Décidément, James Wan me plaît vraiment bien comme réalisateur. Et ce Insidious en remet une couche. On se retrouve certes avec encore un film de maison hantée et de malédiction par une entité innommable, faisant un fort lien avec le très bon The Conjuring. Mais le film se démarque au film par un traitement très intéressant et une résolution bien différente des problèmes.
Le couple Lambert et leurs trois enfants s’installent dans une magnifique nouvelle maison. mais très vite les problèmes vont commencer, en particulier pour Madame qui percevra des choses pas nettes. Quand leur fils tombe d’une échelle et du coup dans un profond coma, le malaise devient plus prenant, jusqu’à ce que l’endroit devienne invivable et que la famille retourne dans leur ancienne demeure. mais le mal les suit, et ils vont devoir faire appel à une l’équipe de médiums spécialisés dans ce genre de malédiction. Cette histoire va contraindre le père à replonger dans un passé qu’il avait oublié, à redécouvrir des choses qu’il aurait mieux valu laisser enfouies.
Comme toujours, James Wan donne dans l’angoissant, dans le tendu, dans le malaise. Tout est fait pour instiller une ambiance réellement noire. Dès le générique le ton est donné avec cette musique dissonante et cet affichage du titre qui nous renvoie aux films d’horreur gothique d’il y a pas mal d’années. D’ailleurs on a à plusieurs moments dans le film cette aspect « daté », sans doute un hommage aux films ayant marqué une époque. Par exemple la salle gothique avec cette brume au sol.
Je reste un peu sur ma faim quand au « climax », à la résolution du truc, qui n’est à mon avis pas à la hauteur de ce à quoi on pourrait s’attendre. Mais cela n’empêche pas ce film d’être très réussi. Et de confirmer le statut de James Wan comme un très grand du film d’horreur.

Alors là il faut dire que NBC (la chaîne) et Bryan Fuller (créateur de la série) ont de sacrées bollocks. Adapter Hannibal, il faut oser. Ce monument de la littérature et du cinéma, en particulier avec le Silence des Agneaux, place la barre très très haut. Il y a tellement de fans, le film a tellement marqué, qu’il y a dès lors une très grosse pression et des attentes très importantes. Mission accomplie. La série est une merveille. Elle prend les choses très tôt en fait.
Quand Danny Boyle fait de la SF, ça donne évidemment quelque chose de bien. Il nous embarque en 2057, alors que le soleil se meurt. Il va s’éteindre, menaçant ainsi toute vie sur Terre. Bien décidée à se sauver les miches, l’Humanité réussit pour une fois à se bouger le cul et tous ensemble les pays vont envoyer une mission vers le soleil, Icarus, avec une bombe permettant théoriquement de redémarrer l’astre. Voilà 7 ans que l’on a perdu tout contact avec Icarus et la mission est un échec. Icarus 2 prend donc le relais, embarquant tout le stock de matières fissibles de la planète ainsi qu’un équipage de 8 astronautes, dont le créateur de la bombe. Ils n’ont pas droit à l’erreur. L’enfermement, la claustrophobie, la pression de la réussite, la vie cloitrée en petit groupe, tout va se combiner pour taper sur le ciboulot de nos 8 astronautes. Surtout lorsqu’ils vont capter un signal de la part d’Icarus 1. Et là ça va réellement partir en couille. On ne va pas s’étendre sur la plausibilité scientifique de l’extinction du soleil ou du voyage vers l’astre ou encore d’une bomber permettant de le relancer tel un défibrillateur XXL. Mais par contre c’est un film de qualité, prenant et tendu comme la corde d’un arc.