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Le signe des quatre

Après une lecture fort sympathique d’Une Étude en rouge, j’ai avancé dans les aventures de Sherlock Holmes avec ce Signe des Quatre. Ce fut à nouveau un moment fort agréable. On retrouve les éléments retenus dans le premier bouquin. Avec un peu plus de développement. En particulier, on insiste sur l’addiction de Sherlock et son attirance pour les drogues. On a même droit à l’explication pour laquelle cet esprit si affuté ressent un tel besoin de s’embrumer ainsi.

Sinon et bien ce sont, comme je le disais, les mêmes éléments. Holmes s’avère être le seul capable de décrypter les indices dans une sale affaire mêlant vengeance, soif de l’or, exotisme et sales coups. Il prend son temps pour bien humilier les vrais enquêteurs professionnels et officiels. Il explique ses suppositions qui le laissent découvrir par son seul esprit supérieur les dessous d’une histoire complexe. Limite too much par moments, la manière dont il lève le voile du mystère. Mais l’intrigue est bonne et solide. Un vrai cours de scenario d’intrigue policière. J’aime aussi toujours beaucoup l’aspect science forensique des débuts avec ses recherches et ses tentatives plus ou moins fructueuses.

Bref, on a des personnages hauts en couleur, une intrigue sympathique et bien tordue, et une texte court qui ne se perd pas en éléments inutiles. Bref, c’est toujours très bon.

Une étude en rouge

Suite à mon récent visionnement du Sherlock Holmes de Guy Ritchie, j’avais décidé de me lancer dans la lecture des aventures du détective, histoire de me faire une réelle idée de ce personnage fort intéressant. Et bien je ne suis pas déçu. J’ai commencé assez logiquement par la première aventure, Une étude en rouge. Le truc est donc raconté à la première personne selon les notes du fameux docteur Watson. On est vite remis dans le contexte, Watson n’est pas ce gros bonhomme débonnaire et âgé que certaines adaptations nous montrent ; c’est un médecin de campagne militaire, revenu du front pour cause de blessure, mais qui sait se battre et est dynamique. Sa rencontre avec Holmes est fortuite puisque ce dernier recherche un colocataire lui permettant de payer le loyer de l’appartement qu’il vise. Et Holmes est aussi différent de bien des adaptations, un type bizarre, bien plus fantasque et atteint dans sa tête que ce que l’on nous présente souvent.

Holmes travaille comme détective conseil, aidant d’autres à résoudre des enquêtes tordues, y compris et surtout Scotland Yard dont les deux membres les plus éminents se font régulièrement humilier par notre héros qui prend un malin plaisir à les enfoncer. Il se montre d’ailleurs doté d’un sens de la vanne et de l’humiliation fort développé. Ici, Holmes propose à Watson de l’accompagner pour élucider une affaire de meurtre dont les indices paraissent bien maigres pour les policiers officiels.

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CSI – saison 9

9 saisons… Cette série atteint un âge très respectable. Avec ses points positifs et négatifs. Le gros truc, c’est qu’il devient difficile de se renouveler, car au bout d’un moment on a fait le tour des possibilités de meurtres, des mobiles et des techniques d’enquête. Et du coup certains épisodes sonnent creux, comme une redite classique et facile, la série se citant elle-même. Certes, avec le final au cliffhanger terrible de la saison 8, on pouvait attendre un joli arc scenaristique sur la durée, puisque l’on tenait là un bon gros méchant bien dodu. Et bien non, on coupe court et c’est emballé-pesé en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Dommage, vraiment dommage. D’ailleurs cette saison perd l’habitude qu’ils avaient pris de nous mettre des intrigues sur la durée, des tueurs qui reviennent, des sales coups se répercutant plus loin. C’est aussi dommage.

Par contre, cette saison 9 a l’avantage de relancer la machine en faisant sortir de scène Grissom. Le nouveau personnage (je ne dirais pas « remplaçant » vu qu’il ne prend pas la place de Grissom, plutôt qu’il remplit un trou) est très intéressant. Interprété par un Laurence Fishburne en forme, Ray Langston est un prof d’université étudiant le comportement de serial killers et qui accepte sans trop réfléchir de tout laisser tomber pour rejoindre la police. Transition un peu rapide et arrivée un peu parachutée, mais au moins ce nouvel élément parvient à changer la dynamique de groupe. Les autres rôles sont toujours bien en place, développant leurs relations. Tout va bien et la mécanique roule.

Ce que je retiendrai surtout de cette saison, ce sont quelques épisodes particulièrement agréables avec des spécificités…

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