Archives par étiquette : intrigue

Person of Interest – Saison 01

J’avais lu pas mal de choses sur Person of Interest, et tout cela avait éveillé ma curiosité. Alors je me suis lancé dans cette série, et j’en suis bien content. Person of Interest est une série créée par Jonathan Nolan (le frère de Christopher et co-scénariste de la plupart de ses films, soit pour moi une bonne référence) et produite par JJ Abrams (qui a certes ses défauts mais aussi pas mal de qualités). Déjà là on part sur de bonnes bases donc.

Cette série nous parle de John Reese, un ancien membre de l’armée, des forces spéciales, de la CIA, un homme de terrain super compétent mais qui, pour une raison inconnue, a disparu, est passé pour mort, n’existe plus ; il vit comme clochard jusqu’à ce que Harold Finch le trouve. Ce Finch est un milliardaire paranoïaque et cultivant le secret sur lui-même et son passé. Finch dispose également d’une machine lui permettant de prédire les actes criminels ; construite à la base pour déjouer les complots terroristes avant qu’ils ne se produisent, la machine sort aussi des crimes peu importants aux yeux des autorités (elle donne le numéro de sécurité sociale de personnes bientôt impliquées, sans distinguer si elles seront victimes ou coupables). Mais Finch a décidé d’agir pour stopper ces crimes. Et il engage notre Reese pour aller sur le terrain et agir en ce sens. Cette base à la buddy movie va nous emmener sur des épisodes classiques type « crime de la semaine ». Mais rapidement divers arcs narratifs vont se monter en parallèle, plus ou moins longs, plus ou moins solides : la relation entre les deux hommes, les flashbacks sur leurs passés respectifs pour soulever les nombreuses et lourdes zones d’ombre, la relation avec les autorités qui les poursuivent, la relation au crime organisé dans la ville, la machine et ceux qui veulent s’en emparer à d’autres fins, etc. Tout cela fait bien monter la sauce et nous propose un show plutôt prenant.

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Cabin Fever

J’avais été un peu déçu du Hostel de Eli Roth, mais avec tout ce que j’ai lu sur le gars, je voulais lui donner une deuxième chance. Comme j’avais vu aussi pas mal de bonnes choses au sujet de son premier long métrage de 2002, Cabin Fever, j’ai opté pour celui-là, et je ne suis pas déçu. On y retrouve un groupe d’ados qui part quelques jours en vacances dans une cabane paumée au fond des bois. Et là on sent pointer de nombreux éléments très classiques. Mais l’ennemi sera bien plus insidieux puisqu’ils seront victimes d’une sorte de virus particulièrement agressif qui détruit la peau dans un genre bien gore. De là, les relations entre eux vont devenir particulièrement tendues. Le titre fait d’ailleurs référence à une sorte de réaction claustrophobique chez des groupes de gens enfermés en lieu clos et isolés du reste du monde, avec toute l’agressivité que cela peut déclencher. Le suspens est bien rendu, la tension monte de très bonne manière, et cet aspect intangible du mal qui rôde est vraiment un plus. Pour une fois, le survival ne se joue pas contre un ennemi de chair et de sang que l’on peut massacrer. Mettre un virus comme adversaire est vraiment sympa. On est à la fois dans le survival, le film d’infecté, de contagion, ce qui donne un joli souffle à ce film qui part sur une base ultra-traditionnelle (d’ailleurs, il y a clairement l’hommage à Evil Dead là-dedans, impossible à ignorer). Continuer la lecture

Moon

Après en avoir lu beaucoup de bien, j’ai vu Moon. Ce film de SF pas comme les autres est un bien bon moment à passer et il distille vraiment une atmosphère particulière (de là à dire que ce film de SF est un OVNI…). On est dans le futur, et une nouvelle source d’énergie a été découverte, l’hélium 3. On l’extrait sur la lune et on l’envoie ensuite vers la Terre. Sur la face cachée de la lune, une base presque entièrement automatisée gère les immenses machines parcourant la surface pour la récolte. Un homme y vit, il est au bénéfice d’un contrat de trois ans… Trois ans seul avec pour compagnon un robot doté de la parole et d’une certaine personnalité. Sam arrive au bout de ses trois ans, se prépare avec satisfaction à retourner sur terre. D’autant plus que les communications directes sont coupées suite à une panne et que les messages prennent du temps dans un sens comme dans l’autre. Trois ans de solitude qui commencent à déteindre sur le mental et la psychologie de Sam. Quelques hallucinations, quelques délires, il serait temps qu’il rentre. Oui mais voilà, tout ne va pas se passer comme prévu. On va s’arrêter là parce que ce serait vraiment, mais alors vraiment dommage de gâcher la suite si vous n’avez pas vu le film. En tout cas, sachez que les révélations vont bon train…

Moon c’est donc surtout une ambiance. Cette base lunaire solitaire, un homme seul, un robot, il y a de quoi y voir des références à plus d’un film de SF. Et pourtant celui-ci, bien que ne cachant pas ses hommages, tisse sa toile et se profile dans son propre genre. La prestation des acteurs rend réellement bien (Sam Rockwell y est grandiose) et la réalisation est au taquet. C’est une franche réussite, avec un scénario solide. Certes, ce n’est pas du blockbusters à grand spectacle avec bombasse de service. Si vous cherchez l’action à tout bout de champ, passez votre chemin. Moon va instaurer une atmosphère profonde, tendue, nous faisant suivre Sam au fil de ses découvertes… Rhhhaaa, j’aurais tant envie d’en dire plus, mais non, vous méritez de pouvoir le découvrir comme je l’ai fait, sans vraiment savoir où vous mettez les pieds, pour la surprise.

Alors voilà, un billet bien court pour un film de très bonne qualité. Je vous le conseille!