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L’année 2011 de ce blog

Et voilà, adieu 2011, bonjour 2012 avec son cortège de nouveautés et de résolutions pour la nouvelle année. Ouais, champagne et tout ça. Dans ce contexte propice aux rétrospectives, je reviens sur mon blog durant l’année. Tout d’abord je suis très content de voir progresser le nombre de visites, surtout de visites moyennes ; pas aussi fortement qu’entre 2009 et 2010 mais c’est quand même un plus. Certes, je reste un tout petit bout de truc dans l’immense internet, mais vous me faites plaisir à venir. Et je sais que parmi vous il y a des fidèles. Ceux-là me font encore plus plaisir, tout comme les commentaires que j’espère voir de plus en plus nombreux. Alors même si  le temps moyen par visite et le taux de rebond ne sont pas franchement respectables, ils progressent dans le bon sens.

Si je regarde un peu les articles les plus lus, en dehors de la homepage, c’est sans aucun doute le billet sur la carte SIM de l’iPhone 4 qui l’emporte haut la main, collant un boulevard aux suivants (et les critères de recherche le prouvent). Pour cette année, je vois que le palmarès parle ensuite pas mal de séries télés (Sons of Anarchy, Big Bang Theory, Avatar, Serenity/Firefly font de bons scores) ou de jeux vidéo (Super Mario Galaxy 2, Les Lapins Crétins : La Grosse Aventure, en particulier). Quelques billets politiques et/ou d’humeur qui font aussi de bons scores, en particulier ceux de politique locale sur les élections communales. Le jeu de rôle s’en sort pas trop mal (mon billet sur 2012 Extinction ou celui sur l’écriture de scénarios par exemple). Et la page de téléchargements a repris du poil de la bête depuis qu’elle est en lien sur le SDEN pour la partie Nightprowler. Pas un franc succès pour les pages de galeries photos par contre.

Je ne me suis pas amusé à retenir tous les critères de recherche débiles qui font atterrir sur ce blog, mais quelques uns me reviennent en mémoire au moment de rédiger ce billet : « Fred la salope », « Fred schizophrène », ou encore « tatouage de lapins crétins » et « tattoo lemmings » voire carrément « vieux qui aiment sucher la chatte » (celui-là, franchement, je comprends pas). Mais bon, je suis toujours épaté que des gens arrivent sur ce blog avec des recherches sur des moteurs, parce que j’arrive toujours au moins à la huit-millionième page.

On notera que j’ai pris l’habitude systématique de donner un look plus standard à mes billets, avec une intro plus longue et une photo (toujours de même largeur) qui se voit sur la page d’accueil ; en lieu et place de mon unique phrase d’accroche qu’il y avait précédemment. Je préfère finalement.

Pour la suite, je pense continuer sans grands changements. J’aimerais changer de thème un de ces quatre, pour varier les plaisirs, mais pour le moment je n’ai pas trouvé mon bonheur absolu. D’autant que cela impliquerait de mettre pas mal les mains dans le cambouis. Pour celles et ceux qui me suivent sur Facebook, vous savez que j’aime poster tout plein d’articles de l’actualité que je suis, des fois des trucs sérieux, des fois des trucs bien délirants. Ce sont en général des objets sur lesquels je ne m’étale pas à faire un billet entier. Mais par contre je pense  que je pourrais en relever certains ici sans m’étendre dessus, genre revue de web hebdomadaire. A voir si je tiens le coup et le rythme.

Alors voilà, je vous souhaite une très bonne année 2012, au plaisir de vous retrouver dans le coin…

Bloquer l’ACTA en Suisse : signez la pétition

Voilà, on y arrive. Après des années de négociations en secret et de décisions prises loin de tout processus démocratique, l’ACTA (Anti-Couterfeiting Trade Agreement) entre dans sa phase finale, celle de sa signature. Je ne vais pas redétailler ce qu’est l’ACTA ; je vous propose de (re)lire ce billet ou celui-ci. Je vous recolle juste cette petite vidéo que j’avais déjà postée et qui explique assez clairement les choses (en sachant que ceci s’étend au domaine pharmaceutique par exemple et à toute méthode de distribution des idées et des créations) :

