Dans le bain après La Horde, j’ai continué dans le film de genre français avec Haute Tension. Avant de partir aux USA (et de se spécialiser dans le remake de grands succès de l’horreur comme La Colline a des yeux ou Piranhas), Alexandre Aja a fait ses armes en France. Il a même réussi à y travailler ses penchants pour le film d’horreur avec ce slasher en 2003. On y suit Marie et Alex, deux amies qui vont bosser leurs études dans la maison de famille de la deuxième, au cœur de la campagne et loin de tout ; la mère, le père, et le petit frère d’Alex accueillent les deux filles avec chaleur. Mais voilà, pendant la nuit débarque un gros psychopathe pervers qui va gentiment massacrer la famille, ne se rendant pas compte qu’il y a une invitée. Entre le tueur et les deux jeunes filles va s’annoncer une nuit d’angoisse, une véritable descente aux enfers sanglante et violente. L’horreur est au menu.
Bien qu’un peu vieilles par rapport à leur rôles, Cécile de France et Maïwenn forment un joli duo de douceur et de grâce face au terrible bourru et solide Philippe Nahon. Ce trio porte le film avec beaucoup de force, glissant du bonheur vers la tension, l’angoisse, puis l’horreur gore d’un final particulièrement teinté d’hémoglobine. Et puis ce twist scénaristique vraiment bien amené que je n’avais franchement pas vu venir ; d’habitude les retournements de situation sont nettement plus visibles que ça. Ce dernier point nous fait encore plus plonger dans la noirceur de l’âme humaine et constitue vraiment un très bon point dans un film fort bien mené sur toute sa durée.
Un très bon slasher que je vous recommande chaudement.

On dit souvent que le cinéma français n’aime pas prendre de risques, reste très standardisé, a des dialogues pourris ne ressemblant pas à des gens de la vraie vie qui parlent. Ca dépend de quel cinéma français on parle. Il y a toute une vague de films de genre qui n’ont certes pas le succès commercial de leurs homologues américains, mais qui sont de belles réussites (je vous avais déjà parlé par exemple de
N’étant pas consoleux à l’époque, je n’ai pas vraiment tâté des jeux Silent Hill. Ce qui ne m’empêche pas d’en avoir beaucoup entendu parler et de m’être un peu intéressé à ce dont il retourne. Comme l’adaptation ciné semblait être l’une des rares valables dans le monde du jeu vidéo, je suis allé y jeter un œil pour voir, avec des attentes différentes donc de celles des fans des jeux. Et je dois dire que je n’ai pas été déçu.