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Revue de web – S01E11

Nouvelle semaine. Politiquement chargée avec les discussions sur les résultats des votations fédérales, les élections cantonales, mais j’ai fait des billets ad hoc sur ces sujets. par contre, pas mal d’autres choses quand même.

Lecture de la semaine

Encore une fois, la palme à Boulet qui exprime si bien certaines choses. Y’a des jours où ce type vit réellement dans ma tête (et comme je suis pas le seul à dire ça, il a en plus le pouvoir d’ubiquité).

Souvenirs

Zelig va déménager. On le savait déjà, mais là ça se rapproche. De très nombreux souvenirs des années passées à bosser et squatter là-bas, et donc un peu d’émotion en pensant que ça va changer d’endroit. Bonne continuation à toute l’équipe! Continuer la lecture

Dracula

Je vais peut-être choquer les ados d’aujourd’hui, mais il fut un temps où les vampires ne se transformaient pas en boule à facettes au soleil. Où les vampires souffraient de leur statut de maudits. Où leur pouvoir de séduction s’accompagnait de sensualité malsaine. Où ils ne passaient pas leur temps à refaire des années de lycée pour rire. Où ils vivaient dans de sombres manoirs plutôt que de lumineuses baraques super design. Où ils n’avaient pas vraiment la motiv pour s’amuser à jouer au baseball sous l’orage. Moi c’est comme ça que j’ai attaqué le mythe du vampire. Et désolé pour les inconditionnels de Twilight, mais j’aime bien plus ma version, même si elle fait un peu cliché (normal, c’est l’originale). Ou plutôt celle de Bram Stoker en l’occurrence, dont la relecture de l’œuvre phare m’a permis de me nettoyer la perception des scories twlightesques. Que du bonheur en fait, alors je voulais juste rappeler aux gens l’existence de ce bouquin de très bonne qualité (même si l’édition actuelle faisant référence à une comédie musicale à la mode dénature la couverture).

Le Dracula original revient donc sur ce comte maudit, ayant vendu son âme suite à des souffrances terribles, condamné à survivre tel un parasite aux dépends des autres, usant d’artifices sans jamais être lui-même. Le livre est prenant, poignant, dur et cruel. Et avec une histoire extrêmement bien raconté. On se laisse embarquer dedans et emmener au fil des révélations, pour s’enfoncer dans la noirceur. Il y a des scènes vraiment géniales, décrites de main de maître, et qui font immédiatement naître dans l’esprit du lecteur des images. Ce texte est vraiment très visuel, très évocateur. Certes, on reste marqué par le film de Coppola qui y est assez fidèle, mais le pouvoir évocatif de ce récit existe sans le cinéma. Sa force est incroyable. Le suspens court tout du long et il est difficile de lâcher le livre.

Ah, que ça fait du bien de retrouver un vrai vampire, un vrai mythe de noirceur, d’une sensualité malsaine et dure, d’une violence crue. A lire ou à relire.

Zombieland

Eh oui, je ne l’avais pas encore vu! J’ai donc rattrapé mon retard avec une délectation certaine. Que du bonheur! Les premières secondes nous montrent que l’apocalypse zombie a bien eu lieu et qu’il ne reste plus grand monde de normal sur Terre, que l’infection a gagné partout. Et on se retrouve à suivre les traces de Columbus (les survivants qui se croisent s’appellent souvent par des noms de ville, de là où ils viennent), un jeune homme qui a survécu jusque là en s’imposant quelques règles (et qu’il va nous énoncer gaiement dans une séquence d’intro bien humoristique). Il va bientôt rencontrer Tallahassee, un mec bien barré un peu fou furieux et tueur de zombie efficace. Leur chemin va croiser celui de deux filles, deux sœurs, Wichita et Little Rock. Et ce petit groupe va se retrouver embarqué dans un périple survivaliste drôle et violent. Zombieland fait partie de cette vague des films de zombie humoristiques, au même titre que Shaun of the Dead, sans se prendre au sérieux, et bourré de déconne. Ici on enchaîne les discussions entre survivants improbables (notre héros est quand même un geek pas courageux et qui n’avait pas grand chose pour lui à la base) et les scènes de massacre jubilatoire de zombies en furie. Continuer la lecture