Et puis une autre pour la route, plus récente :

Certains pays sont déjà passés à la casserole, d’autres parmi ceux ayant participé aux négociations sont sur le point de le faire. La Suisse fait partie de ceux-la. Je me suis renseigné sur la procédure exacte d’approbation de l’ACTA dans notre beau pays. Et la réponse de l’Institut Fédéral de la Propriété Intellectuelle est la suivante :

La décision quant à la signature de l’accord ACTA par la Suisse ressort de la compétence du Conseil Fédéral. Une fois signé, l’accord sera ensuite soumis au parlement pour approbation. Vu que les procédures relatives à la signature sont en cours, il serait prématuré de se prononcer sur leur issue à ce stade. Par ailleurs, l’accord ACTA est compatible avec le droit suisse en vigueur, son entrée en force ne nécessiterait donc aucune modification législative.
Le Parlement devra donc se prononcer. À cet effet, j’ai très envie de signaler à nos parlementaires ce qu’est l’ACTA ainsi que ses conséquences désastreuses. Pour ce faire, je vous propose une pétition en ligne que vous trouverez à cette adresse. Signez-la svp. Faites-la signer. Parlez-en autour de vous.
Un point quand même qui fait peur, et je re-cite : « l’accord ACTA est compatible avec le droit suisse en vigueur »… cela semble signifier que notre législation foule au pied la liberté d’expression et le droit à la vie privée tout en faisant tout son possible pour soutenir les ayants-droits et autres grands distributeurs au profits des créateurs. Il y a encore du boulot à ce niveau-là, semble-t-il.

La censure du net selon les Etats-Unis

Alors  que je vous ai déjà parlé plusieurs fois du fameux et catastrophique ACTA qui s’avance, les élus américains arrivent tranquillement avec une loi qui va plus loin encore et qui, en plus, impacterait internet non seulement chez eux mais dans le monde entier. A l’heure actuelle se discute en effet le projet de loi Stop Online Piracy Act (SOPA). Comme d’habitude avec ce sujet, l’intitulé semble sympathique (après tout, arrêter le piratage c’est pas mauvais sur le fond). Par contre sur la forme (et donc les moyens) donnée au projet de loi, il y a beaucoup à dire. Tellement à dire que pas mal de monde s’y oppose. A commencer par les associations de défense de la liberté d’expression et de la vie privée. Mais aussi les éditeurs de logiciels par exemple. Ou Google menaçant de quitter la chambre américaine du commerce si cette loi venait à passer. Des gens qui d’habitude ne s’entendent pas sur le sujet. Ici presque tout le monde semble contre, à l’exception évidemment des fameux ayant-droits, la RIAA et compagnie.

Mais en quoi consiste le SOPA? En gros, cela permettrait à un ayant-droit constatant une utilisation non approuvée des oeuvres qu’il couve de faire bloquer sans procédure judiciaire aucune le site internet incriminé. Allant jusqu’à bloquer tout le site bien entendu, que le contenu incriminé soit réellement illégal ou pas, qu’il provienne d’un contenu généré par les utilisateurs ou par les auteurs du site lui-même. Et tout cela sans que la justice n’ait son mot à dire. L’ayant-droit pourrait obliger le blocage par le FAI, la disparition du site des moteurs de recherche, la fin de tout accord avec les systèmes de paiement type Paypal et la fin de tout contrat de de publicité sur le site en question. Bref, la mort du site. Et en gros la mort d’internet comme espace de liberté d’expression. La fin d’internet tel qu’on le connaît. Tout site à contenu généré par les utilisateurs (de Youtube à Twitter en passant par Facebook et Flickr) pourrait ainsi être victime de ce qu’en font certains utilisateurs.

Et tout ça pourquoi? Au nom d’un système de copyright daté et dépassé, qui n’a pas su s’adapter, et qui n’a rien d’un droit d’auteur ; ce système permettant aux ayant-droits de s’enrichir et privant le public d’un accès à la culture et aux œuvres de l’esprit ne sert en rien les créateurs qui n’en profitent pas réellement.

 

 Crédit photo : SOPA = Less Liberty and more Robo-Justice For All, par DonkeyHotie, licence Creative Commons, sur Flickr