Bon OK, je savais que j’allais voir du Besson, et vu ce qu’il fait depuis quelques années, je n’avais pas franchement des attentes absolument énormes au niveau du scénario. Mais la bande-annonce m’avait bien emballé, et ça semblait envoyer bien du bois visuellement. Donc je suis allé voir Lucy.
Ouais ben non je regrette le prix de la place de cinéma. Disons le d’entrée de jeu, le principal (seul?) bon point de ce film, c’est Scarlett Johannson qui, même si elle ne démontre pas ses meilleurs talents d’actrice ici, est particulièrement bien mise en valeur. Il faut dire qu’il sait y faire avec ses héroïnes, le père Besson ; qui n’a pas craqué sur Nikita ou Leeloo? Mais après cela, franchement, le film ne casse pas des briques ; même pas une ; même une brique de thé froid vide.
Le scénario qui repose sur une fausse base scientifique mais vraie légende urbaine ne tient pas la route et comporte un nombre de trous et d’incohérences que même Alien VS Predator paraît super solide à côté. La réalisation nous amène bien quelques scènes qui pourraient envoyer du bois mais qui retombent bien trop vite à plat, très loin d’être à la hauteur des ambitions du film. Les acteurs se font clairement chier et on est dans un enchaînement grave de poncifs et clichés dénués d’intérêt. Allez, comme petit film de SF pour passer une soirée détente sur le canapé an payant le DVD en soldes, ça le fait. En tout cas la détente est là, pas besoin de brancher le cerveau pour suivre le film.
Pour une fois, l’avis de l’odieux connard n’est guère exagéré…

Singularité, nanotechnologie, réseau mondial, anticipation, Johnny Depp, Cillian Murphy, Morgan Freeman, le tout sous la houlette de Wally Pfister (qui a travaillé entre autres souvent avec Nolan sur des films que j’apprécie avant de se lancer dans ce 1er long à lui) ; franchement il y avait de quoi faire très envie. Le film est certes sympathique, agréable, plutôt de la bonne SF/anticipation. Mais peut-être pas assez poussé non plus malheureusement ; il aborde des questions et des thématiques passionnantes, extrêmement d’actualité, mais il ne fait que les effleurer. C’est un peu dommage.
Alléché par le nouvelle mouture de Godzilla de dans pas longtemps, je me suis penché sur le précédent (et premier) long métrage du réalisateur Gareth Edwards. Déjà un film de monstres, comme l’indique le titre, même si les monstres ont finalement un rôle secondaire. En fait ici les monstres servent de décor au film qui est plus un road movie à l’ambiance tendue qu’un film où on se castagne de la grosse bestiole à tours de bras. Six ans avant l’histoire du film, une sonde spatiale revient sur Terre, porteuse d’un échantillon de vie extra-terrestre. maintenant il y a toute une « zone infectée » dans laquelle se trouvent d’énormes créatures que l’armée essaye de contenir et d’éradiquer… sans grand succès en tout cas sur le deuxième point. Cette zone est située au nord du Mexique, juste derrière le nouveau mur immense qui a remplacé l’actuelle petite construction séparant le pays des Etats-Unis. Et on a ces monstres qui attaquent de temps en temps des zones habitées, mais on vit avec. Ils font partie du paysage, les gens ont appris à intégrer leur existence dans la vie de tous les jours. Un photographe sur place, basé à la limite de la zone infectée car étant à la recherche d’images sensationnelles, est envoyé par son richissime patron américain pour récupérer la fille de ce magnat de la presse, légèrement blessée, et la ramener vers la côte là où des ferrys pourront la transporter aux States. Bien évidemment tout ne va pas se passer comme prévu et nos deux héros vont devoir tracer un bon bout de route ensemble, se livrant l’un à l’autre, s’ouvrant, se découvrant, se rapprochant. Le tout dans une ambiance tendue sur laquelle plane sans cesse l’ombre des créatures.