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Little Brother

Comme il faut un début à tout, j’ai lu mon premier bouquin de Cory Doctorow. J’avais beaucoup entendu parler du monsieur, un grand défenseur des libertés sur le web, de la distribution libre de la culture, de tout plein de choses du genre. Pas étonnant donc que ses bouquins se retrouvent sous licence Creative Commons et soient distribués gratuitement en format électronique, ce n’est qu’une juste application de ses idées. Juste ce qu’il faut donc pour me permettre de découvrir son œuvre… et pour me donner envie d’acheter ses bouquins parce que ça me plaît vachement et que Doctorow mérite que je le soutienne. Ben ouais, c’est ça le paradoxe qui défrise complètement les tenants de la distribution classique (aussi bien en livres qu’en musique d’ailleurs) : une culture distribuée gratuitement mais que les gens achètent quand même.

J’ai commencé par Little Brother, dont j’avais entendu parler pour la première fois chez Alias (avec une couche de plus chez les corbeaux). Et ce fut du bonheur. Présenté comme un livre pour ados parce que le héros a 17 ans et que le lecteur peut ainsi s’identifier très facilement, ce bouquin va toucher bien plus de monde. Il traite de toutes ces petites questions de libertés individuelles, droits fondamentaux, surveillance, techniques de contrôle, caméras, hacking, etc. Bref, que du bonheur. Un livre engagé, et dont la lecture pousse à l’engagement, ou tout au moins au questionnement. A une époque où j’ai l’impression que les jeunes sont de moins en moins révoltés et engagés, cet ouvrage est à mettre entre toutes les mains pour réveiller un peu les consciences. Parce que même si c’est romancé, ça se base sur du plausible, de l’existant, du technologiquement juste et à jour (ou disponible demain). Et ça, ça fait peur.

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Doom, le film

Et voilà, encore une licence de jeu video torpillée par une adaptation ciné calamiteuse! Bon, on commence à avoir l’habitude. Mais là, franchement Doom, la référence du jeu de shoot en 3D et en plus qui fait peur, un monument qui a marqué l’histoire vidéoludique. Et là, on en obtient cette… chose. Beurk. J’ai courageusement tenu jusqu’à la fin (tout en faisant un peu autre chose en parallèle pour rendre le tout plus supportable) mais franchement épargnez-vous cette peine. Ce film envoie donc une escouade de marines sur une base scientifique martienne où des expériences ont mal tourné. Et devinez-quoi? Ils vont se faire dégommer un par un par de gros monstres baveux sauf le gentil héros qui va sauver le monde. Mais bon, point ici de satanisme et de démons comme dans le jeu, nan ici c’est les vilaines expériences génétiques de scientifiques sans conscience.

Au programme on retrouve au premier plan une brochette d’acteurs au jeu totalement foireux et inexpressifs ; OK, quand on a The Rock au générique, c’est rarement gage de qualité, mais là on atteint les bas-fonds. Les autres ne sont pas en reste dans le non-jeu effectivement, y compris Karl Urban (pourtant Eomer dans Le Retour du Roi). Il n’y a que Richard Brake qui s’en sort vaguement bien avec un personnage un tout petit peu plus sympa et fantasque que les autres trucs monolithiques. Et puis on notera la jolie présence féminine de Rosamund Pike (parce que faut bien une fille pour faire vendeur).

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CSI – saison 9

9 saisons… Cette série atteint un âge très respectable. Avec ses points positifs et négatifs. Le gros truc, c’est qu’il devient difficile de se renouveler, car au bout d’un moment on a fait le tour des possibilités de meurtres, des mobiles et des techniques d’enquête. Et du coup certains épisodes sonnent creux, comme une redite classique et facile, la série se citant elle-même. Certes, avec le final au cliffhanger terrible de la saison 8, on pouvait attendre un joli arc scenaristique sur la durée, puisque l’on tenait là un bon gros méchant bien dodu. Et bien non, on coupe court et c’est emballé-pesé en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Dommage, vraiment dommage. D’ailleurs cette saison perd l’habitude qu’ils avaient pris de nous mettre des intrigues sur la durée, des tueurs qui reviennent, des sales coups se répercutant plus loin. C’est aussi dommage.

Par contre, cette saison 9 a l’avantage de relancer la machine en faisant sortir de scène Grissom. Le nouveau personnage (je ne dirais pas « remplaçant » vu qu’il ne prend pas la place de Grissom, plutôt qu’il remplit un trou) est très intéressant. Interprété par un Laurence Fishburne en forme, Ray Langston est un prof d’université étudiant le comportement de serial killers et qui accepte sans trop réfléchir de tout laisser tomber pour rejoindre la police. Transition un peu rapide et arrivée un peu parachutée, mais au moins ce nouvel élément parvient à changer la dynamique de groupe. Les autres rôles sont toujours bien en place, développant leurs relations. Tout va bien et la mécanique roule.

Ce que je retiendrai surtout de cette saison, ce sont quelques épisodes particulièrement agréables avec des spécificités…

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