Archives par étiquette : thriller

Kiss Kiss Bang Bang

J’ai évoqué ce film l’autre jour dans le billet Iron Man 3, et du coup j’ai craqué. Ca faisait longtemps qu’il traînait dans ma liste des « à voir » parce que j’en avais entendu pas mal de bien. Et je n’ai pas été déçu. Kiss Kiss Bang Bang est un film de 2005 écrit et réalisé par Shane Black, un polar plein d’humour noir. On y retrouve Harry, un petit voleur pas des plus futés. Après un casse qui tourne mal, il s’enfuit et se retrouve dans un casting où il fera son petit effet. Suffisamment pour qu’on l’envoie à Los Angeles où il va se retrouver dans une grosse fête pleine de gens d’Hollywood. Le voilà sur les rangs pour un rôle de détective ; et pour mieux le préparer, on le fait faire équipe avec un vrai détective du coin, Perry. Ces deux gars vont rapidement se retrouvés mêlés contre leur gré à une histoire rocambolesque mêlant meurtres, suicide, trahison et mensonges. Un truc glauque au cœur duquel ils vont devoir survivre pour démêler les fils très bordéliques d’une intrigue tordue.

Le film est entièrement raconté du point de vue de Harry, le petit truand qui n’est pas du coin, complètement déphasé et qui ne comprend pas tout à ce qui lui arrive. le petit gars simple et pas très malin qui subit beaucoup. Et qui tente de comprendre en se faisant des films dans sa tête. Cette narration est géniale. On plonge dans l’intrigue en même temps que le personnage principal, en soulevant les zones d’ombre à son rythme, en suivant son imagination et les pistes qu’il pense tenir. On voit les éléments arriver autour de lui, les ennuis qui lui pleuvent sur le coin de la tête, et on a vraiment envie de le suivre jusqu’au bout pour comprendre le fin mot de l’histoire. Continuer la lecture

Person of Interest – saison 02

Je vous parlais il y a peu du plaisir que j’avais eu à regarder la saison 1 de Person of Interest. La saison 2 vient de se terminer et c’est toujours aussi plaisant, voire plus encore. Les épisodes du type « crime de la semaine » sont toujours présents mais se noient de plus en plus dans les arcs narratifs plus complexes et plus longs. On a de plus en plus d’antagonistes plus ou moins liés, en fait en deux grands groupes : ceux qui traînent autour de la machine (Root, le gouvernement, Shaw,…) et ceux qui traînent autour de la pègre et des flics (HR, Elias,…). L’avantage c’est que cela limite quand même le nombre de pistes, et que les choses avancent. On trouve des réponses ;  certes des questions se posent, mais au moins on a de vraies réponses (la crainte du syndrome Lost se dissipe).

En bref, on avance sur les passés de nos deux héros. En particulier Harold, la conception de la machine et son handicap. On développe beaucoup la partie sur la machine, avec Root qui veut toujours en prendre le contrôle, le gouvernement qui l’utilise à ses propres fins bien entendu (et encore, en secret, avec une équipe en charge de ça), et la prise de conscience de la machine (des références à une IA et à un Ghost in the Shell sont présentes en filigrane). C’est très prenant.

On a toujours aussi les éléments qui me font aimer la série, comme dans la saison 1. De bons acteurs qui ont la classe, de l’humour, de la baston qui claque, du mystère, une bonne réalisation. Bref, c’est toujours une bonne série. Et qui se bonifie justement par la focalisation sur les intrigues plus profondes, plutôt que les petits événements de peu d’importance. La fin de la saison (les deux derniers épisodes) sont particulièrement épiques et remettent pas mal de choses en question, ils concluent une course contre la montre amorcée en cours de saison qui était devenu un fil rouge solide.

Comme toujours, on peut craindre sur la manière dont la série évoluera ; elle a un potentiel à devenir du grand nawak, mais je vais lui réitérer ma confiance et espérer que les scénaristes vont en retenir ce qu’elle a de meilleur.

The Woman in Black

Ah, la Hammer, un monument dans la production de films d’épouvante, une boîte qui a marqué les imaginaires de tout plein de monde avec ses films reprenant les plus grands monstres de l’histoire ou des créations maison. Le cinéma de monstres et d’horreur ne serait pas ce qu’il est sans elle. Après une longue période d’hibernation, la Hammer revient gentiment à la vie avec quelques films,dont le plus connu à l’heure actuelle est cette Dame en Noir de 2012 ; un succès mérité pour un film très agréable, mais également dû à l’identité de son acteur principal, Daniel Radcliffe, rien de moins que le petit Harry Potter lui-même, dans un rôle totalement différent.

Fin du XIXème siècle, le jeune clerc de notaire Arthur Kipps doit quitter Londres et son fils (qu’il laisse à une nounou vu que sa femme est décédée) pour rejoindre un petit village afin d’y assurer la succession d’une vielle femme décédée. Celle-ci possédait une grande propriété avec maison et n’a pas de descendant pour régler tout cela facilement. Du coup notre homme devra se plonger dans les documents anciens et découvrir que faire de toutes ces affaires. Peti village, ambiance sordide, brume, maison abandonnée, décès dans des circonstances mystérieuses,… Le décor est vite planté pour nous mettre dans l’ambiance. On sait où on va, reste à voir comment. Et là on ne va pas être déçu.

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