On arrive gentiment sur la période des fins de saison pour pas mal de séries, avec par exemple cette saison 4 de Person of Interest. Je vais pas vous refaire l’article sur les saisons précédentes (liens en fin de billet). La série confirme s’il en était besoin son ancrage dans notre société de plus en plus obnubilée par le contrôle et la surveillance. Elle pose de très nombreuses questions, au centre desquelles la fameuse « on peut le faire mais doit-on le faire? » typique des sujets d’intelligence artificielle. Et ensuite du poids donné à celle-ci ; ou plutôt à celles-ci puisque l’on a maintenant clairement 2 intelligences artificielles en lutte, dont une qui ne veut rien de moins que dominer le monde (sous le prétexte habituel de le sauver). On a droit à des moments réellement épiques à ce sujet où on se demande comment nos héros pourront s’en tirer ; heureusement que ce sont de vrais héros tous extrêmement doués dans leurs domaines. Parce que là ils sont face à des adversaires de très gros calibre. Il faudra faire des sacrifices et prendre des décisions difficiles.
Avec des acteurs qui tiennent toujours aussi bien la route et une réalisation toujours de qualité, Person of Interest se rajoute une couche d’écriture devenue complexe. Là où ses débuts se montraient simples et essentiellement composés de loners, les épisodes sont maintenant indissociables ; certains arcs scénaristiques demandent même de bien s’accrocher puisqu’il y a davantage de factions et de personnages récurrents. La série passe donc encore une fois à la vitesse supérieure et prend du galon. C’est bien. Reste à voir comment les scénaristes pourront nous dénouer tout cela (reconduite pour une demi-saison 5, cela sent quand même un peu le sapin).
Précédemment :

Constantine fait partie de ces (trop) nombreux héros de comics que je n’ai jamais pris le temps d’aller découvrir sur papier, bien que j’en aie entendu parler en bien. Alors je tente de rattraper mon retard avec cette adaptation télévisuelle qui est fort sympathique. Bon, OK, selon les vrais fans, il y manque toujours quelques chose, et blah blah blah. Mais c’est bien quand même.
Une jolie couverture. Une quatrième de couverture très intéressante. Il n’en fallait pas plus pour que je craque et achète ce bouquin de Raphaël Albert. De la fantasy urbaine, du steampunk, une ambiance de polar, pile poil ce qui ressemble à ma came donc (ou à une de mes cames plutôt). On suit ici, à la première personne, les aventures de Sylvo Sylvain, elfe de son état, immigré dans la grande cité de Panam où il est devenu détective privé. Avec son ami Pixel (petite créature volante), il enquête sur les coucheries diverses. Jusqu’à ce jour où une enquête tout ce qu’il y a de plus minable va le mener au plus profond d’un terrible complot ourdi par de sinistres malfaiteurs. Sylvo évolue donc dans ce Paris revisité à la sauve fantasy (elfes, nains, trolls, magiciens, centaures, sorts, etc.) et steampunk (voitures, dirigeables, flingues, etc.) mais qui garde de nombreux éléments du vrai Paris, comme le fait d’être traversé par un fleuve, la Veine. Au programme, des magistrats pourris, des flics hargneux, des malfrats méchants, une femme fatale, des révélations, un journaliste, un peu d’action. De quoi se divertir un moment.