Logistep, kezako? Et bien c’est une société privée en Suisse qui est engagée par des détenteurs de droits d’auteurs. Son but? BIen entendu lutter contre le piratage. Ses méthodes? Traquer les adresses IP des gens sur les réseaux peer-to-peer pour ensuite les transmettre à ces fameux ayants-droits contre monnaie sonnante et trébuchante. Et c’est là que le bât blesse. Notre cher Préposé fédéral à la protection des données avait émis un avis négatif quand aux activités de Logistep. Recours de Logistep, etc, bref c’est monté au Tribunal Fédéral. Et là, c’était la grosse attente. Le résultat de ce procès, avec la jurisprudence en découlant, allait impacter toute notre relation au web et à la liberté sur le réseau. Dans divers billets précédents (en particulier ici, avec les commentaires aussi), j’avais déjà abordé ces questions, en particulier celui de la position de l’adresse IP : donnée personnelle ou pas? Ce qui change tout puisque cela la fait ou non rentrer dans le cadre de la sphère de la vie privée. En tout cas elle est reconnue comme telle ailleurs.
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Millénium, le film
J’avais déjà dit tout le bien que je pensais des livres de la trilogie Millénium sur d’autres billets. On a donc eu droit, suite au succès énorme de ces bouquins, à l’adaptation ciné du premier volume (récemment suivie par celles des deux autres évidemment, mais je ne les ai pas encore vues) : Les Hommes qui n’aimaient pas les femmes. Pour rappel, l’histoire c’est celle de Mikael Blomkvist, journaliste indépendant vedette qui aime faire tomber les pourris. Suite à un procès qui lui pourrit sa carrière, il est engagé par un vieil homme d’affaires qui veut retrouver l’assassin d’une jeune fille. Petit détail, le crime a eut lieu 40 ans auparavant, sur une île coupée du monde faisant en sorte que le coupable est obligatoirement un membre de la famille. Le bouquin était particulièrement tordu, sombre, glauque, avec une enquête agréable, et un scenario vachement bien fout. Des personnages solides et crédibles. Et une ambiance très particulière, ne serait-ce que de par la localisation en Suède avec ses noms imprononçables et sa culture particulière. Ca nous change (en bien) des polars typés à l’américaine. Notons que Mikael se voit adjoindre les services d’une certaine Lisbeth Salander, jeune femme rebelle tatouée et piercée mais aussi petit génie de la technologie et de l’informatique au QI très largement hors normes.
Remercions les majors pour leur apport à la musique
C’est le magazine Rolling Stone, une des plus grandes références de mags musicaux, qui a pondu une superbe lettre. Et je me suis dit que ça vaudrait la peine de la mettre, après mes divers billets sur ACTA, la liberté du web, la propagation de la culture, le libre, etc. Bref, le mag se fend d’une (si légère) ironie à l’encontre de ce milieu des majors qui ont, comme je le dis toujours, tout compris au monde actuel et aux technologies. Que du bonheur!
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