Archives par étiquette : humour

Une vie de chat

Petite séance cinéma avec le petiot, avec bottage en touche de tout blockbuster américain. Cette fois, c’était Une vie de chat, une création française de qualité. A ranger dans la même catégorie « hors-normes et décalé » que des films comme Les Triplettes de Belleville, Kerity, La Prophétie des grenouilles ou encore Mia et le Migou (tiens, je vois qu’il y en a dont je ne vous ai toujours pas parlé). Et ici encore, je reprendrais bien les mêmes termes : chaleur, poésie, histoire, profondeur, attachement,…

Dino est un chat, un gros matou très vif au caractère bien trempé et à la double vie. Le jour il vit en toute quiétude chez Zoé, une petite fille dont le père est décédé et qui s’est depuis enfermée dans un mutisme profond ; une mère célibataire, commissaire de police, débordée et dépassée par les événements s’ajoute à ce tableau aux côtés d’une nounou affable. La nuit, Dino sort toujours, et va en secret retrouver Nico, cambrioleur émérite et de haut rang (ce ne serait pas mieux s’il était d’Alexandrie, non) qui accumule les butins prestigieux. La commissaire mère de Zoé enquête sur Costa, ennemi public numéro 1 et criminel redoutable, qui a assassiné son mari (le père de Zoé, si vous suivez) ; elle en fait une affaire personnelle évidemment. Et du coup délègue à son subalterne l’enquête sur les cambriolages. Et bien entendu ces histoires vont s’entrecroiser…

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Breaking Bad – saison 1

Une grande claque que cette (courte) saison de Breaking Bad, et une belle découverte. Dans cette série, on retrouve Walter White, chimiste émérite cinquantenaire n’ayant au final pas eu la reconnaissance qu’il méritait et qui se retrouve à enseigner la chimie à des ados n’en ayant rien à cirer dans une école du coin. Un fils handicapé, une femme qui ne travaille pas et qui attend leur deuxième enfant, Walter est obligé de bosser à côté en plus, et ce dans un lavage de voitures. Une vie tristounette, monotone, où la passion n’a plus sa place. Un jour, on diagnostique à Walter un cancer du poumon ; grave ; pas opérable. Se sachant condamné, il décide de laisser l’assise financière la plus confortable possible à sa famille. Et comme il n’a plus rien à perdre, il saisit au vol la phrase de son beau-frère qui bosse à la DEA : le deal de méthamphétamine, ça rapporte un max. Walter s’arrange alors pour rentrer en contact avec Jesse, un ancien étudiant devenu dealer, et instaure un marché entre eux. Il va préparer la meth et Jesse va la vendre. Avec ses talents de chimiste, Walter est bien entendu capable de produire la meilleure dope du coin…

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Shrek 4

J’ai pu profiter de ces vacances pour visionner Shrek 4. Au tirage, ma femme avait gagné et était allée au ciné avec notre fils (depuis qu’il y a la petite, c’est plus compliqué d’aller à 3 au ciné). Donc avec l’arrivée du blue-ray à la maison, j’ai pu enfiler la galette et le regarder.

Donc Shrek c’est le genre de concept qui me plaît beaucoup à la base. On prend un gros ogre vert moche et méchant et asocial, on le met dans un univers reprenant tous les contes de fée que l’on revisite et on secoue dans un shaker d’humour. Le premier était une très grande réussite et avait marqué son époque. La suite, ben voilà, c’est des suites. Difficile de se sortir des bases posées et de se renouveler (tout le monde n’est pas Pixar qui a montré les possibilités d’évolution avec son bijou de Toy Story 3). En relisant mon billet sur Shrek 3, je trouve que j’ai été bien gentil à l’époque ; parce que franchement c’était pas si terrible. Sympa, mais sans plus. Ben celui-ci est dans la même veine. C’est sympa, c’est du Shrek. Mais en même temps, il n’y a plus la nouveauté. Alors quand on a une intrigue bien peu épaisse et que les gags sont toujours un peu les mêmes, ben voilà, on ne s’envole pas très loin. Pas que ce soit mauvais, c’est juste pas exceptionnel. Faut dire que le spectateur a de quoi devenir exigeant sur les films d’animation.

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