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House of Cards – saison 02

8c8ef7f43becad7720f8f09cf9ca184bLa saison 1 de House of Cards m’avait beaucoup plu et j’ai donc enchaîné de suite avec la saison 2. Bien entendu, avec l’ascension du protagoniste principal (difficile de parler de « héros ») Frank Underwood, les intrigues prennent une ampleur encore plus importante. Le premier épisode de la saison donne d’ailleurs directement le ton avec une scène particulièrement dure et limite « What the fuck? » quand même ; pour tout dire, je pensais qu’on était dans l’imagination de l’un des deux protagonistes qui allait se réveiller et retourner à la réalité. Mais non cette scène d’une violence inouïe dénote une évolution du personnage Underwood ; on le savait déjà capable d’aller très loin, il franchit une étape de plus qui le montre réellement prêt à tout. Du coup toute la saison prend de l’envergure et les coups tirés sont certes toujours plus verbaux ou médiatiques que sortis d’armes à feu, mais cela devient une véritable guerre ouverte et non plus froide et larvée comme avant. Et ça va presque trop loin. On assiste à un jeu de ping-pong entre des puissants réputés intouchables qui mettent en jeu toutes les ressources à disposition pour ne pas se laisser faire. Et ça va très loin. Cynisme, cruauté, absence totale de scrupules, manipulation, mensonges, humiliation, tout y passe.

La réalisation est toujours magnifique, le jeu des acteurs et toujours de grande qualité, la musique, la photographie, tout est de très très haute qualité. On a toujours de très savoureux moments, en particulier ces monologues de Frank Underwood face caméra qui nous explique ce qu’il fait. Comme si on pouvait justifier de telles actions. Mais là où la première saison démontrait une tension larvée et contenue dans les couloirs des institutions, on franchit ici une étape qui va peut-être parfois trop loin. Cette espèce de course à l’armement pour frapper toujours plus fort que le coup précédent de l’adversaire va trop loin. La série reste très bonne et on s’y accroche avec plaisir, mais la nouvelle dimension lui retire un côté potentiellement crédible pour verser dans le « too much ».

Sabotage

SABOTAGE-Affiche-FranceNon il ne s’agit pas ici de parler du très bon titre (et du non moins bon clip) Sabotage des Beastie Boys. C’est plutôt le film d’action dopé à la testostérone avec Shwarzie dans le rôle principal. Il y tient le rôle du boss de la section des opérations spéciales de la DEA (l’agence fédérale en charge des affaires de drogue aux Etats-Unis). Cette équipe forme une famille, ses membres sont extrêmement liés ; et il vaut mieux car leurs missions sont particulièrement risquées dans la guerre contre des cartels qui ne rigolent pas. Infiltration, attaques ciblées, combats de rue, grosses armes, grosses sommes, gens dangereux, tout y est. Lors d’une opération risquée, l’équipe tente de se garder une part du butin, mais l’argent disparaît. Après une enquête infructueuse, ils peuvent retourner sur le terrain, mais très vite de mystérieux adversaires vont commencer à les dessouder un par un. Bien entendu, les candidats au massacre de l’équipe sont nombreux, et il va falloir démêler l’écheveau de fils divers pour remonter au commanditaire. Continuer la lecture

The Purge

the_purgeOn va très rapidement passer sur la « traduction » du titre pour le public français, où « The Purge » devient « American Nightmare » sans aucune raison et sans aucun sens. Et revenons au propos. Cette purge du titre original donc, c’est une nuit dans l’année où tous les crimes sont acceptés. La société américaine a « évolué », ne connait presque plus de chômage ni de pauvreté, ni de crimes. Et cette nuit une fois par année permet à toutes les pulsions de sortir, garante du calme le reste du temps. Une sorte de défouloir pour tout ce que l’Humanité a de mal en elle et qui doit sortir pour laisser la raison s’exprimer. La société est très policée aussi, très douce. On y suit un vendeur de systèmes de sécurité pour les riches familles qui ont les moyens de se calfeutrer chez eux pendant la purge et ainsi éviter de participer à la barbarie ambiante. Pendant la purge, tout est permis et aucun service de sécurité ou d’urgence ne répond. Alors mieux vaut être bien préparé. Et les services de protection mis en place par notre vendeur sont du haut standing. Il vit avec sa femme et leurs enfants dans une très jolie baraque d’une banlieue huppée. Encore une fois, ils se préparent à la purge annuelle. Une fois tous les volets métalliques correctement fermés, tout va bien aller. Mais l’irruption d’un sans-abri poursuivi par des tueurs dans la rue va bouleverser la situation. Le film va virer au huis-clos solide, au home invasion tendu. Avec un retournement de situation final intéressant, constituant une bonne critique sociale, une jolie pique bien envoyée. Continuer la lecture