement avec tout ce que l’on pouvais en attendre. C’est un slasher lambda sans grande originalité, que l’on regardera pour le plaisir de boucler la boucle.
L’histoire? Et bien pour l’anniversaire des 10 ans des meurtres de Woodsboro, on a tout plein de trucs qui se déroulent. Sydney revient dans sa ville pour y présenter son livre, une sorte d’exorcisme de ce qu’elle a vécu. La saga Stab au cinéma a déjà eu 7 épisodes. Le ciné-club local fait une nuit Stab. Et évidemment on a quelqu’un qui endosse le célèbre costume de Ghostface afin de faire couler le sang. On retrouve bien entendu mêlés à cela Gayle et Dewie, mariés et vivant paisiblement à Woodsboro. Bien entendu, le tueur en a après Sydney, mais une nouvelle génération va être mêlé à cela, à commencer par la jeune cousine de Sydney et ses copines. Fausses pistes, moments de tension, suspens, meurtres gores, twist final et révélation, toute la recette y est. Mais la sauce ne prend plus aussi bien. Difficile de dire à qui ou à quoi la faute, c’est un feeling général. Dommage.
