Archives par étiquette : intrigue

Dexter – saison 4

Quatrième saison des aventures de mon serial killer préféré, j’ai nommé le fameux Dexter Morgan. Cette quatrième saison voit bien entendu un nouveau tueur opérer dans les rues de Miami. Deux en fait. D’un côté, la police court sur les traces de gens qui tuent les touristes pour les piller ; pas bon pour l’image de marque et ils ont donc des pressions pour régler cela au plus vite. En parallèle, Lundy fait son grand retour ; maintenant qu’il est à la retraite, il a pu reprendre la poursuite d’un serial killer auquel ses collègues n’ont jamais cru : Trinity, un homme visiblement bien barré et extrêmement méticuleux qui a à son actif un tableau de chasse absolument sidérant. Jusque là, rien de très extraordinaire…

Alors ajoutons donc que Dexter est donc maintenant un homme marié et père d’un tout petit bébé. Qu’il y a toutes les questions qu’il peut se poser quand à sa descendance et ce qu’il va transmettre à son gamin. Qu’il va devoir emménager chez Rita, ce qui signifie pas mal de choses quand à son hobby de massacre. Que le retour de Lundy va bien entendu remettre en question toute la vie de Debra, alors qu’elle commençait juste à avoir de nouveau une relation saine et normale. Que la même Debra s’intéresse de plus en plus au passé sulfureux de son père, qu’elle avait évité jusque là. Que Trinity va se révéler d’une complexité incroyable et que Dexter aura beaucoup de choses à voir avec lui. Que Cody et Astor grandissent, en particulier cette dernière qui vire ado pénible. Que Laguerta et Angel vont développer une relation toute particulière. Bref, tout plein de choses, mais jamais en foutoir, jamais en merdier, toujours compréhensibles et très bien gérées.

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Les aventures de Tintin : Le secret de la Licorne

Les adaptations ciné d’œuvre à diverses ont une tendance à clairement séparer le public en deux. D’une part on a le cris outrés de ceux hurlant au scandale et à la trahison de l’Oeuvre, avec parfois des dérives dignes des ayatollahs les plus extrêmes (je pense par exemple au fameux djihad rouge tolkiéniste et sa position par rapport aux films de Peter Jackson). D’autre part on trouve des naïfs bienheureux ravis appréciant la transposition et la regardant béatement. En général le débat entre les deux groupes est sans fin et peut se terminer en guerre des tranchées meurtrière. Ce Tintin ne fera pas exception à la règle. Et moi je l’aime franchement bien, ce film.

Ben oui, malgré ses défauts, Le Secret de la licorne est un très bon film, divertissant à souhait, avec ce qu’il faut pour passer un bon moment. Il reprend de base les événements de la BD du même nom, en y ajoutant des éléments du Trésor de Rackham le Rouge et aussi une bonne part du Crabe aux pinces d’or pour la rencontre entre Tintin et Haddock. Le tout saupoudré d’éléments nouveaux, histoire de surprendre les blasés connaissant l’histoire par cœur ; ou pour ne pas spoiler la lecture des livres pour ceux qui ne les connaîtraient pas encore. Et là déjà ça crie au scandale chez les plus fiers défenseurs de la tintinologie alors que justement ce mix est dynamique et créé une nouvelle histoire tout en gardant l’essentiel des bouquins cités. On navigue donc entre une enquête avec une ambiance de polar (tout le début) avant de passer à l’aventure plus pulp et à des scènes d’action assez énormes (la séquence de la poursuite dans Bagghar ou le combat de grues sont de très grands moments). Ou encore l’histoire de la Licorne mêlée aux événements actuels, avec des transitions magnifiques. Au final, un résultat très convaincant donc.

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The Wire – saison 2

Après une saison 1 servant de véritable amuse-bouche, on entame le plat de résistance avec cette deuxième saison de 12 épisodes. Afin de ne pas perdre le spectateur, on reprend une brochette de mêmes personnages. Et on les déplace. Très rapidement, The Wire se montre moins comme une série policière que comme une série sociologique et urbaine. Ce petit bijou télévisuel se place comme une peinture de la ville de Baltimore, et généralement pas des beaux quartiers où tout va bien. La première saison nous avait montré le monde de la drogue, de sa distribution dans les quartiers, des junkies au pied des tours, des morts pour un oui ou pour un non, en brodant là-dessus l’histoire d’une bande de flics faisant son possible pour casser cela. La même bande de flics va cette fois se retrouver plantée sur un problème mêlant traite des blanches, proxénétisme, contrebande, recel, et encore et toujours la drogue. Et le spectateur de se retrouver plongé dans ce monde dur et froid, cynique. Le monde des dockers de Baltimore pour être plus précis (du moins en majorité, même si on retrouve nos amis de la bande de dealers de al saison 1 avec une galerie de personnages inoubliables). On y découvre la vie dure, celle où on se lève le matin en se demandant si on aura du travail, si on pourra payer son loyer, où on boit sans soif au bar du coin pour oublier ses soucis, où on ferme les yeux sur de petits trafics juste pour pouvoir mettre un peu de beurre dans les épinards, où on peut finir par mettre le doigt dans l’engrenage du crime organisé, de la drogue et des gangs, avec toutes les conséquences que cela peut avoir. Alors oui l’intrigue policière est toujours là, mais elle s’efface devant cette froide et dure peinture sociale qui donne toute sa profondeur à The Wire.

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