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The Box

Allez hop, un petit billet sur ce film qui a certains très bons aspects ; mais pas que… The Box, c’est l’histoire de ce couple de jeunes gens beaux et intelligents à qui la vie semble sourire. Sauf que non tout-à-coup les choses s’écroulent autour d’eux et il ne va plus leur rester grand chose. Un jour madame découvre au pied de sa porte un colis. Dedans, une boîte avec un bouton et un billet disant que le dépositaire va venir les voir. Et il vient, avec sa sale tronche de grand blessé au visage. Il leur explique calmement que, si ils appuient sur ce bouton, ils recevront un million de dollars cash ; mais aussi un inconnu mourra. Ils ont en plus un certain délai pour le faire. De là, nos deux héros vont tomber au sein d’une machination terrible, d’un complot énorme, avec plein de sales coups derrière.

Ce film se décompose vraiment en ses deux parties. La première est géniale, avec toute la question d’appuyer ou pas. On sent la tension, le décompte des pour et des contre, le poids de la morale, des remords, mais aussi de l’argent, du bonheur, d’une vie sans soucis financiers. En gros cette question « est-on prêt à sacrifier un inconnu pour recevoir ce million? » Et franchement c’est super bien emmené.Et surtout cette phrase après que l’homme leur donne l’argent : « Vous ne connaissez pas la prochaine personne qui va avoir la boîte. » Et donc le lourd sous-entendu « c’est vous qui allez y passer s’ils appuient le bouton. »

Puis vient la deuxième partie, le complot, la machination. Et là franchement je suis moins convaincu. Je trouve que ce qui se cache derrière cette boîte, c’est bien moins fun que la boîte elle-même. Toute cette explication capillotractée n’est pas à la hauteur de la tension de la première partie. La toute fin redevient terrible avec de nouveau un choix horrible et une tension énorme. Mais sinon cette deuxième partie est un peu décevante.

Le film est très bien emmené par le duo Cameron Diaz – James Marsden, tous deux très bons. Frank Langella fait aussi une très bonne impression ; en plus son maquillage pour le coup est vraiment une réussite. Globalement, pas grand-chose à redire sur la réalisation, la musique, tout tourne, tout est bien fait. Mais voilà, il y a ce scénario qui fait basculer en une partie très intense et une autre qui part dans le nawak. Une idée de base très bonne mais dont le suivi n’est pas à la hauteur. Dommage. Ca reste quand même un bon petit moment, surtout justement pour la première moitié… et la fin.

Le Hobbit : Un voyage inattendu

Ben oui, je n’allais pas attendre trop longtemps avant d’aller voir ce film quand même. Ca a donc été fait dimanche. En VF parce que avec mon fils. Et en 3D parce que c’était tout ce qu’on avait à disposition. Alors allons-y tout de suite avec le sentiment premier qui se dégage de ce visionnement : yeah, c’était vachement bien! Bien sûr, je sais là que je vais me faire haïr par le djihad rouge tolkienniste hurlant au scandale face aux transformations subies par « l’Oeuvre du Maître ». Ouais mais bon n’empêche que j’ai vachement aimé le film moi. Et que je me réjouis bien d’aller voir la suite. Bon ben voilà, après ces premières lignes d’annonce à l’emporte-pièces, il faudrait quand même que je justifie un peu mon propos.

Et tout d’abord que je précise que Le Hobbit a habité la fin de mon enfance et une bonne part de mon adolescence. Je l’ai lu à peu près autant de fois que le Seigneur des Anneaux (c’est-à-dire plusieurs) et j’aime beaucoup. Avec ses défauts (dont une traduction franchement désastreuse), il reste un très bon livre d’aventures, prenant et avec de très bons éléments. Son adaptation au cinéma aurait mérité un film, elle en fera trois. Alors bien évidemment, pour remplir ces pas loin de 9 heures, il faudra délayer la sauce et rajouter pas mal d’éléments. C’est ce que Peter Jackson a fait avec ce premier film, incorporant des éléments puisés hors du récit, dans divers travaux sur la Terre du Milieu ou autres, le tout en grand fan de l’univers de Tolkien. Continuer la lecture

The Cabin in the Woods

Et voilà un film fort sympathique. Ca commence comme un de ces grands classiques, un vrai hommage à Evil Dead en passant, avec le groupe de djeunz qui vont passer un week-end dans une cabane perdue au fond de la forêt pour s’amuser. Il y a la blonde bimbo de service avec son mec le super sportif de l’équipe. La copine de la blonde, intello et plus prude. Le super pote de toujours, fumant des pétards tout au long de la journée et un peu jeté. Et puis le pote du sportif qui vient d’arriver en ville. Quelle belle brochette de clichés! Ils vont donc dans un coin reculé, rencontrent un pompiste redneck angoissant, et trouvent la cabane qui a l’air pas en très bon état, au cœur de la forêt, avec un lac à proximité. Sous la cabane, une cave pleine d’objet un peu particuliers, dont un journal avec une formule en langue ancienne qui fait frissonner. Que du classique! Mais tout cela est entouré de petites scènes nous indiquant qu’il y autre chose, qu’un truc en plus se déroule, et même un truc qui se précise gentiment au fur et à mesure. Et c’est là toute la magie de ce film qui ne va pas s’arrêter au seul survival gore en forêt avec massacre des djeunz un par un ; ça c’est le deuxième tiers du film, lui aussi émaillé de scènes nous précisant de plus en plus ce qui se passe autour de la cabane. Et puis arrive ce fabuleux troisième tiers du film, où les deux parties vont se mêler étroitement dans un superbe délire. Continuer la lecture