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Mr Peabody et Sherman

Mr-Peabody-Sherman-new-posterUn dimanche pluvieux et c’est toute la famille qui se rend au cinéma, pour aller voir un film qui n’a pas de restriction d’âge (parce qu’il y a quand même la petiote). On est donc allés voir ce Mr Peabody et Sherman dont la bande-annonce me faisait pas mal de l’œil je dois dire (tiré d’une série animée d’il y a belle lurette que je ne connais pas du tout).

On se retrouve à suivre Mr Peabody, un chien ; mais pas n’importe lequel, puisqu’il s’agit de l’un des êtres les plus intelligents que la Terre ait jamais porté. Féru de toutes les sciences, artiste et sportif accompli, malin et tout, Mr Peabody va être confronté à un nouveau défi puisqu’il décide d’adopter un enfant trouvé dans la rue : Sherman. Et pour lui faire découvrir toutes les merveilles du monde, Mr Peabody a créé une machine à voyager dans le temps, leur permettant ainsi des rencontres complètement improbables. C’est lorsque Sherman arrive à l’école que tout se complique. Il s’embrouille avec une fille et Mr Peabody invite celle-ci et ses parents pour un repas à la maison afin d’aplanir les soucis. Malgré l’interdiction formelle, Sherman va montrer la machine à la fille, qui restera coincée dans une époque historique. le père et le fils vont donc reprendre la machine pour aller la secourir, ce qui va entraîner de nombreuses péripéties à tout plein de lieux/moments de l’historie, tous revisités de manière aussi délirante que ce scénario peut le laisser supposer. On se trouve donc là face à un véritable trip mêlant dans tous les sens des bouts d’histoire marquants pour en faire une série de gags ; pas de volonté de réalisme ou de quoi que ce soit d’autre, aucune prétention à la justesse historique. Continuer la lecture

The Lone Ranger

lone_ranger_1372750249921The Lone Ranger c’est le western décalé tiré d’un feuilleton radiophonique américain et porté par l’équipe de Pirates des Caraïbes, à savoir Bruckheimer et Disney à la production, Verbinsky derrière la caméra et Depp qui s’amuse devant la caméra. Du coup, pas étonnant d’y retrouver le même cocktail d’action-aventure-humour sans prise de tête.

Ce film nous raconte les aventures de John Reid, avocat fraîchement revenu dans l’ouest sauvage après ses études, où il retrouve son grand frère, un ranger du Texas que tout le monde aime. Il y a là l’arrivée du chemin de fer, symbole de la colonisation. Et toute une ville de margoulins et prostituées qui profitent de la main d’œuvre du train. Poursuivant un fameux hors-la-loi, toute l’équipe des rangers est massacrée, sauf John, laissé pour mort et recueilli par un indien complètement cinglé, Tonto. Ce dernier va faire revenir John à la vie, et avec l’aide d’un cheval légèrement magique ils vont tenter de ramener l’ordre et la justice dans cette zone de non-droit. Les compères devront faire face à un complot de grande envergure avec des méchants très méchants et des gentils à sauver. Ceci sera donc prétexte à enchaîner les scènes d’action épiques et époustouflantes sur un scénario certes convenu et sans surprises mais pas non plus des plus mauvais.

Comme dit plus haut, la recette de ce film est la même que celle de Pirates des Caraïbes. On a Johnny Depp qui cabotine comme un chien fou devant la caméra en poussant son numéro de timbré encore plus loin, et qui du coup vole la vedette au héros-titre, ce dernier paraissant un peu fade à ses côtés. On a de l’action dans tous les sens avec des cascades improbables et des scènes d’action qui en mettent plein la vue. On a des références à toute l’histoire du western au cinéma, au lieu des références aux films de pirates. On a des méchants avec de très sales gueules, dont le chef a un acolyte comique. On a un héros noble et amoureux qui cherche à faire le bien. Bref, absolument rien de neuf sous le soleil. Mais la recette prend, et pour peu que l’on sache ce que l’on vient y chercher, on pourra y trouver un bon gros divertissement de type blockbuster. On ne cherchera aucune profondeur/réflexion/morale dans ce film et on se posera avec le pop-corn pour passer un bon moment… Mission accomplie.

Turbo

turbo_affiche_02Et voilà le nouveau film d’animation Dreamworks (à qui l’on doit quand même les Shrek, Madagascar, Kung Fu Panda et autres Dragons, bref, du très bon), avec aux manettes David Soren dont c’est le premier long métrage. Une belle réussite encore! Ce film nous raconte les aventures de l’escargot Théo qui ne supporte pas trop la vie des autres escargots, se fait surnommer Turbo et surtout est un fan absolu de vitesse et de courses de voitures. Au point de tenter des folies incroyables, persuadé de pouvoir aller vite. C’est un accident qui va le transformer et lui donner les capacités d’une voiture : phares, autoradio et vitesse de fou. Il devient dès lors une sorte de super-héros escargot, c’est Flash chez les gastéropodes… Mais rejeté. Avec son frère, il se retrouve soudainement à l’autre bout de la ville, chez un vendeur de tacos éleveur d’escargots qui les fait concourir. Mais avec Turbo tout va changer puisque le type va inscrire notre mollusque aux 500 miles d’Indianapolis. Eh oui!

Turbo est un bon gros délire tout d’abord. Je ne sais pas ce que les scénaristes ont fumé mais rien que le base de l’escargot fan de vitesse et qui tente de passer sous la barre des 17 minutes pour une trentaine de centimètres, c’est assez top. Quand on ajoute la transformation en super-héros ultra-rapide avec toutes les options d’une voiture tunée, les divers personnages du centre commercial, et tout ce qui va avec, on obtient un mix détonnant et vraiment réussi. Même si la fin ne fait pas trop de doute, il y a du suspens, de l’aventure, des retournements de situation et tout ce qu’il faut pour une histoire bien menée. De bons sentiments aussi avec la morale habituelle dans ce genre de film destiné aux enfants. Mais ce n’est pas ruisselant et dégoulinant de mièvrerie, tout cela est bien amené.

Le film est une vraie réussite sur le plan technique aussi. Les sensations de vitesse sont énormes, les animations de qualité, les personnages très réussis (le look des escargots est énorme, et le côté cartoon des humains colle vraiment bien). Et puis il y a ce record du nombre de personnages affichés en même temps à l’écran, pendant la course.

Encore un très bon Dreamworks donc, un film d’animation délirant qui fera passer un très bon moment à toute la famille.