Dans les séries française on a « Joséphine ange gardien », « Navarro »; « Julie Lescaut » ou « Louis la Brocante », mais on a aussi des trucs bien, souvent moins largement diffusés mais qui méritent qu’on s’y attardent, eux. Parmi ces fictions il y a « Les Revenants », une série produite par Canal+ et basée sur un film éponyme que je n’ai pas vu.
Prenez une petite ville de montagne toute tranquille. Soudainement, des gens qui y vivaient y reviennent. Pas qu’ils étaient juste partis, ils étaient morts. Depuis six mois, 1 an, 5 ans, 40 ans, ils reviennent tous comme ils étaient au moment de leur disparition, sans souvenir d’avoir été morts entre deux. Ils reviennent avec leurs doutes, leurs questions, leurs sentiments, et se retrouvent confrontés à leurs proches, à un monde nouveau qui a changé et évolué sans eux.
La série ne fait pas dans le gore avec gros morts-vivants tombant en lambeaux, ces morts sont intacts. Elle ne fait pas non plus dans l’action à surdose où la ville se ferait dévaster par une armée de zombies. On joue sur la corde sensible ici, et de fort belle manière. Le centre de la série est la réaction des proches au retour de ces disparus. Et en retour la réaction des revenants aussi. Sans compter qu’ils ont une fâcheuse tendance à faire ressortir des placards tous les cadavres (au sens figuré cette fois), démontrant un véritable nœud de vipères dans cette paisible ville pas si tranquille que ça. Mensonges, cruauté, actes cachés, coucheries diverses, pas mal de choses vont remonter à la surface et chambouler la vie des habitants. Et c’est l’accumulation de tous ces petits trucs parfois très sordides, la rencontre de ces différentes histoires, qui va donner tout son sel à la série. Sur la fin de saison, on obtient même un aspect un peu plus sombre, plus « invasion », assez sympa. Continuer la lecture

Petit à petit, je trouve le temps d’avancer dans le visionnement de films dont j’entends beaucoup parler en bien, souvent avec un retard non négligeable. mais bon, l’essentiel c’est d’y arriver. Gran Torino fait partie de ceux-là, et comme souvent je regrette de ne pas m’y être arrêté plus tôt. Réalisé et écrit par Clint Eastwood, il nous parle de Walt Kowalski, vétéran de la guerre de Corée, retraité des usines Ford, dont la femme vient de décéder, et qui se retrouve donc seul avec son chien dans sa maison d’une banlieue d’une petite ville du Michigan. il est aussi le seul occidental dans une zone où les immigrés (surtout hmong) sont partout ; en particulier sous la forme de petits gangs locaux. Bourru, irascible, agressif, Walt garde son fusil sous le coude et enchaîne les tournées de bières seul sur son perron. Lorsqu’il rencontre un jeune hmong tentant de lui braquer sa belle Ford Gran Torino, Walt prend un peu la mouche, mais surtout il prend le gamin sous son aile. S’ensuivra une virée pleine d’émotion, mais très dure, sur le chemin du salut pour cet homme hanté par les exactions de la guerre.
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