Archives par étiquette : Musique

Stoner Road

stonerroadAlors là il y en a qui savent vendre leur bouquin. Quand un collègue venu du monde de jeu de rôles sort un roman présenté comme une version littéraire d’un road movie dans l’Amérique profonde romancée sur fond de stoner rock, ça donne franchement envie. Je me suis donc jeté sur le Stoner Road de l’ami Julien Heylbroeck et j’ai dévoré ce court roman avec un plaisir non négligeable. On y retrouve Josh, un habitué des generators parties typiques du mouvement stoner, ces soirées au fond du désert où des génératrices permettent d’alimenter le matos pour des concerts endiablés, le tout avec moults bières, alcools divers, champignons et autres substances psychotropes. Tentant de se ranger un peu après une vie particulièrement pleine de débauche, Josh cherche à récupérer sa copine, disparue au cours de l’une de ces fêtes. Sa route va croiser celle d’un redneck de service, Luke, lui aussi à la recherche d’une disparue. Tout cela va les mettre sur la trace de groupes louches et ils vont effectuer une plongée dans cet univers hallucinant et halluciné. La lutte pour sauver les filles sera d’une toute autre ampleur que ce qu’ils avaient imaginé lorsque le fantastique pointera le bout de son nez. Continuer la lecture

La Reine des neiges

reinedesneigesEt voilà pour le Disney de Noël 2013! Un film très sympa et vraiment agréable, si ce n’est peut-être un trop plein de chansons.

Adaptation allégée et plutôt libre du conte d’Andersen, ce film nous raconte les aventures de Anna et Elsa, filles du roi d’Arendelle. Anna est dotée du pouvoir de contrôler la glace et la neige, et elle en joue avec sa jeune sœur depuis longtemps. Mais lors d’un de ces jeux, Anna ne maîtrisant pas son pouvoir, Elsa est blessée. Pour la tirer de là, des trolls lui retirent tout souvenir de magie. Et afin de protéger Elsa, le château royal se ferme au monde extérieur et les deux sœurs ne se voient plus ; Elsa ne comprend rien de tout cela et rêve de voir les portes s’ouvrir. Ce sera chose faite lorsque, après la mort de leurs parents, Anna doit être couronnée reine. Rien ne se passe comme prévu, et Anna déclenche ses pouvoirs, sans vraiment les contrôler, plongeant le royaume dans un hiver éternel.

Elsa va décider de partir sur les traces de sa sœur enfuie afin de faire revenir l’été, laissant derrière elle l’amour de sa vie qu’elle vient de rencontrer. Pour affronter les dangers sur sa route, Elsa sera accompagnée par un montagnard peu habitué à voir du monde, Kristoff, dont le seul compagnon est un renne nommé Sven. Humour, action, suspens, retournement de situation, love story, happy end, tous les éléments sont là pour ce film destiné aux enfants mais qui saura plaire à de nombreux adultes.

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Deliverance

delivranceToujours dans la série « rattrapage sur les classiques pas encore vus », je me suis fait Deliverance l’autre soir, un film de Monsieur John Boorman sorti en 1972 ; et oui, ça nous rajeunit pas tout ça ma p’tite dame. Alors celui qui sortirait 4a maintenant en disant qu’il fait un survival se ferait probablement huer et traiter de petit joueur ; mais faut replacer ce film dans son contexte d’époque ; il a quasiment lancé le survival, il est terriblement violent et très crû pour cette période, extrêmement brutal. C’est devenu dpeuis une référence dans son genre.

Deliverance raconte la virée de quatre potes quarantenaires (aujourd’hui on y enverrait une troupe d’ados dans des miss à gros seins et court vêtues) sur une rivière. Ils veulent la descendre en canoë avant qu’elle ne disparaisse sous les eaux montantes dues à la construction d’un barrage en aval. Nos quatre gaillards vont donc loin en amont dans un village d’autochtones, où l’on rencontre entre autres un gamin difforme qui se révèle un dieu du banjo et qui pose là une scène culte avec un morceau musical magique, le fameux duelling banjos. Après avoir obtenu des gars du coin que ces derniers conduisent leurs voitures plus bas le long de la rivière, nos quatre lascars montent dans leurs deux canoës. Citadins avertis, ils ne sont pas complètement à leur aise, à part l’un d’eux qui se présente comme un habitué des virées en pleine nature. Et le passage de certains rapides ou la recherche de nourriture seront des éléments importants de l’expédition. La rencontre avec d’autres autochtones plus loin se révèlera nettement plus traumatisante avec la fameuse scène du « scream like a pig » qui a énormément perturbé les gens, et qui reste aujourd’hui encore particulièrement violente, animale, dérangeante. Tout va partir en couilles dès ce moment, et la survie des quatre aventuriers sera particulièrement difficile. Ils vont devoir lutter et repousser leurs limites aussi bien physiques que psychologiques ou morales, pour s’en sortir.

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