Toujours dans la ligne des groupes découverts en 2014 que je n’ai pas chroniqué au bon moment sur ce blog, je vous présente Truckfighters, avec leur quatrième album tout frais Universe. Ce trio de rock suédois est né au début des années 2000. Il nous distille un stoner profond aux sonorités puissantes. Le son colle bien au nom et on les imagine sur les routes caillouteuses et poussiéreuses du désert californien avec un gros camion bruyant.
Dès l’intro de l’album, Mind Control nous confronte à un riff acéré rejoint par une section rythmique qui envoie du bois, le tout donnant une folle envie de se trémousser en jouant du air guitar. La voix rauque se plaque dessus avec ce qu’il faut d’énergie. L’album déborde d’une énergie communicative, avec d’autres titres comme The Chairman (single de lancement de l’album),Prophet, Dream Sale,… A noter un titre épique, bien long, prenant et envoûtant, Mastodont, qui est juste superbe en clôture d’album.
Truckfighters donc, c’est bon pour vos cages à miel, prenez en quelques doses, ça passe toujours bien.

Quand George Clooney appelle ses potes pour aller batifoler dans son nouveau film, ça nous donne un truc au casting assez incroyable. Puisque Monsieur What Else attire auprès de lui des gens comme Matt Damon, Bill Murray, Cate Blanchett, John Goodman, ou encore Jean Dujardin. Le gratin quoi. Tout ça pour relater une version romancée de l’histoire vraie d’un commando des forces alliées pendant la Seconde Guerre Mondiale, composé de spécialistes en art qui partent sur le front pour tenter de sauver des œuvres ; le but est d’empêcher qu’Hitler ne s’empare du patrimoine de l’Humanité à son seul profit, coupant ainsi les civilisations de toute leur histoire. Bon, je ne m’y connais pas assez pour avoir les détails de la vraie histoire et je pense que plusieurs aspects ont été retravaillés pour mieux passer au cinéma ; mais j’aime bien l’idée de fond, cette volonté de donner finalement une raison à la guerre, de sauver les cultures. Et puis finalement ça change de suivre les vrais soldats du front qui se bastonnent tout le temps. Ici on se préoccupe d’une bande de bras cassés, des anciens, des vieux, dont certains ont un passé militaire plus ou moins oublié, mais pas tous. Le contexte de guerre avec ces gars pas franchement au top et aux grandes gueules forme un contraste intéressant.
Et hop, voici un double billet « série » et « musique » pour parler de Sonic Highways, le huitième album des Foo Fighters. On ne présente plus ce groupe emmené par Dave Grohl et monté au firmament du rock, une référence, un mythe. Après le très bon Wasting Light, cet album était vraiment attendu. Surtout avec la manière dont il a été enregistré. Le groupe est parti sur une façon de faire un peu particulière puisque chacun des 8 titres a été enregistré dans une ville différente, dans un studio particulier avec son histoire, son son, ses références, en se plongeant à chaque fois dans l’histoire musicale de la ville en question, invitant la plupart du temps des musiciens locaux en guest. En est sortie une série diffusée autour de la sortie de l’album, elle aussi intitulée Sonic Highways, et qui se voit comme une espèce de musée de la culture musicale américaine, de la Nouvelle Orléans à New York en passant par Seattle ou Los Angeles, les influences sont diverses, et on se plaît à (re)découvrir les groupes et musiciens emblématiques du jazz, du blues, du rock, du metal, du hip hop, du funk et autres. Des gens qui ont jalonné et façonné notre culture musicale contemporaine au cours des décennies passées.